Archive for mai, 2009

Believer – Gabriel

Believer_-_GabrielNon mais vous le croyez ???!! Sans rire ? Ce groupe (chrétien) américain date de 1986 ! 
Leur premier album Extraction From Mortality sort en 1989 sur un label américain R.E.X. Music. Puis le bouche à oreille ayant bien fonctionné ils décrochent un contrat chez Roadrunner pour leur deuxième album intitulé Sanity Obscure et partent en tournée en compagnie de Bolt Thrower et Sacrifice pour répandre la bonne parole du thrash. 
En l'an de grâce 1993 Dimensions voit le jour alors que le groupe s'est étoffé de musiciens en plus : violoniste et violoncelliste : une nouvelle dimension musicale intègre Believer ! Trois albums dans leur besace puis coup de tromblon en 1994 : split, démembrement, implosion, explosion ! Mais c'est bien mal connaître le groupe que de les croire morts et enterrés, après avoir connu un passage du désert pendant 14 ans, ils sont de retour.
Mais je me doute que vous voulez savoir ce que l'ange Gaby (non, je ne fais pas allusion aux Femmes de maisons Désespérées) m'a raconté ?? (Re non, je ne me prends pas pour Dieu !! Certes je lis un peu trop de Paolo Coelho ces temps-ci et je crois bien que je m'égare telle une brebis sans bâton de Berger !)
Et bien, tout bonnement, que Believer avait raison d'y croire !! Leur thrash (du début) s'est progressivement étoffé d'ambiances jazzy excellentes (dues au clavier de Jeff King étant donné qu'il n'y a plus de violon ni violoncelle) et bien que Kurt Bachman chante dans un registre quelque peu hardcore, on dénote également des passages Death dans les grattes !
Écoutez du Believer version '09 a comme un arrière goût de nostalgie de la Bay Area fin '80 – début '90 avec un son moderne. Et là c'est l'avalanche de souvenirs: de la bonne humeur (tout est relatif!) donnant envie d'aller boire un coup avec les mecs d'Exodus, des larmes aux yeux en pensant aux albums de Death lorsque Chuck était encore parmi nous, premiers Annihilator avec des intros et des long solos comme on en fait presque plus mais également un aspect neuf où l'on se prend à penser à nos frenchy No Return pour ce côté Thrash/Indus.
Ce melting pot musical est touffu aux premiers abords et j'ai personnellement eu un peu de mal avec la voix dès les premières écoutes mais force est de constater que plus je l'écoute plus j'accroche. La seule Bay molle vient du fait que les structures à rallonge se mordent souvent la queue et l'énergie du titre ainsi que son intérêt en pâtissent. 
Afin de montrez au monde entier qu'ils ont su rester en contact avec la musique, plusieurs musiciens font des apparitions sur cet album dont le plus connu : Howard Jones (membre de Killswitch Engage, patron du label Cesspool Recordings) qui fait une apparition vocale sur « The Brave ».
Le son résolument neuf du dernier album a été obtenu au Trauma Studios par Jeff King et Joey Daub respectivement clavieriste et chanteur du groupe.
Sur ce, j'ai la gorge sèche : je vais donc me boire une petite mousse en me repassant cette galette !

AAA (07.5/10)

www.believerband.com

myspace.com/believerband

Metal Blade Records / 2009

Tracklist (60:54) : 1 – Medwton 2 – A moment in prime 3 – Stoned 4 – Redshift 5 – History of decline 6 – The need for conflict 7 – Focused lethality 8 – Shut out the sun 9 – The brave 10 – Nonsense mediated decay 11 – The circus is coming (bonus track) 12 – Radio crosstalk (bonus track) 13 – Random snippets in various genres (bonus track)

 

Blood Red Throne – Souls of Damnation

BRT2009Blood Red Throne est un de ces groupes qui n’a plus rien à prouver. Arrivé un poil trop tard pour pouvoir prétendre au statut de légendes du brutal, le groupe met cependant un point d’honneur à nous proposer à chaque fois une nouvelle leçon magistrale de brutalité. Souls of Damnation, son dernier méfait, ne déroge pas à la règle. Souls of Damnation démarre très fort, avec The Light, The Hate, première gifle assenée sans avertissement. Une fois de plus, Blood Red Throne ne laisse aucun répit à l’auditeur.

Chaque morceau fait mouche, les riffs sont redoutables d’efficacité, le batteur martèle ses fûts avec une précision diabolique, mais l’instrument le plus jouissif, sur cet album, est la basse : une nouvelle fois, le travail d’Erlend Caspersen est énorme, ses parties de basse ajoutent cette petite pointe de groove qui rend l’album encore plus efficace, encore plus agréable à écouter. La recette a beau sembler archi-connue, Blood Red Throne parvient malgré tout, au fil des ans, à perpétuer sa tradition consistant à nous pondre des albums solides. Certes, on peut reprocher à cet album un manque de prise de risques, voire même de « déjà entendu ailleurs » (les premiers instants de Demand, par exemple, me rappellent furieusement Make Them Suffer de Cannibal Corpse : même rythme, même structure, même groove), mais force est de reconnaître qu’il compense ces défauts par son efficacité. J’en viendrais presque à dire que Souls of Damnation est entraînant… En conclusion, Blood Red Throne continue son parcours sans faute, on en viendrait presque à guetter leur premier faux pas… Mais vu leur talent, je pense que l’on peut encore attendre longtemps !

Mister Patate  (07,5/10)

Site Officiel :  www.bloodredthrone.net

Myspace Officiel :  www.myspace.com/bloodredthrone666

Earache Records / 2009

Tracklist 1. The Light, The Hate 2. Harme 3. Throne Of Damnation 4. Human Fraud 5. Demand 6. Your Cold Flesh 7. Prove Yourself Dead 8. Not Turgenjev, But Close 9. Ten Steps Of Purgatory

 

Foreigner – Can’t Slow Down

Une si longue attente… En fait un nouveau disque de Foreigner était attendu, au moins, depuis l'annonce de l'intégration d'un nouveau chanteur, Kelly Hansen, en remplacement du légendaire Lou Gramm. L'excellent disque live du Foreigner nouvelle époque promettait beaucoup aux amateurs. Après quatre ans de patience (voire plus si l'on prend en compte toutes les années nous séparant du dernier album studio du groupe, Mr Moonlight), Mick Jones présente à son public de nouvelles compositions.

L'écoute des premières notes du sautillant morceau d'ouverture « Can't Slow Down » va en fait résumer le contenu du nouveau Foreigner : frais, entraînant, engageant mais aussi assez loin des horizons hard rock de Head Games ou Four. Mick Jones semble ne pas avoir du tout voulu tourner totalement la page du pourtant oubliable Mr Moonlight. Il n'y a à vrai dire que quelques traces de hard rock ici ; c'est dire donc que le titre du disque est assez mal trouvé car la machine a bel et bien ralenti. Alternant rock péchu (voire parfois un peu hard à la manière du premier disque de Foreigner comme « Can't Slow Down » ou le très prenant « Ready » voire « Too Late »), power ballades (« I'll Be Home Tonight »), mid-tempos (« Living In A Dream ») et compos rock-pop rythmées (« Angel Tonight »), Foreigner semble avoir voulu tourner la page des années 70 et 80. Il est vrai que Mick a dépassé la soixantaine et que la dégaine de rocker apaisé peut sembler mieux lui aller que celle d'un hard rocker vieillissant.

Il faut reconnaître que l'ensemble est très agréable d'écoute et s'avère, en terme de qualité, à des années lumières de Mr Moonlight ou de son prédécesseur, le malheureux Unusual Heat. Manifestement les compositions ont été très travaillées par Mick Jones et ses collaborateurs. Le toute regorge de mélodies de qualité et de lignes vocales plus que convaincantes. On peut même faire l'hypothèse qu'un titre aussi plaisant que « Angel Tonight » pourrait avoir un certain succès radio. 

Toutefois, l'on ne peut que ne se montrer déçu pour deux raisons. D'abord car sur scène Foreigner a démontré encore récemment avoir bien plus de mordant que tout cela. Il est quand même paradoxal de prendre un tournant aussi soft sur disque alors que les fans pouvaient clairement s'attendre à autre chose. Et puis il y a l'idée que Kelly Hansen avec ses qualités de chant et ses très nombreuses idées de lignes vocales aurait pu briller bien plus dans un registre plus remuant.  

Peut-être que Mick Jones prendra cela en compte pour un nouvel essai qui, dans tous les cas, ne verra pas le jour avant bien bien longtemps. 

Baptiste (7/10)

 

 

Rhino / 2009
Tracklist (49:52) : 1. Can't Slow Down (3:28) 2. In Pieces (3:53) 3. When It Comes to Love (3:54) 4. Living in a Dream (3:43) 5. I Can't Give Up (4:32) 6. Ready (3:43) 7. Give Me a Sign(3:52) 8. I'll Be Home Tonight (4:14) 9. Too Late  (3:45) 10. Lonely (3:29) 11. As Long As I Live (3:48) 12. Angel Tonight (3:32) 13. Fool For You Anyway (4:04)