Archive for mai, 2014

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01. Pour quelqu’un qui découvrirait AVATAR avec cet album, que peux-tu nous dire sur le groupe ?

Nous sommes nés au début des années 2000 sous l’impulsion de notre batteur John (NDLR : John Alfredsson) et de l’un de nos guitaristes. Ils se sont rencontrés quand ils étaient encore adolescents, à l’âge de 14 ou 15 ans. L’un d’eux avec un t-shirt METALLICA et l’autre IRON MAIDEN et donc la magie a pu agir. Et depuis nous avons grandi ensemble, en apprenant à jouer de mieux en mieux à être un groupe, à jouer de ensemble fort et uni. Nos racines sont clairement dans le métal extrême, du Death métal en particulier, assez mélodique parfois mais très technique et brutal.

Année après année nous avons évolué en nous prenant en orientation axée sur le groove tout en conservant ces racines extrêmes. Et je ressens vraiment lez fait que depuis l’album Black Waltz, nous nous sommes trouvés et nous creusons depuis notre propre sillon. Et ce nouvel album, Hail the Apocalypse est la suite et une évolution naturelle sur ce chemin.

 

02. Si l’on revient un moment sur la période Black Waltz. Que retiens-tu de cette époque ?

Ce fut une période très cool avec beaucoup de bons moments. Mais ce qui me semble très important pour nous est d’avoir pu nous ré-établir en Europe, sortir de la Scandinavie et la Finlande où nous avions un peu concentrer nos efforts ces dernières années. Il nous fallut du temps et des efforts mais Black Waltz a été une très bonne opportunité pour nous de nous rappeler au bon souvenir des fans européens. Et puis nous avons pu jouer dans des grandes salles avec FIVE FINGERS DEATH PUNCH Et c’est cool. C’est génial d’avoir franchi ces étapes.

Autre étape importante pour nous, Black Waltz a été publié aux Etats-Unis et nous avons tout fait là-bas pour faire bonne impression et que l’on parle de nous. Nous avons eu la chance de trouver là-bas les bonnes personnes avec qui travailler et nous récoltons déjà très rapidement les fruits de ces efforts outre-Atlantique. Toutes ces aventures furent super excitantes pour nous. Nous espérons continuer à progresser et cette tournée promo en Europe et aujourd’hui à Paris est un pas de plus dans la bonne direction.

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03. Deux mois avant la sortie de ce deuxième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Je suis très confiant vis-à-vis de ce disque. Il s’agit vraiment d’un album avec lequel je prends beaucoup de plaisir à son écoute. Je suis excité et très heureux, sans stress concernant la façon dont le public va l’accueillir. Je suis persuadé que Hail the Apocalypse trouvera son public et c’est un album profondément honnête. Je sais que le succès vient si tu fais de ton mieux et que les chansons sont honnêtes et viennent du cœur. Et c’est ce que nous avons fait. Je peux présenter fièrement notre travail quelque soit l’avis des gens. Il est probable que nous rencontrions à nouveau le succès avec l’album mais si ce n’est pas le cas, je reste fier de ce que nous avons accompli. Je l’écoute encore très régulièrement et cela reste un plaisir.

Dans le passé, avec notre troisième album, celui qui porte notre nom, nous nous sommes perdus car nous avons travaillé en pensant beaucoup trop à ce que les autres personnes allaient penser de notre musique. Et finalement ce disque sonnait creux et les gens ne pensaient rien du tout, cela glissait sans les marquer positivement ou négativement. De bonnes chansons mais pas assez d’homogénéité. Et nous avons appris de cela, nous avons alors pu progresser en devenant égoïste, faisant la musique que nous aimons. Avec Black Waltz nous avons décidé de nous plus nous inquiéter et de faire ce que nous avons à faire. Cette formule est intéressante, quand tu arrêtes de t’inquiéter, les gens commencent à écouter.

 

04. Que peux-tu nous dire des sessions d’enregistrement de Hail The Apocalypse ?

Nous avons enregistré en Thaïlande, en condition live car nous voulions changer les choses par rapport au passé et réintroduire le facteur humain dans l’équitation de nos albums. Tu penses à des groupes comme LED ZEPPELIN ou les WHO et tu as envie de tout donner en studio dans les conditions du direct. Les façons plus modernes d’enregistrer sont géniales, il existe désormais tellement d’outils et de logiciels qui facilitent le travail, le rende plus rapide, moins cher mais tu manques alors le facteur humain.

Il est devenu si facile de tricher en studio et spécialement dans le genre métal, tout le monde court derrière le son parfait mais la perfection en musique reste un mythe. Si tu construis une maison en brique, la précision, la perfection est nécessaire pour qu’elle ne s’écoule pas mais en musique, rien de si simple et mathématique. Et une certaine dose d’échec ou d’effondrement n’est pas forcément une mauvaise chose. Là rentre le facteur humain.

 

05. Quelle était votre idée à l’aune de la composition de Hail The Apocalypse ?

En fait nous discutons entre nous pour savoir où nous voulons aller en même temps que nous composons. Et donc les deux activités se nourrissent l’une de l’autre. Mais il n’y a pas de réunion organisée pour savoir ce que nous voulons faire. Dans la plupart des cas, chacun se met dans un coin de notre local de répétition et joue avec une guitare par exemple et puis l’un commence et les autres continuent… Nous nous volons des idées entre nous, en réponse aux riffs ou aux rythmiques proposées, nous brodons jusqu’à trouver la bonne voie.

Nous partageons tous un PC portable et donc nous écoutons en permanence ce que les autres ont proposé. Je peux alors répondre émotionnellement à tel ou tel mélodie et l’inspiration vient. Un autre du groupe réagi alors à son tour à mes idées etc… Nous aimons travailler un peu éloignés de tout pour discuter et échanger et vraiment fournir un effort collectif. C’est vraiment la clé, l’exploration des uns et des autres. 

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06. Vous avez enregistré ce disque aux Karma Sound Studios, Bang Saray, en Thaïlande. C’est assez inhabituel pour un groupe suédois. Pourquoi ce choix ?

Nous sommes un groupe très discipliné et nous aimons travailler sous pression. Donc même si nous avions des conditions météo très favorables à l’extérieur avec une belle température et un beau soleil nous sommes restés consciencieusement à travailler en studio. Pour Black Waltz, nous avions enregistré à la maison en Suède. Et nous voulions absolument du changement pour le nouvel album, pour ne pas nous répéter et changer un peu notre routine. Nous aurions pu aller dans un studio établis et célèbres mais là encore nous voulions agir différemment, changer les habitudes.

Un groupe dont je ne me souviens plus du nom à par exemple enregistrer son disque dans une pyramide en Egypte. Et nous avions trouvé cela intéressant, vraiment adopter une démarche différente pour Hail the Apocalypse. Notre producteur, Tobias Lindell, nous a alors annoncé qu’il partait pour la Thaïlande et que si nous voulions encore une fois travailler avec lui après Black Waltz, nous ferions mieux d’aller le rejoindre là-bas. Nous avons dit ok, il a trouvé un studio sur place et voilà, ce fut aussi simple que cela. Le studio était génial avec des gens adorables pour nous aider lors de l’enregistrement. Nous avons été super bien traités. C’est magnifique, isolé dans la campagne, pendant la saison des pluies. Il y avait une plage mais nous avons dû y passer maximum quinze minutes pendant tout le séjour.

Etre loin de chez soi, enregistrer en condition live t’oblige à être très concentré, te mettre dans le bon état d’esprit pour fournir le meilleur de toi-même. Tout changer autour de nous, faire les choses différemment d’une journée sur l’autre te force à être créatif et te permet d’aller encore plus loin. La routine peut être mortelle au niveau artistique. Nous nous sommes promis de ne jamais nous répéter donc nous ferons encore autre chose pour l’album suivant. 

 

07. Vous aviez tourné une vidéo pour la chanson titre de ce nouvel album. Comment cela s’est-il passé et appréciez-vous ce type d’exercice ?

Pour quoi ce style proche des vieux films de Chaplin ? C’est une expérience intéressante et en majorité gratifiante en tant qu’artiste. Le plus dur s’avère être de trouver la bonne idée, le bon concept. Et pour cette vidéo-là, nous avons vraiment ramé… Bien sûr nous avons à chaque fois beaucoup d’idée mais il faut que cela trouve une résonnance avec la chanson elle-même. Je ne sais pas pourquoi mais cette image d’un personnage qui se tient debout dans la rue avec ce panneau tourne dans ma tête depuis un petit moment en composant le disque.

L’idée de ce film noir et blanc, type film muet, vient de John. Nous avons l’habitude de travaillé avec ce réalisateur, Johan Carlén, qui fait partie de notre équipe depuis longtemps. Nous avons fait des montagnes de sessions photos avec lui, bref nous nous connaissions déjà bien. Donc le groupe s’est réuni avec lui et la personne en charge de notre maquillage et nous avons échangé des idées jusqu’à parfaire les contours du clip que tu connais. C’est vraiment une démarche presque punk-rock, « fais tout toi-même ».

L’idée vient de nous et n’a été suggéré par personne extérieur au groupe. J’apprécie ta référence à Chaplin car l’idée assez sombre de notre monde en train d’aller à sa perte, avec beaucoup de morts, reste présentée de façon presque légère, comme une farce. Et c’est la même chose pour Chaplin à son époque qui montrait sous la forme d’une comédie l’aliénation de l’homme face à la machine avec le travail à la chaine ou le fascisme rampant de son époque.

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08. Vous venez de Göteborg donc vous êtes forcément associé la scène death mélodique avec des groupes comme IN FLAMES. Souffrez-vous parfois de cette étiquette ?

Non ce n’est pas bien grave et cela ne nous affecte pas. Dison que cela fait partie du jeu et que si cela permet de faire parler de nous tant mieux. A nos débuts, avoir ces locomotives devant nous était génial, cela nous montrait que le succès était possible et le chemin semblait tracé. Cela te donne de la confiance car tu connais tous ces mecs, ils habitent à dix minutes en voiture de chez toi. Ce rôle de modèle a été un coup de pied au cul de tout le monde dans la ville pour dire, nous aussi nous pouvons y arriver et cela a certainement fait naître des talents. Ce doit être la même chose pour vous en France avec GOJIRA par exemple.

Donc au début c’était génial puis c’est devenu petit à petit un boulet car tout le monde te rattache forcément à cette scène et à ces groupes même si tu évolues différemment et propose une autre musique. Et en plus IN FLAMES a connu une de ses apogées au moment de la sortie de notre premier album. Nous le monde ne parlait que de cela et pas de nous-même en interview. Tu dis alors au mec que s’il veut vraiment parler à Anders (NDLR : Fridén, chanteur d’IN FLAMES) tu passeras un coup de fil mais que pour l’instant restons concentrer sur mon groupe ! Ce buzz est extrême à ce moment-là. Mais nous leur sommes reconnaissants car ils nous ont emmenés avec eux sur la tournée en Scandinavie en 2007. Björn Gelotte nous a fait l’honneur de jouer un solo sur la chanson « Letters From Neverend »…

Même chose lors de notre tournée avec DARK TRANQUILITY, ce fut génial. Maintenant que nous sommes plus connus, installés dans le paysage, nous avons à nouveau une énorme fierté pour notre ville d’origine. C’est un peu comme voir sa famille grandir, tout rejeter à l’adolescence pour plus reprendre contact avec ses racines.

 

09. Vous aimez jouer avec votre image et ce personnage de sombre bouffon. Quelle importance cet aspect visuel a pour vous et êtes-vous influencés par la scène shock rock avec un Alice Cooper par exemple ?

Nous aimons bien sûr ce courant shock rock et surtout nous aimons proposer un ensemble homogène, où tous les éléments d’AVATAR rentrent dans le même boite, aussi bien musicalement que visuellement. La musique fait partie d’en ensemble plus large. Donc cela impacte nos concerts, il faut que cela apparaissent de la façon à l’œil qu’à l’oreille. Des groupes comme THE HIVES proposent eux-aussi un package complet. Cette approche nous séduit et ce clown en fait partie. Ce personnage est le résultat d’un hasard heureux.

A l’origine c’était une idée pour le clip vidéo de l’époque Black Waltz mais soudainement tous les éléments se sont parfaitement assemblés comme par magie. Cela est devenu une évidence comme médium de visualisation, de personnification de notre musique. L’intérêt est avant tout artistique mais il ne faut pas contester le fait que cela aide à attirer l’attention sur nous. Comme pour GHOST, toutes les pièces du puzzle s’imbriquent parfaitement. Tout fait sens, le mystère…

 

10. La pochette est très réussie, avec de forts contrastes. Qui est l’artiste qui a œuvré ici et comment cela se passe-t-il en général avec l’artiste en charge de la pochette ?

L’album est construit autour de l’idée d’embrasser toute la noirceur, la négativité qui nous pend au-dessus de la tête en attendant l’apocalypse. Donc la pochette me montre en train de mener notre bateau dans la tempête et donc c’est une belle métaphore de ce que nous vivons sur le plan émotionnel, les explorations que nous menons à travers cet album. Black Waltz est plus axé autour du feu, celui-ci autour de l’eau. Aucune volonté consciente ici mais je m’en suis rendu compte en relisant les paroles des chansons, cette présence de l’eau. J’aime le fait que cette image possède une vibration à la fois positive, sinistre et bizarre. Et j’ai reçu une lettre d’un fan de quinze ans qui souffre de schizophrénie et qui me dit que notre musique l’aide à se sentir mieux. Il m’a envoyé un portait et il est très talentueux.

Ce message est très important pour nous et nous a beaucoup touchée. Tant mieux si notre musique peut aider positivement des gens. Cela valide d’une certaine façon notre existence. Parfois nous pouvons nous sentir inutile par rapport aux ambulanciers ou aux personnes qui s’occupent des personnes âgées ou des handicapés. Nous avons aussi à notre modeste niveau une utilité et cela fait du bien.

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Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Une chanson des BEATLES sans aucun doute.

 

2. Premier album acheté ?

Youthanasia de MEGADETH

 

3. Dernier album acheté ?

The Satanist de BEHEMOTH

 

04. L’album qui a allumé ton étincelle artistique ?

J’avais emprunté à mon frère sa copie d’HELLOWEEN, Keeper of the Seven Keys part 2

 

05. Qui est le fan de Starcraft dans le fan ? (“Queen of Blades” sur l’album Avatar)

Principalement moi. Mais ce n’est pas la seule chanson en rapport avec le jeu. Sur l’album Schlacht, il y avait déjà la chanson encore plus geek appelée « All Hail The Queen », pas sur un personnage mais sur l’unité. J’étais super excité par le jeu Starcraft 2 au moment de composer cette chanson mais j’ai dû y jouer simplement trente minutes, je n’ai pas accroché…

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

IQ – The Road of Bones

oshy_18052014_IIQ est l’un des piliers de la scène néo-prog qui a vu le jour au début des années 80 aux cotés des MARILLION et autres PENDRAGON. Formé en 1981, les britanniques sont toujours là 33 ans plus tard malgré bien des aventures. Année après année, IQ a toujours su s’imposer des standards de qualité très élevés et ils peuvent fièrement arborer une discographie sans tâche faite de dix albums très apprécié des amateurs. Seul Nomzamo paru en 1987 fait débat bien qu’il contienne son lot de très belles compositions.

Depuis quelques années cependant, les fans ont de quoi être inquiet avec des changements très réguliers de line-up après des années de stabilité. Sans renter trop dans le détail, les départs de Paul Cook (batterie) en 2005 et surtout de Martin Orford (claviers) en 2007 posent bien des questions. La sortie en 2009 de l’album Frequency (chronique ici) fini par rassurer avec des nouveaux membres parfaitement intégré dans le collectif et une totale continuité au niveau musicale. Les nouveaux membres ne feront malheureusement pas long feu et partiront à leur tour, rejoint par John Jowitt qui a officié à la basse pendant plus de dix-neuf ans. Cependant IQ, se relève et voir revenir dans son giron Paul Cook et Tim Esau membre original du groupe. Arrive également Neil Durant du groupe SPHERE3 aux claviers. Nous étions fébriles à la sortie de Frequency et rebelote en 2014, le même sentiment nous habite devant ce nouvel album, le onzième, The Road of Bones.

IQ reste IQ et les fans transis retrouveront leurs marques à la première écoute de ces chansons. Et puis en bon groupe prog, les britanniques proposent seulement cinq chansons pour un durée totale conséquente de plus de cinquante-trois minutes. A l’image de la pochette, l’orientation choisir pour ce nouvel opus apparait être beaucoup plus sombre que ses prédécesseurs. Les chansons proposées sont plus posées et poussent à l’introspection. IQ semble très concentré et présente un visage plus grave, recueilli que d’habitude. Les atmosphères ont été comme d’habitude finement ciselées et l’auditeur pourra rapidement s’immerger dans l’univers des britanniques. Il faudra attendre « Ocean » puis « Until the End » pour profiter d’une musique plus lumineuse et enlevée, IQ ne nous avait pas habitués à cela. En général The Road of Bones nécessitera plus de patience, d’attention de la part des fans. Cet album ne se domestiquera que progressivement, écoute après écoute, il ne se dévoile pas si facilement. Moins foncièrement accrocheur, les chansons qui font immédiatement mouches manquent à l’appel sur ce album.

Les soli et les harmonies du guitariste Mike Holmes font toujours bien plaisir à attendre ainsi que le timbre de voix et l’approche mélodique si particulière de Peter Nicholls. Comme d’habitude la basse est très présente et Tim Esau assure parfaitement son travail. Je dois bien avouer avoir été un peu déçu par Neil Durant qui semble en retrait avec des sons moins flamboyants, beaucoup de sons typés orgue hammond et des soli moins tranchants. Le génial Martin Orford reste regretté par plus d’un fan…

IQ reste un des grands noms de la scène progressive et fait le boulot album après album. Avec The Road of Bones les britanniques maintiennent un sacré standard de qualité mais finissent quand même par décevoir. L’encéphalogramme est un peu trop plat à mon goût, les grandes envolées des disques précédents manquent à l’appel. Si vous êtes amateurs de beautés progressives et que vous ne connaissez pas le groupe, jetez-vous sur cette galette. Les vieux (cons) fans comme moi sont forcément nostalgiques et regrettent la splendeur des Ever (1993), Subterranea (1997), The Seventh House (2000) et Dark Matter (2004). C’est moche de vieillir et de ressasser ainsi le passé. En tenant compte des récents bouleversements, IQ se rappelle à notre bon souvenir ici et se repositionne sans objection possible dans le trio de tête des groupes progressifs qui comptent.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Giant Electric Pea / 2014

Tracklist (53:15 mn) 01. From The Outside In 02. The Road Of Bones 03. Without Walls 04. Ocean 05. Until The End

Holy Shire – Midgard

oshy_18052014_Hol_ShirMoi qui pensait être tranquille quelques semaines afin de compenser ma récente quasi overdose d’albums métal épique/symphonique à chanteuse, je dois bien me rendre à l’évidence, ce genre autrefois de niche a connu de gros succès ces dernières années et les candidats au succès ne manquent désormais pas. Voici donc qu’un nouveau challenger rentre dans l’arène pour se confronter aux ténors du genre. Les italiens n’ont pas froid aux yeux et ont intérêt à présenter de solides arguments pour pouvoir ne serait-ce que faire illusion.

HOLY SHIRE est né en 2009 de l’autre côté des Alpes donc sous l’impulsion de Max, le batteur avec l’ambition (et là je cite) « d’écrire et jouer une musique typée métal originale avec une inspiration symphonique et épique » (on sent bien que les chargés de promo du label ce sont là bien fait plaisir. Enfin, l’espoir fait vivre). Après avoir constitué un line-up, le groupe a enchainé les concerts autour de Milan et enregistré une démo six titres. Les voici prêts à franchir le Rubicon en sortant son premier album, Midgard.

Le groupe a beau affirmer le contraire mais la musique proposée ici est tout sauf originale. Les neufs chansons proposées ici surfe sur la vague métal épique/symphonique pratiquée depuis bien longtemps en Europe et particulièrement en Italie. L’inspiration des italiens vient des grands classiques de la littérature fantastique comme le Seigneur des Anneaux ou encore le Trône de Fer qui déchainent actuellement les passions. Alors oui effectivement, un groupe comprenant huit musiciens dont deux chanteuses et l’usage régulier de la flûte n’est pas si commun mais ces arguments restent surtout cosmétiques, pour la forme. Midgard tient la route avec des chansons sympathiques mais loin de pouvoir soulever l’enthousiasme. Le groupe fait parfois preuve de naïveté et les compositions manquent d’impact et d’attrait. Le jeu entre les deux voix féminine tourne au gimmick avec une chanteuse évoluant sur un registre aigu et l’autre sur un registre plus grave. La valeur ajoutée de la présence de deux chanteuses reste encore sujette à caution. Pas de fausse note et de faute de gout majeure à signaler mais simplement un encéphalogramme restant désespérément plat. Il manque cette touche de magie, ces mélodies séduisantes à même d’emporter le suffrage des fans. La concurrence est rude, surtout dans cette veine symphonique.

Oubliez les promesses du label, HOLY SHIRE fait le boulot mais reste loin des sommets, à des kilomètres des maîtres du genre comme RHAPSODY ou encore DRAGONLAND. Ne soyons pas trop sévères, ce premier album reste tout à fait respectable. Maintenant si vous avez un budget limité, je vous invite à vous intéresser à d’autres albums sortis récemment qui s’avèrent être beaucoup plus convaincant (le ANCIENT BARDS pour n’en citer qu’un).

Oshyrya (05/10)

 

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Bakerteam Records / 2014

Tracklist (54:56 mn) 01. Bewitched (My Words Are Power) 02. Winter Is Coming 03. Gift of Death 04. Overlord of Fire 05. Holy Shire 06. The Revenge of the Shadow 07. Beyond 08. Holy War 09. Midgard