Aborted a mis en ligne le clip vidéo du titre "The Extirpation Agenda" , extrait de l'album "The Necrotic Manifesto" sorti via Century Media records, (lire la chronique) :
www.facebook.com/Abortedofficial
Juil 11
Aborted a mis en ligne le clip vidéo du titre "The Extirpation Agenda" , extrait de l'album "The Necrotic Manifesto" sorti via Century Media records, (lire la chronique) :
www.facebook.com/Abortedofficial
Juil 10
On sait que le rock rime peu avec l'âge et la vieillesse : un bon rockeur est jeune et fougueux. Et il a le bon goût de mourir vite pour ne pas souffrir des affres du temps. Or, il s'avère qu'après de très nombreuses péripéties – dont une des plus loufoques fut sans doute la période des deux Yes jusqu'à Union (1991) –, Yes est toujours en activité et qu'il s'agit du dernier géant du progressif qui tourne et enregistre régulièrement des disques. Alors que Genesis est en stand by et que le dernier avatar de King Crimson est plus que jamais un projet de Robert Fripp, les cinq musiciens de Yes sont là. Étant donné que le groupe a dépassé la quarantaine et ses musiciens la soixantaine, il serait facile de tomber à bras raccourcis sur les vétérans du rock progressif et de le railler copieusement. Toutefois, ça ne sera pas la démarche adoptée ici pour parler d'un disque auquel je ne croyais pas : Heaven And Earth. La mansuétude est donc de mise.
Un nouveau chanteur à l'aise
Mettons-nous d'accord d'emblée : oui, Heaven & Earth est a des années lumières de Fragile et Close To The Edge. Oui, l'inspiration n'est plus ce qu'elle était et les moments de bravoures sont rarissimes sur ce nouvel opus. Oui, le nouveau chanteur Jon Davidson n'est qu'un clone compétent de Jon Anderson. Oui, il n'y a aucune adace présente. Oui, Heaven And Earth est moins bon que son prédécesseur, le surprenant de par sa qualité Fly From Here. Mais le disque du retour de l'inattendu Geoff Downes avait un atout pour emporter la conviction : l'exhumation d'un long morceau très réussi, datant de plus de trente ans. Cette fois les membres de Yes ont dû composer entièrement cinquante-deux minutes de musique. Et le résultat n'est pas si mal.
De manière paradoxale, ce résultat tient surtout à la prestation de Jon Davidson. Cette prestation est très bonne. Si on admet son mimétisme avec Jon Anderson qui s'étend même jusqu'aux paroles mystico-philosophiques, on peut apprécier ses mélodies vocales et ses parties chantées qui tombent toujours très juste. « The Game », la très jolie ballade « To Ascend », ou « It Was All We Knew » sont des morceaux totalement portés par le chant de Davidson qui n'ennuie jamais. Le bonhomme est crédité sur quasiment tous les titres, ce qui démontre une créativité réelle.
Dur constat
Sur Heaven & Earth, la durée plutôt longue des morceaux est surtout due à la lenteur des tempos : pas de folie à l'horizon donc. De telle sorte, qu'en fait la musique sonne plutôt comme de la pop un chouïa ambitieuse que comme celle d'un groupe qui a produit jadis des choses aussi monumentales que Relayer (1974). On ne peut que le déplorer et j'en suis un peu triste personnellement. Mais il faut reconnaître que le groupe ne peut, sans doute, viser autre chose à ce jour, sans se planter complètement. Dur et réaliste constat, mais relevons aussi que la musique du groupe s'écoute agréablement et qu'il n'en a pas sur le fond à rougir.
Baptiste (6/10)
Frontiers / 2014
Tracklist (52:00) : 1. Believe Again 2. The Game 3. Step Beyond 4. To Ascend 5. In A World Of Our Own 6. Light Of The Ages 7. It Was All We Knew 8. Subway Walls
Juil 10
On ne donnait pas cher de la peau de COC quand en 2006 Pepper Keenan s'est taillé pour rejoindre Down. Et pourtant le trio à l'origine du groupe (Woody Weatherman – guitare / chant, Mike Dean – chant / basse, Reed Mulin – batterie, chant) s'est cramponné et maintient le navire à flot. Ce neuvième album demeure fidèle au style érigé par le groupe, entre metal, thrash, punk , hardcore et sludge, avec un son abrasif. Un son mis en musique par un connaisseur du groupe, John Custer est aux manettes sur tous les albums depuis le fameux Blind (1991).
IX démarre en douceur, les deux premiers titres sont bien ficelés, mais demeurent tout de même un peu timides. Fort heureusement la troisième compo " Denmark Vesey " dynamite la torpeur ambiante. Les vétérans ont encore de quoi lâcher des coups sans crier gare. Une énergie qui n'a rien d'un feu de paille, on retrouve cette force de frappe sur "Tarquinius Superbus" et dans une moindre mesure sur "On Your Way".
Le groupe survit bien à l'absence de Keenan, l'album recèle quelques pépites qui font plus que tenir la route, avec une bonne dose de riffs qui tranchent en stock. On retient notamment le titre le plus varié, "The Nectar" en guise de fleuron de l'album, où toutes les figures de styles du groupe y passent. Le tout avec une ambiance digne des années 70. Finalement, la formule en trio tient plûtot la route. Nous avons désormais un Corrosion Of Conformity un poil moins exposé, qui repose sur des bases solides. Sans être le point d'orgue de la longue carrière du groupe, IX est un album accrocheur et sans prétention en somme. C'est bien l'essentiel.
Hamster (07.5/10)
www.facebook.com/corrosionofconformity
Candlelight records / 2014
Tracklist (42 minutes)
01. Brand New Sleep 02. Elphyn 03. Denmark Vesey 04. The Nectar 05. Interlude 06. On Your Way 07. Trucker 08. The Hanged Man 09. Tarquinius Superbus 10. Who You Need To Blame 11. The Nectar Revised