Bien loin de nos contrées, Gregory Lynn Hall poursuit en Californie une très respectable carrière depuis quelques décennies maintenant. Il a connu son heure de gloire en tant que chanteur du groupe 101 SOUTH puis en intégrant les rangs d’HEAVEN AND EARTH. Mais ce touche à tous, multi-instrumentiste, a écumé bien des studios et a proposé son talent à bien des artistes tout au long de ces années. Après toute ces années, les voici qui se lance finalement en solo avec ce premier opus, Heaven To Earth.
Les fans de son travail avec 101 SOUTH ou HEAVEN AND EARTH ne devrait pas être bouleversés à l’écoute de ce disque tant la continuité a été préservée. Avec peut-être un son un tout petit plus hard que 101 SOUTH, Gregory Lynn Hall continue a développé un rock mélodique / AOR très classique, accessible et hyper mélodique. Sa grande force reste son chant, son timbre de voix est assez spécifique et il sait l’utiliser à merveille. Heaven to Earth s’avère être un album très varié, on passe ainsi d’un rythme lent, un esprit de recueillement comme sur « You Got Me Runnin » à une approche plus rapide, les cheveux au vent comme sur « Rockin the Road ». Toute le spectre musical a été mis à contribution pour proposer différentes atmosphères dans un tout léger et rafraichissant. Notre ami n’a pas réinventé la roue mais parvient à exprimer beaucoup d’émotions et de sentiments à chaque nouvelle composition. Gregory Lynn Hall a assuré le chant et s’est chargé de la grande majorité des instruments mais il n’a pas oublié de s’entourer de nombreux guests : Bandit Bellamia à la batterie et des guitarists amis venus taper le solo comme Craig Goldy (« Heaven to Earth »), Billy Liesegang (« Cry no More »), Jeff Duncan, Mike Turner ou encore Johnny Navarro. Heaven to Earth a enfin été mis en boite à Las Vegas aux The Hall Closet Studio et masteries par Mike Turner aux The Chicken Shack à Chattsworth en Californie.
Si vous êtes d’humeur légère et que vous souhaitez emporter chez vous ou dans votre voiture un petit morceau de Californie, cet album de Gregory Lynn Hall devrait faire l’affaire. Sans faire grand bruit, l’américian offre un disque solide à même de plaire aux amateurs. L’ambition est limitée mais le plaisir reste au rendez-vous.
Oshyrya (6,5/10)
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AOR Heaven / 2014
Tracklist (55:26 mn) 01. Rockin the Road 02. Stars in the Night 03. Love Can 04. Fly On 05. Heaven to Earth 06. Ordinary Man 07. Mama Said 08. Cry no More 09. I Thought I Saw Heaven 10. Cryin' 11. You Got Me Runnin
Author:
Hamster Forever
Août
1
Depuis le tournant musical opéré avec l'album The Novella Reservoir, qui consacrait la sortie du groupe vers d'autres horizons que le Doom Death metal, le groupe de Chicago a poursuivi dans cette voie, qu'il définit comme du Dark Metal. Les quelques fans inconsolables des débuts du groupe ne verront pas leurs voeux exaucés. Pourtant dans ce neuvième album, le groupe garde nombre d'ingrédients du passé dans sa recette, le morceau qui ouvre l'album du même nom, écrase tout sur son passage, avec des vocalises d'outre tombe qui rivalisent aux refrain avec du chant clair. Du Doom il a également conservé cette tendance à jouer sur la longueur, comme en témoigne la durée conséquente de l'album et ses près de 70 minutes. De son passé Novembers Doom conserve également son amour des grandes envolées mélodiques à la guitare, et les passages plus intenses qui rentrent dans le lard, avec vocalises agressives en prime. La mélancolie demeure présente tout au long de l'album, aucun morceau n'y échappe, pas même l'interlude acoustique "Scorpius".
Le groupe oscille entre plusieurs figures de styles, Novembers Doom garde en guise de colonne vertébrale du principalement du Death mélodique (Heartfelt rappellera Dark Tranquility), un poil d'Opeth période Death Metal (notamment le morceau très accrocheur"Unrest", ou le rugissant "Animus"). "Just Breathe" rappellera en revanche des groupes dans la veine d'Anathema / Katatonia, ou mélancolie et mélodie font bon ménage, on retrouve ces influences sur l'intense final "The Silent Dark". L'ombre de Katatonia plane également sur le titre "Clear". Le Doom Death n'est pas totalement écarté, le titre "The Grand Circle" sonne comme un vieux My Dying Bride qui n'aurait pas renoncé aux chant guttural.
Côté son, bétonné sans être clinique, on pourra vite constater que Dan Swanö au mixage et Chris Wisco à la production n'ont pas fait qu'appuyer sur le bouton d'enregistrement. Les vétérans sonnent bien et juste. L'organisation des compos est sans doute classique, mais elle est pour le moins efficace, l'alternance compos mélodiques et plus brutales fonctionne et on ne voit pas le temps s'écouler. Et cela, alors que le groupe fait fonctionner les constrastes aux maximum (quelle différence entre la compo mélodique "The Memory Room" et le titre brutal "The Brave Pawn", aux accents black metal qui blaste).Le Dark Metal de Novembers Doom mérite qu'on s'y attarde. Avis aux amateurs.
Hamster (08/10)
www.novembersdoom.com
www.facebook.com/NovembersDoom1989
The End Records / 2014
Tracklist (68 minutes)
1. Bled White 2. Heartfelt 3. Just Breathe 4. Scorpius (interlude instrumental) 5. Unrest 6. The Memory Room 7. The Brave Pawn 8. Clear
9. The Grand Circle 10. Animus 11. The Silent Dark