Archive for mai, 2015

oshy_08052015_Magi_KingdoDushan Petrossi doit forcément en agacer plus d’un et pourtant, il n’existe pas tant que ça de guitariste néo-classique de sa trempe. A travers ses deux projets, IRON MASK et MAGIC KINGDOM, le belge livre à intervalles réguliers des disques solides et inspirés à défaut d’être enthousiasmants et originaux. Mais ses fans en ont, à chaque fois pour leur argent, les critères de qualité de notre ami restant systématiquement élevés. Et puis il n’inonde pas non plus le marché de ses albums, prenant à chaque fois le temps de composer et de peaufiner ses chansons.

L’aspect le plus problématique reste finalement le manque de stabilité de ses groupes. Autant Petrossi fait systématiquement appel à Vassili Moltchanov pour assurer la basse autant les postes de batteur et de chanteur s’apparente à des sièges éjectables. Cette fois-ci, derrière le micro, vous trouverez Christian Palin que vous connaissez peut-être à travers son album avec ADAGIO. Le finlandais est plutôt doué et le prouve encore une fois ici. Par contre il souffre d’une réputation peu glorieuse dans le business car il a été particulièrement instable et difficile à gérer dans certains groupes dans lequel il est passé (parlez-en à Stéphan Forté). Nous souhaitons bonne chance à Petrossi… 

Si vous avez aimé ou avez déjà posé une oreille sur MAGIC KINGDOM, vous serez comme un poisson dans l’eau, en terrain connu avec ce quatrième opus, Savage Requiem. Beaucoup, dont votre serviteur, trouve que MAGIC KINGDOM et IRON MASK ressemble un peu à bonnet blanc et blanc bonnet. Certains crieront au scandale et c’est vrai, le premier est sans doute plus heavy et rapide que son concurrent orienté hard-rock. Mais cela reste léger et surtout la patte néo-classique et le style de Petrossi reste reconnaissable dans les deux cas. Notre ami belge possède un vrai talent pour composer de jolies mélodies et de sympathiques refrains. Et il s’en donne à cœur joie du côté technique avec moult soli ravageurs et multiples orchestrations. N’attendez aucune surprise, ni innovation, le Power Symphonic Speed Metal (ouf !) de MAGIC KINGDOM n’a que peu changé depuis 1998 et The Arrival. Bien ou mal, chacun jugera selon ses goûts. Votre serviteur a trouvé les premières écoutes agréables, entre puissance, subtilité et jolies mélodies avant qu’une certaine lassitude et un sentiment de déjà entendu ne s’installe. Des chansons comme « Guardian Angels » ou « Four Demon Kings Of Shadowlands » tirent leur épingle du jeu. Petrossi se plait à tisser avec précision les fils mélodiques de ses œuvres mais évite pour cette fois l’écueil de la chanson fleuve de quinze minutes. Nous lui en sommes gré.

Au petit jeu des comparaisons osées, un nouvel album de MAGIC KINGDOM ou IRON MASK pourrait ressembler à la salade César que vous choisissez au menu du Hard Rock Café. Ou que vous soyez, vous savez ce que vous allez manger, sans surprise. Souvent vous êtes dans un pays étranger mais au lieu de vous confrontez à la culture et donc à la cuisine locale, vous poussez la porte du premier fast-food occidental venu histoire d’être rassuré. Depuis le temps, Dushan Petrossi a su construire son identité musicale et si vous achetez un de ses disques, vous savez ce que vous obtiendrez. Pas de tromperie sur la marchandise. Savage Requiem est plutôt un bon cru pour cette année 2015.

Oshyrya (07/10)

 

Site Officiel

Facebook Officiel

 

AFM Records / 2015

Tracklist (56:40 mn) 01. In Umbra Mea 02. Guardian Angels 03. Rivals Forever 04. Full Moon Sacrifice 05. Ship Of Ghosts 06. Savage Requiem 07. Four Demon Kings Of Shadowlands 08. With Fire And Sword 09. Dragon Princess 10. Battlefield Magic

David Shankle restera LE guitariste qui a joué sur l’album le plus ambitieux de Manowar, le massif « The Triumph of Steel » (1992).

Après avoir quitté les Kings of Metal en 1994, ce guitariste à la technique très atypique s’en est retourné sur les bancs de l’école à l’université de Roosevelt, pour obtenir son diplôme de guitare classique, et ça n’est que bien des année plus tard avec le premier album de DSG (entendez par là David Shankle Group) « Ashes to Ashes » (2003), qu’il a recommencé à faire parler de lui.

L’accueil avait été fort mitigé, car même si l’on retrouvait les solos volubiles qui ont fait la renommée du guitariste, son Power Metal mélodique aux sonorités très US, bien que puissant, ne parvenait pas à s’imposer, la faute notamment à des compositions trop peu inspirées.

L’ensemble du personnel a été renouvelé pour le second album « Hellborn » (2007), avec un résultat bien similaire. Le principal attrait avait été la tournée ayant suivi, et les quelques concerts donnés avec le regretté Scott Columbus (Manowar).

Pour ce nouvel album, encore une fois seul David Shankle subsiste du line-up précédent.

Dès les premières notes, on ne peut qu’être impressionné par la puissance dégagée par la production. Ca Shred à fond, mais très rapidement on se rend compte que le musiciens, au demeurant d’un très bon niveau, tentent de rattraper cette satanée guitare au combien bavarde.

Les compositions toujours très basiques, partent par moment un peu dans tous les sens, donnant un sentiment de fouillis. L’accent est définitivement mis sur la puissance au détriment de la richesse…

A part sur le dispensable solo de guitare « Demonic » balancé en quatrième position sur l’album, l’ensemble s’écoule néanmoins sur un bon rythme, même si en définitive, une fois l’écoute terminée on se dit qu’on n’a pas retenu grand-chose. 

« Still a Warrior », malgré un son aux petits oignons, ne représente toujours pas un effort de groupe, mais donne l’impression de servir de faire-valoir a un David Shankle, qui, sûr de son art, se fait plaisir avec un côté démonstratif parfaitement assumé, mais qui peinant à conquérir l’auditeur, aura surtout bien du mal à trouver un public.

Murder-One (04/10)

Site officiel : www.davidshanklegroup.com/

Facebook officiel : www.facebook.com/pages/DSGDavid-Shankle-Group/228286120537860

Pure Steel Records / 2015

Tracklist (48:26) : 01.Still a Warrior 02.Ressecution 03.Glimpse of Tomorrow 04.Demonic Solo (From the Movie Jezebeth) 05.Fuel for the Fire 06.Eye to Eye 07.The Hitman 08.Suffer in Silence (Agenda 21)  09    Into the Darkness 10.Across the Line

Wolfpakk – Rise of the Animal

oshy_06052015_WolfpakkPour chaque nouvelle sortie du projet WOLFPAKK je m’amuse à contempler et coller ici la liste longue comme le bras des chanteurs et musiciens ayant accepté de contribuer à l’album. Et même si votre serviteur apprécie assez moyennement la musique proposée jusqu’à présent, il faut reconnaître que le casting a, à chaque fois, de la gueule. Voss et Sweeney doivent sans doute déployer des trésors de persuasion (ou monnaie sonnante et trébuchante) pour convaincre toutes ces stars. Allez, les traditions ont parfois du bon, voici le plus connu des contributeurs:

 

Chant: Michael Kiske (ex-Helloween, Unisonic), Andi Deris (Helloween), Ted Poley (Danger Danger), Joe Lynn Turner (ex-Rainbow/Deep Purple), Rick Altzi (Masterplan), David Reece (ex-Accept), Charlie Huhn (Foghat/, ex-Gary Moore), Don Dokken (Dokken), Marc Storace (Krokus)…

Basse: Bob Daisley (ex-Black Sabbath/Gary Moore), Al Barrow (Magnum), Barend Courbois (Blind Guardian).

Guitare: Jeff Watson (Night Ranger), Ryan Roxie (Alice Cooper), Bernie Torme (Ozzy Osbourne), John Norum (Europe), Doug Aldrich (ex-Whitesnake/Dio/Foreigner), Axel Rudi Pell, Martin Rauber.

Batterie: Mike Terrana (Tarja Turunen), Mark Schulman (Billy Idol, Foreigner), Simon Philips (ex-Toto), Chris Slade (ex-AC/DC)…

 

Not bad, eh ?

Mais depuis quelques années maintenant, WOLFPAKK prouve que des noms c’est bien mais des compositeurs talentueux c’est mieux. Mark Sweeney and Michael Voss ont un certain talent mais ne parviennent pourtant pas à s’extraire de la masse, tout cela reste quand même moyen. Ne cherchez aucun originalité, aucune prise de risque ni de véritable caractère. Ce Rise of the Animal se traine de bout en bout et malgré le talent de ces contributeurs, l’ennui pointe invariablement son nez. On tombe même parfois dans le cliché du power métal sauce teutonne, bourrin et pas subtil pour un sou. Un « Rider of the Storm » s’apparente aux suédois d’HAMMERFALL, malheureusement sous la forme assez peu convaincante de ces dernières années.

Comme pour Cry Wolf (chronique ici), je ne trouve ici que peu de raison de s’enthousiasmer. Après quelques écoutes, vous aurez l’impression de déjà bien connaître ce disque, les refrains manquent d’attrait et d’impact. Bien sûr ce n’est pas mauvais, Voss et Sweeney ont assez de métier pour ne pas manquer complétement la cible mais ils jouent petits bras, enchainant les titres en pilotage automatique. WOLFPAKK permet de jouer au jeu du « devine qui chante sur cette chanson » mais en dehors de cela, vous ne trouverez pas ici de quoi vous relever la nuit. Ennui un jour, ennui toujours.

Oshyrya (06/10)

 

Site Officiel

Facebook Officiel

 

AFM Records / 2015

Tracklist (58:58 mn) 01. Rider Of The Storm 02. Sock It To Me 03. Monkey On Your Back 04. Highlands 05. Black Wolf 06. Somewhere Beyond 07. Running Out Of Time 08. Grizzly Man 09. High Roller 10. Rise Of The Animal 11. Universe