Archive for janvier, 2016

Asylum Pyre – Spirited Away

oshy_04012016_Asylu_PyrOn ne pourra pas dire que nos compatriotes d’ASYLUM PYRE n’ont pas de la suite dans les idées. Avec une jolie régularité, six ans après Natural Instinct (2009 – chronique ici) et trois ans après Fifty Years Later (2012 – chronique ) voici le troisième chapitre de leurs aventures, Spirited Away. Avant d’avoir écouté la moindre note, le titre d’abord et le visuel de la pochette ensuite mettront dans de bonnes dispositions plus d’un auditeur. La pochette est un peu plus sobre et moins colorée que pour les disques précédents mais tout un chacun pourrait penser qu’il s’agit là d’un premier signe de maturité pour le quartet. Mickey de Mythrid Art a vraiment bien bossé. Et le titre évoquera pour les amateur de japonaiseries le titre en anglais de Sen to Chihiro no kamikakushi, le voyage de Chihiro, animé magique sortit en 2001 sur les écrans par le studio Ghibli.

Tout ça c’est bien beau mais encore faut-il que la musique confirme ces ondes positives. On ne va pas se mentir, malgré bien des qualités et un travail toujours sérieux et appliqué, ASYLUM a jusqu’à présent eu du mal à nous convaincre et à mettre en œuvre son plein potentiel. Saluons d’abord le fait que le groupe ait su convaincre Massacre Records de continuer à travailler avec eux. Les ventes ont dû être franchement encourageantes. Spirited Away se présente comme un ensemble de onze nouvelles chansons complétées de deux courts instrumentaux (si on peut parler ainsi de «Instants In The Time»). En majorité, les différents titres sont calibrés autour d’une durée de plus ou moins quatre minutes à l’exception d’une pièce plus conséquente de presque huit minutes (« Soulburst (Corted Vortex) »). La philosophie artistique n’a pas été bouleversée par ces trois dernières années. ASYLUM PYRE continue de distiller un métal mélodique mêlant force, tranchant et grande accessibilité. Quelques touches électro et même extrêmes (un peu de growl) viennent enrichir le tout et apporter un peu de variété.

Tout un chacun pourra noter les progrès effectué dans la domaine de la composition, les développements un peu stériles ont quasiment disparu et grâce à l’expérience accumulée, le quartet souvent su ne garder que l’essentiel pour maximiser l’impact vis-à-vis de l’auditeur. « Only Your Soul » frappe juste et montre le groupe sous son meilleur jour. Ces petites mélodies au clavier s’avèrent hyper catchy. De plus, Chaos Heidi propose une très belle performance. Cette dernière n’a pas à rougir de sa prestation même si un accent assez marqué et certaines lignes vocales moins convaincantes finissent par gâcher un peu le plaisir. Autant sur les passages les plus rapides, agressifs elle passe le test haut la main (« Shivers ») autant elle laisse émerger bien des doutes sur les titres les plus calmes (« The White Room »). Dans l'ensemble également, un tiers des chansons atteignent la cible, un tiers s'avère moyenne et un tiers ne parvienne pas à décoller. Chacun verra le verre à moitié plein ou à moitié vide. 

Nous râlons, nous critiquons mais ASYLUM PYRE n’en a cure (et ils ont bien raison) et continue sa progression. De belles échéances arrivent ou sont déjà arrivées. Trois concerts en décembre avec STREAM OF PASSION et surtout une tournée en première partie de LUCA TURILLI’S RHAPSODY dans les jours qui viennent. Il n’y a que la confrontation / comparaison avec des groupes talentueux et expérimentés qui pourra faire progresser nos compatriotes et les amener à un autre niveau. Spirited Away promettait de grandes choses mais l'oeuvre finale nous laisse mi intéressés / mi dubitatifs.

Oshyrya (06/10)

 

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Massacre Records / 2015

Tracklist (50:28 mn) 01. Second Shadow 02. The Silence Of Dreams 03. Only Your Soul 04. Unplug My Brain 05. In Ayao’s Arms 06. Spirited Away 07. The White Room 08. Soulburst (Corted Vortex) 09. At My Door 10. Shivers 11. Instants In The Time 12. Remembering 13. Fly

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01. Pour quelqu’un qui découvrirait le groupe avec ce nouvel album, que pouvez-vous nous dire vous concernant ?

Mike Koniglio: Le groupe a débuté en 2012 comme projet personnel alors que je jouais de la guitare dans KOMMANDANT. Nous sommes devenus un groupe de scène en 2013. Depuis nous avons fait face à quelques changements de personnels. Actuellement, le groupe comprend moi-même au chant et à la guitare, Frank Garcia à la guitare et au chant, Brandon Waszak à la basse et Max Colunga à la batterie. Nous jouons du Death Metal teinté de Black avec beaucoup de blasts et une lourde dose de mélodie.

 

02. Si vous deviez résumer le groupe en trois mots, quels serait-ils et pourquoi ?

Tue, écrase, détruis. C’est ce à quoi la musique me fait penser.

 

03. Quelle était votre idée, votre ambition au moment d’entamer le travail sur votre nouvel album ?

Mon ambition se résumait à proposer un super album métal, faire quelque chose qui sonnerait mieux que mon précédent disque, un disque dont je puisse être fier, que je voudrais écouter moi-même. Et j’ai accomplis tous ces objectifs.

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04. Que peux-tu nous dire de la composition et de l’enregistrement de cet album ?

J’ai commencé à composer en 2012. Au début il s’agissait juste d’un hobby, pour s’amuser, mais alors que j’accumulais les chansons, j’ai pensé que j’vais le temps de débuter un nouveau projet. Tous les titres ont été finalisés avant d’entrer en studio. Les guitares et la base ont été mises en boite à la maison. Tout le reste a été fait dans le studio de Joe. C’est un super ingénieur vraiment facile à travailler, rapide et très professionnel. J’ai pris du plaisir à être en studio avec ce projet.

 

05. Quels sont vos attentes et vos espoirs pour le groupe ?

J’espère pouvoir continuer à proposer des concerts de qualité et obtenir l’attention des gens. J’espère pouvoir rassembler des fans. Je suppose, histoire de dire cela simplement, que des gens aimeront ma musique. Tout le reste ne sera que le glaçage sur le gâteau, du bonus.

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Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

J’aime cette question. Je suis un énorme fan de MANOWAR et donc je choisis “Battle Hymn”

 

02. Premier album acheté ?

Ma première cassette a été METALLICA avec le Black Album. J’avais douze ans à l’époque. Mon premier cd devait être Divine Intervention de SLAYER.

 

03. Dernier album acheté ?

Je n’achète plus d’album désormais mais cela a du être BELPHEGOR avec Bondage Goat Zombie. Je télécharge maintenant que la majorité des gens sans doute et je pesne que le dernier opus récupéré ainsi a été Mysterium de TEMPLE OF BAAL (super album !).

 

04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?

Je pense que l’étincelle est venue de mon envie de composer la musique que j’avais envie d’entendre. C’est une réponse courte et simple mais cela s’est passé exactement comme cela. Tout ce que tu peux entendre sur le disque s’avère être exactement ce que je voulais entendre.

 

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Bandcamp http://bloodofthewolf.bandcamp.com/

 

Tous nos remerciements à BLOOD OF THE WOLF et Scott de ClawHammer PR

Hell of a Ride – Bête noire

oshy_03012016_Hel_o_a_RidPour leurs grands débuts, les parisiens de HELL OF A RIDE ont décidé de mettre les petits plats dans les grands. Tant sur le fond que sur la forme, Bête noire se veut un premier album particulièrement soigné. Aventure née en 2011, le quintet n’est pas leur coup d’essai puisqu’ils comptent déjà à leur tableau de chasse un EP, Fast As Lightning, sorti en 2013. Ces dernières années ont été mises à profit pour accumuler de l’expérience et acquérir le savoir-faire nécessaire pour accoucher d’un disque fort et percutant. Parions que la première partie de Black Stone Cherry (USA) assurée à la Maroquinerie aura été particulièrement bénéfique au groupe. Jugeons sur pièce…

Bête Noire présente une série de onze compositions à classer dans un registre rock moderne dans la foulée des SHINEDOWN et autres ALTER BRIDGE. Tous ces groupes plongent leurs racines dans la scène hard rock / métal américaine, entre METALLICA, FAITH NO MORE et GUNS N’ROSES Les parisiens se plaisent à distiller un rock touffu et bien rentre-dedans savant mélange entre guitares rageuses et mélodies catchy à souhait. Les musiciens créent un mur de son séduisant sur lequel Djej Ride, le chanteur, peut se mouvoir librement et faire découvrir l’étendue de son talent. Ses camarades abattent un sacré boulot, les guitaristes tissent une toile tantôt subtile, tantôt solide comme un « rock » tandis que la section rythmique basse/batterie creuse des fondations en béton armé. HELL OF A RIDE ne se perd pas en conjectures stériles, ils vont directement à l’essentiel, en quatre minutes. Leurs camarades américains agissent par contrainte liées aux médias US mais cela possède au moins le vertu de forcer les compositeurs à toujours favoriser l’efficacité. Et Bête noire n’en manque pas d’efficacité. Tous les fans de rock burné trouveront leur dose sur ce disque avec les « High on Octane », « Aphrodisiac Cadillac » ou encore « Hell of a Ride » Mais HELL OF A RIDE sait aussi varier les plaisirs et se la jouer plus doux comme sur « Despair and Hope ».

Le cocktail ne pouvait fonctionner qu’avec une production de qualité, un son à la fois puissant et limpide. Pari réussi de ce côté-là, Bête noire risque d’en impressionner plus d’un. Comme pour Fast As Lightning Le disque a été enregistré à Paris par Charles "Kallaghan" Massabo et mixé/masterisé par ses soins à Los Angeles. La continuité est totale sur la forme et sur le fond puisque le livret poursuit la narration des aventures de john "MAD DOG" Ringsdale.

Avec Bête noire, HELL OF A RIDE fait honneur à la scène rock hexagonale. Le disque s’avère très réussi et possède le potentiel de rivaliser avec certains ténors du genre. Reste aux parisiens à se faire plus largement connaître afin de trouver un plus large public. Les ALTER BRIDGE et consorts semblent avoir en ce moment le vent en poupe, avec un peu de chance une belle fenêtre d’opportunités s’ouvre pour le le quintet. Amits tourneurs, le balle est dans votre camp.

Oshyrya (07/10)

 

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Autoproduction / 2015

Tracklist (44:15 mn) 01. High on Octane 02. At the Drive in (feat Sin Quirin) 03. Aphrodisiac Cadillac 04. Red Light Mississippi 05. Wicked! 06. Despair and Hope 07. Everything's is missing 08. Hell of a Ride 09. Crash and Burn 10. From dusk till Dawn 11. Rain of Fuel