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Devinette : dans quel pays Mr. Big peut-il encore obtenir un disque d'or pour son dernier album ? Au Japon pardi ! Les Japonais n'ayant pas encore cédé totalement aux sirènes de la société post-moderne, ils ne changent pas de groupes préférés comme on change d'Iphone et conservent un profond attachement tout à fait mérité pour Mr. Big. Et en retour Mr. Big se montre tout à fait généreux, sillonant le Pays du Soleil levant et y enregistrant des lives à foison, comme son dernier et excellent Back At Budokan.

Cette fois, c'est la télévision japonaise (vous avez bien lu !) qui a proposé au groupe de se produire en format acoustique dans le cadre d'une émission. L'occasion était trop belle pour être refusée et voici donc le quartet en format acoustique et affublé de quelques instruments à cordes à partir du septième morceau. Ces derniers restent toutefois relativement discrets et il faut souvent se concentrer pour bien les discerner.

Il y aurait lieu de faire la fine bouche et ce d'autant plus que la set list n'est pas très longue, alors que Mr. Big propose ici son neuvième live ! Toutefois la prestation est très fraîche et les musiciens comme toujours excellents. Il faut évidemment se fader l'inénarrable « To Be With You » mais la contrepartie est que nous profitons de nombreux nouveaux titres, issus de What If…, comme le très bon « Undertow » ou le quasi AOR « All The Way Up ». Et puis pour sortir tout le monde la torpeur, le groupe a interprété un dernier titre, « Nothing To Blame » en version électrique. Que demande le peuple ? 

Baptiste (7,5/10)

 

Site officiel

Frontiers / 2012

Tracklist (48:08) : 1. Undertow 2. Still Ain't Enough For Me 3. As Far I Can See 4. Voodoo Kiss 5. Tack Cover 6. Around The World 7. Stranger In My Life 8. All The Way Up 9. To Be With You 10. Nobody Left To Blame

Nous avions déjà parlé de Michael Thompson sur Metalchroniques à l'occasion de la réédition de son premier album enregistré sous le nom de Michael Thompson Band. Nous ferons vite sur les présentations car la vie du guitariste Michael Thompson n'a pas tant changé depuis, si ce n'est que sa carrière de musicien studio affûté a été récompensée par le Berklee College of Music dont il a été étudiant jadis. Il aura donc fallu plus de vingt ans pour voir apparaître le deuxième album studio d'un projet prometteur, tant il faut reconnaître des qualités à ce petit bijou AOR/West Coast qu'était How Long

Après un tant laps de temps, Michael Thompson a repris grosso modo les choses où elles en étaient restées, changeant toutefois de line up et notamment de chanteur (c'est Larry King qui remplace  Moon Calhoun). L'AOR extrêmement classieuse et formidablement interprétée de Michael Thompson est toujours au rendez-vous même si l'on constatera que le ton a été un peu durcie et que l'influence West Coast est moins présente. La présence d'un certains nombres de ballades – de qualité d'ailleurs – compense toutefois ce durcissement après tout dans l'air du temps.  

Même si la guitare de Michael Thompson n'est pas au centre de la musique, quelques solos haut de gamme permettent encore une fois de goûter à un phrasé toujours très élégant et fluide, mais qui se montre parfois un peu sage. Ce sont évidemment les mélodies vocales de Larry King qui capteront l'attention de l'auditeur en premier lieu et c'est bien l'effet voulu. Le nouveau chanteur, bien que manquant un peu de personnalité, propose de fort jolies choses, notamment sur un morceau calme comme « When You Love Someone ». Son choix s'avère judicieux. 

Il y a bien quelques réserves à formuler : le retour de « Can't Miss », même modernisée, était-il vraiment indispensable ? Par ailleurs, même si le projet ne se veut pas du tout à la page des courants musicaux, certains esprits dans le vent regretteront une musique pour laquelle ni le grunge, le néo-métal ou le pagan-métal n'ont jamais existé. Il en faut ! 

 

Baptiste [7/10]

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Frontiers / 2012

Tracklist : 01. High Times 02. Can't Be Right 03. Future Past 04. When You Love Someone 05. Here I Am 06. Beautiful Mystery 07. Break Me Down 08. End Game 09. Gypsy Road 10. Can't Miss (version 2012) 11. Fight For Your Life

Sonic Station – Sonic Station

Frontiers ne se contente pas de faire enregistrer à de vieilles gloires un peu oubliées des disques calibrés pour plaire à des fans nostalgiques et foncièrement conservateurs. En effet, au milieu des disques de Joe Lynn Turner, de Michael Thompson ou de Jimi Jamison, Frontiers propose du neuf et signe ainsi quelques jeunes groupes qui ont pour point commun d'œuvrer dans le hard mélodique, l'AOR ou – parfois – le heavy progressif. Et c'est très bien ainsi car nous avons pu de la sorte entendre Work Of Art, Eclipse, On The Rise ou W.E.T. ce qui est quand plus frais dans les esgourdes qu'un nouveau disques de Jack Blades ou qu'un best of de Styx. 

Avec Sonic Station, nous sommes à la fois dans la fraîcheur mais aussi dans l'expérience, voire franchement le nostalgie. Car même s'il s'agit du premier disque d'un jeune combo structuré autour de son guitariste, compositeur et producteur, Alexander Kronbrink, nous ne sommes pas totalement face à du neuf. Notre homme n'est pas un jeune perdreau et l'écoute de ce premier essai assurera des qualités musicales d'un groupe œuvrant dans un genre assez exigeant sur ce plan. En effet, Sonic Station cherche sa voie à mi-chemin entre l'AOR et la West Coast d'un Chicago deuxième époque ou de David Foster. Il ne faut absolument donc pas à s'attendre à un tourbillon de riffs agressifs ici mais à des ballades abondantes, des titres rocks plus caressants que musclés et à quelques apparitions de cuivres bienvenus. Même si un « You Have To Le Me Go » s'avère plus rythmé en lorgnant vers le hard rock, l'optique de Kronbrink est avant tout de plaire les quadragénaires très attachés à la musique californienne et un peu désespérés de l'atonie actuelle du genre. 

Soutenu par une armada de chanteurs et de chanteuses très professionnels et très à l'aise, Alexander Kronbrink atteint largemement son but et il faut être un inconditionnel du grind core ou du math rock pour rester insensible aux forts belles mélodies du groupe et des solos à la Michael Landeau aussi bien construits qu'interprétés.

Voici un disque parfait pour vos fins de soirée, alors que vous vous apprêtez à servir un dernier verre de whisky tourbé et que vos derniers amis trainaillent avec de prendre lentement congé. Il faut de tout pour faire un monde comme dit le dicton.

Baptiste (6,5/10)

 

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Frontiers / 2012

Tracklist (46:36) : 01. Intro 02. Gonna Show The Way 03. I Wish I Could Lie 04. Hold On To Me 05. You Have To Let Me Go 06. The Most Beautiful Fear 07. Running Through The Night 08. Never Let The Sunshine Die 09. My Last Refrain 10. Love You More 11. Reasons