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Je suis Wig Wam depuis leur apparition à l'Eurovision en 2004, durant lequel le groupe avait connu assez de succès pour accrocher la neuvième place avec son titre « In My Dreams ». Le style de musique pratiqué par Wig Wam étant aujourd'hui complètement désuet (du hard rock des années 80, situé entre Bon Jovi, Kiss et Twisted Sister), le challenge était total. Las, ce sera Lordi qui réussira à conclure l'essai avec son « Hard Rock Halleluyah » en 2006. Il n'empêche que le premier disque de Wig Wam, sorti un peu avant « In My Dreams », fut un succès musical incontestable, réussissant à rendre fraiche une musique décriée par les rock critiques bien pensants. 
L'essai suivantWig Wamania, s'avéra moins intéressant même s'il contenait son lot de titres accrocheurs ; il est vrai qu'il est difficile de se montrer toujours créatif en pratiquant un style aussi balisé que le hard mélodique. Pour ce troisième essai, Wig Wam a délaissé certains oripeaux vestimentaires assez ridicules au profit d'un look plus cuir, cachant peut-être mieux les bourrelets dus à l'âge des musiciens. Et la musique s'est quelque peu durcie.

Si l'on trouvera un lot de titres enjoués, parfaits pour être entonnés sous la douche ou au volant (« Do You Wanna Taste It » ou « Rocket Through My Heart »), certains titres dénottent un réel durcissement, à l'image des puissants « C'mon Everybody » ou de « Still I'm Burning ». Le tempo se ralentit certes pour quelques ballades mais ce n'est que l'espace de quelques instants car à l'image de la (fort laide) pochette de ce Non Stop Rock'n'Roll, le groupe a choisi de passer rapidement les vitesses. Comme cela correspond à un net surcroît d'inspiration et que ce disque s'avère globalement imparable, qui s'en plaindra ?

Baptiste (8,5/10)

 

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Frontiers / 2010

Tracklist (44:02) : 01. Do Ya Wanna Taste It 02. Walls Come Down 03. Wild One 04. C'mon Everybody 05. Man In The Moon06. Still I'm Burning 07. All You Wanted 08. Non Stop Rock And Roll 09. From Here 10. Rocket Through My Heart 11. Chasing Rainbows 12. Gotta Get It On (Bonus track)

FM – Metropolis

FM_metropolisVoici un retour surprenant et attendu. Le groupe mythique de Steve Overland se reforme après un split de plus de quinze ans. Après un DVD unanimement apprécié, Back In The Saddle, et quelques concerts pour satisfaire la demande de vieux fans inconsolables, FM a franchi le pas et a annoncé sa reformation, sans Chris Overland ni même Andy Barnett. Il a fallu choisir donc un nouveau guitariste et c'est Jim Kirkpatrick qui a eu la chance d'être l'heureux élu. Son jeu est moins explosif que celui de Barnett et s'apparente en fait plutôt à celui de Chris Overland. On imaginera l'enthousiasme de beaucoup de pouvoir entendre un successeur aux légendaires disques, Indiscreet ou Tough It Out.

Toutefois l'écoute de ce Metropolis suggérera quelques questions : était-il possible de se reformer et retrouver la fougue d'antan ? Que peut proposer de neuf FM alors que Steve Overland s'avère très productif de son côté, à travers The Ladder ou ses propres disques solo ? La voix de Steve Overland est inimitable et c'est elle qui crée une parenté musicale entre toutes ces productions de valeur grosso modo égale. Mais ce Metropolis est-il au-dessus du lot ? Ce n'est pas sûr malgré la qualité globale de ce premier disque de la reformation.

La faute sans doute à une production un peu timide et manquant de puissance : les guitares ne sont pas assez tranchantes et le chant un peu en retrait notamment au niveau des chœurs. C'est patent dès l'ouverture sur un « Wildside » qui y perd beaucoup en relief, malgré des qualités d'écriture claires. Car du côté des compositions, il y a de très belles choses comme le lyrique « Who'll Stop The Rain » – du hard mélodique d'excellente facture –, ou comme le groovy « I Ain't The One », qui nous renvoient aux meilleures années du combo anglais. Même si l'inspiration est à chercher ici du côté des deux premiers albums très AOR du groupe, plusieurs touches nous renvoient à la musique plus dépouillée et « roots » des disques suivants (« Don't Need Nothin' » et son riff à la Aerosmith que l'on aurait pu retrouver sur Aphrodisiac).

Reste un atout à relever : la musique de FM demeure très fraîche et agréable. Et avec une production à la page, elle pourrait rivaliser avec les cadors du genre auxquels appartenait d'ailleurs jadis la bande à Overland…

Baptiste (7,5/10)

 

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AOR Heaven – Murmur / 2010

Tracklist (63:24) : 01. Wildside 02. Hollow 03. Flamingo Roadd 04. Unbreakable 05. Metropolis 06. Over You 07. Days Gone By 08. Bring Back Yesterday 09. I Ain't The One 10. Don't Need Nothin' 11. Extra Mile 12. Who'll Stop The Rain, 13. Still The Fight Goes On

 

John Waite – In Real Time

C'est toujours un plaisir de revoir John Waite. En effet, l'actualité du chanteur britannique est assez maigre depuis quelques temps. Constatez: un récent disque solo largement constitué de vieilleries et une apparition en première partie de Journey il y a quelques années. Ce nouveau live joue la carte de la simplicité à l'image du retoilettage beaucoup plus dépouillé des ses vieilles compos déjà effectué pour Downtown Journey Of A Heart. Exit les synthés clinquants et les grosses productions : sur ce In Real Time bien nommé, John Waite a adopté le format du quartet et choisi une production très sobre, voire rugueuse. L'AOR et le rock FM disparaissent au profite d'un rock hard mélodique très agréable. Les compositions sont issues de la carrière solo de John (« Change » ou l'incontournable « Missing You »), des Babies (« Back On My Feet Again ») et, bien évidemment de Bad English (le puissant « Best Of What I Got » et le hit « When I See You Smile »). On remarquera par ailleurs la reprise de Led Zeppelin, « Rock And Roll », reprise plaisante, bien qu'il ne s'agisse pas d'un choix de cover bien original. Il est vrai que le chant de John Waite, toujours intact, joue beaucoup dans le succès de l'interprétation. 

Les esprits chagrins déploreront quelques défauts ici notamment des chœurs manquant souvent de puissance, mais aussi les limites du guitariste Luis Maldonado, à des années lumières du brio de Neal Schon. Toutefois le vrai problème est ailleurs : il n'y a là que dix chansons à se mettre sous la dent alors que deux des plages du disque sont consacrées à la présentation des musciens et à un solo de guitare très court. Il y a de quoi rester sur sa faim quand on connaît l'importance de la carrière de John Waite. 43 minutes au compteur, c'est bien trop peu pour être exhaustif. On attendra donc encore quelque temps le live en office de best of que la carrière de John Waite mérite bien.

Baptiste (7/10)

 

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Frontiers / 2010

Tracklist (43:54) : 01. Change 02. Back On My Feet Again 03. In Dreams 04. Everytime I Think Of You 05. Band Intro 06. Prelude 07. New York City Girl 08. Best Of What I Got 09. Missing You 10. Head First 11. Rock And Roll 12. When I See You Smile