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Indicco – Karmalion

IndiccoFGFOn le sait peu mais il existe des groupes d'AOR espagnols. Notamment 91 Suite qui eut un petit succès il y a plusieurs années. Un petit succès d'ailleurs mérité tant le groupe témoignait de qualités réelles. Le groupe est désormais dissous mais son leader, le guitariste Paco Cerezo n'a pas jeté l'éponge pour autant. Après avoir recruté le chanteur Indigo Balboa et quelques autres compatriotes, il a fondé Indicco.

Le style n'a pas beaucoup changé : un rock mélodique dont l'AOR renvoie parfois à Survivor, à Journey mais aussi aux plus confidentiels Street Talk. C'est dire que la musique proposée ne déménage pas loin de là. Les tempos ne sont pas forcément lents mais la saturation des guitares ou le chant très mélodique d'Indigo Balboa ne respire pas la testostérone outrancière. Epaulé par Jimi Jamison (qu'on ne présente plus) et Mark Spiro (idem), au chant sur certaines chansons et à la production, Indigo propose assurément une musique agréable dont « Crying » ou le plus nerveux « Moonlight » constituent les meilleurs moments.

La qualité de l'ensemble tient beaucoup au chant de Balboa : sa voix très agréable dégage beaucoup d'émotions. Et on imagine à quel point il peut être à l'aise sur les ballades (« Right the Wave » ou « Leaving Me » aux sonorités parfois hispaniques). Cerezo est plus en retrait et c'est un peu dommage car c'est un bon guitariste. Il effectue toutefois un bon boulot qui fait de ce Karmalion, une bonne première étape pour Indicco. A défaut d'être génial, c'est de l'AOR très solide que nous proposent les Espagnols donc.

Baptiste (7/10)

Site officiel

 

Avenues of Allies / 2013

Tracklist : 1. Crying 2. Days Of Wine And Roses 3. All About You 4. Wrong 5. Feel So Good 6. The Voice Of The Wind 7. Leaving Me 8. Grateful 9. Moonlight 10. Ride The Wave 11. Feel No Shame

 

mk-freefallMagnus Karlsson, après avoir été la tête pensante de Last Tribe, est devenu un des compositeurs, producteurs et guitaristes attitré du label napolitain Frontiers. A son CV, on trouve les disques de Allen / Lande, Starbreaker, Kiske / Sommerville et beaucoup d'autres. Et pour occuper son temps, il officie dans Primal Fear en tant que second guitariste. Si on peut regretter que Karlsson ait abandonné un groupe de qualité pour devenir un mercenaire du hard et du heavy mélodiques, il faut reconnaître que l'homme connaît son métier et qu'il joue fort bien de la guitare.

Avec Magnus Karlsson's Free Fall, nous avons l'opportunité de l'entendre sur une musique qu'il n'a pas écrite pour quelqu'un d'autre. Toutefois les amateurs des projets sur lesquels a travaillé le guitariste ne seront pas dépaysé. Même si le propos de Karlsson est plus musclé que de coutume, comme en témoigne le vigoureux « Free Fall » en ouverture de disque, nous sommes bien devant un disque assez mélodique. De heavy mais de heavy mélodique. Malgré la double grosse caisse très présente (« Higher ») et les riffs puissants (« Not My Saviour »), le propos se veut accessible. Il s'agit d'intéresser l'amateur de Frontiers avant tout. 

Pour cela Karlsson a fait appel à toutes ses nombreuses relations : Russel Allen (sur « Free Fall »), Ralph Scheepers (« Higher »), Mark Boals (« Our Time Has Come »), Tony Harnell (« Stronger ») et j'en passe. Si Karlsson s'autorise à prendre le micro sur trois titres sur lesquels il ne démérite d'ailleurs pas, c'est plutôt cette guest-list de célébrités qui constitue un gros argument pour ce premier album. Il faut reconnaître que les prestations sont excellentes et que les refrains claquent globalement bien. On ne peut pas dire que les invités au micro aient fait le minimum. On appréciera tout particulièrement de réentendre Mark Boals aussi bien chanter de nouveau.

L'autre gros point fort de ce Magnus Karlsson's Free Fall est justement Magnus Karlsson. Excellent guitariste, en totale liberté ici, l'homme parsème de solos de haute volée son essai solo. Si ça shredde avec beaucoup de fluidité, on trouve aussi de très belle parties mélodiques et un toucher qui sait se faire très pur. Si on apprécie un tant soit peu la guitare solo, on ne peut que goûter ce que propose Karlsson ici.

Mais y a-t-il un reproche à faire à cette première escapade solo ? J'en vois deux. Un classicisme très marqué d'abord. Il n'y a rien de bien révolutionnaire excepté un mélange habile d'éléments heavy et d'autres plus mélodiques. Et une certaine perte d'inspiration en fin d'album, à partir de « Ready Or Not ». Rien de rédhibitoire. Mais cela empêche de monter au delà de 7/10. Ce n'est toutefois pas si mal par les temps qui courent.

Baptiste (7/10)

 

Frontiers / 2013

Tracklist : 1. Free Fall (lead vocals: Russell Allen), 2. Higher (lead vocals: Ralf Scheepers). 3. Heading Out (lead vocals: Magnus Karlsson); 4. Stronger (lead vocals: Tony Harnell), 5.Not My Saviour (lead vocals: Rick Altzi), 6. Us Against The World (lead vocals: David Readman) 7. Our Time Has Come (lead vocals: Mark Boals), 8. Ready or Not (lead vocals: Magnus Karlsson), 9. Last Tribe (lead vocals: Rickard Bengtsson), 10. Fighting (lead vocals: Herman Saming), 11. Dreamers & Hunters (lead vocals: Mike Andersson) 12. On Fire (lead vocals: Magnus Karlsson)

The Poodles – Tour De Force

The PoodlesLes disques de The Poodles se succèdent comme les chutes dans les sondages de François Hollande ou les dérapages des députés UMP : à un rythme régulier. Deux ans après Performocray, voici Tour de Force. La nouveauté se résumera à ceci. Tout ce que j'ai pu dire sur le disque précédent du combo est valable. Et c'est plutôt flatteur : interprétation excellente, production puissante et clair, combos très bien ficelées. Le hard rock mélodique du groupe est quelque chose qui tourne bien. D'où une ribambelle de titres efficaces : « Shut Up ! », « Happily Ever After  » ou « 40 Days And 40 Nights » etc. 

Le groupe se permet de durcir le ton sur un « Viva Democracy » bien senti ou sur un « Misery Loves Company » aux riffs puissants. Il pousse même l'audace jusqu'à proposer une titre en suédois, « En För Alla För En » composé comme hymne pour l'équipe de hockey de leur pays. Co-écrit avec Anders Wikström et Fredrik Thomander, le morceau ne restera pas dans les annales de la musique mais comblera les nombreux fans suédois du groupe. Car là bas, The Poodles n'est en rien un groupe de catégorie « B » mais la coqueluche du pays. 

C'est bien tout le mal que l'on peut leur souhaiter. 

Baptiste (7/10)

 

Frontiers / 2013

Tracklist (53:00) : 01. Misery Loves Company 02. Shut Up! 03. Happily Ever After 04. Viva Democracy 05. Going Down 06. Leaving The Past To Pass 07. 40 Days And 40 Nights 08. Kings & Fools 09. Miracle 10. Godspeed 11. Now Is The Time 12. Only Just Begun 13. En För Alla För En (bonus track – physical edition only)