In This Moment à publié le clip vidéo du titre " Sick Like Me"extrait de l'album " Black Widow " (sortie le 17 novembre 2014 via Atlantic Records / Warner)
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In This Moment – Sick Like Me (video)
Author: Hamster ForeverOct 21
Slipknot – .5: The Gray Chapter
Author: Hamster ForeverOct 21
.5 : The Gray Chapter demarre en toute logique comme une marche funèbre, le groupe souhaitant rendre hommage au bassiste Paul Gray disparu en 2010. 6 ans après "All Hope Is Gone", le groupe a traversé quelques turbulences, et nous revient avec une rage teintée de noirceur qu'on n'avait pas entendu depuis un bail.
On retrouve un Slipknot énergique qui renoue avec ses premiers albums, ou des titres comme "Sarcastrophe", le survitaminé "AOV" ou "The Devil In I" rentrent dans le tas méthodiquement avec une production bétonnée. Greg Fidelman, le producteur n'a lui rien d''un débutant, le son de "13" de Black Sabbath, "World Painted Blood" de Slayer, ou "Death Magnetic" de Metallica, font parties de son CV bien fourni.
Le remplacement de Joey Jordison, emblèmatique batteur du groupe n'a pas handicapé le groupe et sa force de frappe. Le petit nouveau livre une démonstration tout au long de l'album à la hauteur de ce qu'on peut attendre d'un batteur de Slipknot, qui tabasse et lache ses coups avec une dose de blast beats si nécessaire.
L'usage un poil accentué du chant clair par Corey Taylor n'est pas particulièrement choquant. Si certains esprits chagrins raleront à ce sujet, notamment à l'écoute du mielleux "Killpop", ce serait lui faire un mauvais procès et oublier que le vocaliste à depuis le début fait usage du chant clair. En revanche certains titres moins percutants, sont moins convaincants. Slipknot souffle le chaud et le froid et perd en cohésion quand survient "Killpop" après un quart d'heure de furie maîtrisée. L'album redémarre sur les chapeaux de roues avec un "Skeptic" énergique et accrocheur ou le nouveau batteur fait de nouveau usage intensif de blast beats. "Lech" enfonce le clou avec une tonalité indus.
Et le groupe rechute avec un "Goodbye" lourd et lent. Le groupe cale. Il repart mais un ton en dessous et "Nomadic" ne parvient pas au niveau du début de l'album, et le solo de guitare à la sauce Slayer n'a rien de marquant. Cette deuxième partie d'album sinusoïdal est moins accrocheuse. Seul le déchainement du titre "Custer" émerge nettement, avec un refrain que tout fan devrait se rentrer vite dans la boite cranienne ("cut cut cut me up and fuck fuck fuck me up"). Le savoir faire, le son, l'ambiance laissent une meilleure impression de cet album que le précédent sorti six ans plus tôt. Le groupe démeure schizophrène depuis 10 ans, d'un côté il renoue avec ses premiers albums tout en gardant des compos mollassonnes et manquant d'inspiration de l'autre, mais c'est fois la mixture est plus équilibrée qu'auparavant. Slipknot devrait tout de même parvenir à rassurer des fans un peu secoués ces dernières années, entre décès, interrogations sur les suites du groupe, et éviction de Jordison, avec un album qui dans l'ensemble tient la route à défaut d'autre chose. Quant à ceux qui détestent le groupe, ils ne devraient pas changer d'avis.
Hamster (06.5/10)
Roadrunner Records / 2014
Tracklist (64 minutes)
1. XIX (3:10) 2. Sarcastrophe (5:06) 3. AOV (5:32) 4. The Devil in I (5:42) 5. Killpop (3:45) 6. Skeptic (4:46) 7. Lech (4:50) 8. Goodbye (4:35) 9. Nomadic (4:18) 10. The One That Kills the Least (4:11) 11. Custer (4:14) 12. Be Prepared for Hell (1:57) 13. The Negative One (5:25) 14. If Rain Is What You Want (6:21).
Orange Goblin – Back From the Abyss
Author: Hamster ForeverOct 17
Orange Goblin. Presque 20 ans et à notre connaissance, toutes leurs dents. Et voilà un huitième album qui débarque. On sait à quoi s'attendre avec les londoniens. Une leçon de metal rugueux, toujours ancré sur une solide base Stoner / Doom, avec une prédilection pour les années soixante dix. Une pincée de Black Sabbath, un soupçon de Motorhead (il ne manque que Lemmy sur "The Devils Whip"), et une bonne dose d'énergie ("Bloodzilla" n'en manque pas pour ne citer que lui). La recette est connue, mais le plus étonnant avec Orange Goblin, c'est bien que la formule fonctionne au poil. L'album démarre au quart de tour, sur un tempo énergique, et quand le groupe ralentit cela n'a rien d'une torpeur digestive. Le chant mi abrasif, mi clair, sera toujours là pour te maintenir réveillé si nécessaire.
Les londoniens savent attirer et retenir l'attention de tout auditeur qui veut bien s'en donner la peine. "Heavy Lies the Crown" sonne avec une bonne dose de groove. Le groupe britannique déroule, et une fois encore le fan du groupe verra sa tendance un poil conservatrice rassurée. Le confort douillet de l'habitude peut susciter le débat, mais il n'empèche qu'à défaut de surprendre Orange Goblin livre un album qui captive. S'il fallait dénicher une surprise ce serait sans doute l'incursion inédite du groupe dans l'univers de HP Lovecraft avec le titre évocateur "The Shadow Over Innsmouth". Mais cela ne change rien aux figures de styles pratiquées par le vénérable groupe britannique. Orange Goblin demeure fidèle à ses racines, et sans mettre d'eau dans son vin, livre un album convaincant. Si vous avez apprécié les efforts précédents du groupe, l'évidence s'impose, Back From the Abyss est une valeur sûre.
Hamster (08.5/10)
www.facebook.com/orangegoblinofficial
Candlelight records / 2014
Tracklist (54 minutes) 1 Sabbath Hex (04:47) 2 Ubermensch (03:56) 3 The Devil’s Whip (02:14) 4 Demon Blues (04:40) 5 Heavy Lies the Crown (06:18) 6 Into the Arms of Morpheus (07:06) 7 Mythical Knives (04:47) 8 Bloodzilla (04:10) 9 The Abyss (05:33) 10 Titan (01:59) 11 Blood Of Them (05:47) 12 The Shadow over Innsmouth (02:53)