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Hirax – Immortal Legacy

hirax-immortalAmateurs de thrash et de speed metal – forcément – survitaminé, l'heure est aux réjouissances, le groupe culte Hirax est de retour avec Immortal Legacy, dont la sortie était initialement prévue en 2013 voit enfin le jour. Cinq ans après El Rostro de la Muerte (2009). L'album arrive à point nommé pour fêter les 30 ans d'existence du groupe, qui n'a pas renié ses racines, comme l'affirme le chanteur Katon W. De Pena, fondateur du groupe et seul rescapé du line up d'origine. Le sang frais ne manque pas dans le groupe, Mike Guerrero à rejoint le groupe en 2011, tandis que Lance et Steve Harrison sont à bord depuis 2006. Jorge Iacobellis est derrière les fût depuis 10 ans.

Au moins vous êtes prévenus, n'attendez rien d'autre que du trash à l'ancienne, authentique, un poil retro mais certifié tout droit sorti des années 80. À un détail près et pas le moindre : le son. Le groupe a fait appel à Bill Metoyer (Slayer, Armored Saint, W.A.S.P., Sacred Reich).

Un producteur de légende pour Hirax, figure notable du label Metal Blade, et qui a déjà travaillé dans les années 80 avec le groupe. Hirax n'a rien négligé, jusqu'au moindre détail, comme la pochette de l'album réalisée par Philip Lawvere (Kreator/Celtic Frost). Pour couronner le tout, Hirax s'est entouré de quelques invités aux guitares : Jim Durkin (Dark Angel), Juan Garcia (AgentSteel/Evildead) et Rocky George (Suicidal Tendencies/Fishbone).

Du côté des compos, pas de surprise, neuf morceaux, et trois interludes, deux qui officient dans une veine thrash classique, et un morceau exclusivement joué à la basse (« Atlantis (Journey To Atlantis) ». Katon oscille entre chant clair et passages un peu plus rageurs, tandis que le reste de la troupe tabasse à un train d'enfer (un titre percutant comme « Violence Of Action » annonce la couleur et ne prend pas de gants). Les nostalgiques des groupes de thrash des années 80 ne sauraient rester insensibles à ces violentes charges menées avec détermination. Immortal Legacy possède des compos solides et énergiques, dans la veine des Nuclear Assault, Overkill et autres Testament. Il va de soi que le nouvel album d'Hirax ne fera ni chaud ni froid au réfractaires du genre, les amateurs de thrash en revanche pourraient avoir matière a headbanguer furieusement. 

Hamster (08/10)

 

www.hirax.org

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SPV – Steamhammer / 2014

Tracklist (37:58) : 1. Black Smoke 04:35 2. Hellion Rising 04:05 3. Victims of the Dead 03:07 4. Thunder Roar, The Conquest, La Boca de la Bestia – The Mouth of the Beast 04:54 5. Earthshaker 00:44 instrumental 6. Tied to the Gallows Pole 04:05 7. Deceiver 03:42 8. Immortal Legacy 04:40 9. S.O.W. 00:57 10. Violence of Action 03:36 11. Atlantis (Journey to Atlantis) 01:30 instrumental 12. The World Will Burn

 

Tant qu’il y aura du buzz

Dans les légendes urbaines colportées à notre sujet sur la toile, il y en a quelques-unes qui sont particulièrement savoureuses. On a déjà parlé du rapport étrange qu'entretiennent quelques groupes et responsables de labels au sujet de l'objectivité, il est vrai que c'est tellement plus agréable de se faire encenser… Voilà que certains se répandent sur le fait que nous aurions délibérément massacré leur travail dans une chronique dans le seul but de faire du buzz. Du BUZZ. Le mot est lâché.

Hé bien c'est vrai. Chaque vendredi, je consulte les statistiques et je convoque les chroniqueurs, à charge pour eux à la lecture des mots-clés qui amènent au site de proposer un article qui fera le buzz à coup sûr. Le prochain d'ailleurs, je vous le délivre en avant-première bande de veinards, sera consacré à ces ringards de metalleux qui arborent fièrement une coupe mulet, et qui cherchent sur la toile "les mystérieuses cités d'or – hentai". 

Plus sérieusement, derrière le mot Buzz, il n'y a rien de tout cela. Je suis désolé d'avouer que nous n'avons pas de stratégie concertée de publicité sauvage. Parfois, c'est même agaçant, quand on a écrit un article avec soin, de le voir relégué à des centaines de lectures par un démontage en règle du dernier album d'Emmental Eviscération qui se retrouve en tête des chroniques les plus lues du mois. 

Agaçant mais pas plus que cela : après tout, les articles du site quels qu'ils soient sont faits pour être lus. Et ce n'est pas la régie publicitaire qui s'en plaindra, quel que soit le buzz, c'est toujours bon à prendre. Pour autant, je réfute toute volonté de s'acharner sauvagement sur des "petits" groupes qui ont sué sang et eau pour sortir un disque. Quel que soit le statut du groupe dont l'album est chroniqué, ce n'est pas pris en compte lorsque l'article fait le buzz. Christopher Johannsson de Therion peut en témoigner, nous n'avons pas ménagé sa dernière sortie discographique, et nous sommes sur la même longueur d'onde lorsqu'il explique que même un mauvais buzz est bon à prendre.

On en oublierait presque le buzz positif engendré par une chronique qui a plu au groupe ou au label et dont la diffusion n'a rien à envier aux diffusions sujettes à polémique.

Faire du buzz pour faire causer, pour exister ? Cela ne tient pas la route. Certes, certains articles mis en avant provoquent une hausse des connexions -sur une durée très limitée – mais il n'y pas d'utilisation abusive de notre part : les chroniqueurs sont libres de proposer des articles susceptibles de faire le buzz, dès lors que le sujet est pertinent. 
Au contraire de certains sites, nous ne publions pas des dossiers qui touchent le fond du genre les "50 chanteuses les plus sexy du metal" qui doivent provoquer bien des connexions de métalleux mâles. Voilà une occasion manquée de faire du buzz pourtant…
Lorsqu'il s'agit de chroniques, la maîtrise du buzz en question est très relative, cela dépend d'abord de vous lecteurs, puis des groupes concernés, qui jouent le jeu, ou pas.

 

Monte Pittman – The Power Of Three

MontePittman-potChroniquer un album du guitariste de Madonna ? Vous êtes tombés sur la tête chez Metal Blade ? Quelques écoutes plus tard, il faut bien l'admettre, ce serait vraiment réducteur de réduire le bonhomme à ses prouesses sur scène avec la Madonne (au delà du fait qu'il lui aurait appris à jouer "A New Level" de Pantera). Et ce d'autant plus qu'il à également été guitariste de Prong (sur Scorpio Rising entres autres) Avec ce troisième album c'est la première incursion metallique massive qu'entreprend seul Pittman. Jusqu'à présent il s'était surtout distingué par des albums acoustiques.
Une année passée auprès du producteur Flemming Rasmussen (Metallica, le son de Master Of Puppets). Passée l'intro qui fait entendre des craquements de vinyles (qu'on retrouve en fin d'album),  The Power Of Three beneficie d'un son massif qui met en valeur une guitare rythmique musclée. Ici la tonalité est au mur de guitare rythmique agressive, qui n'est pas sans rappeler Metallica sur le premier titre et sur "Missing", plus souvent Prong tout au long de l'album, avec un pincée de punk ("Blood Hungry Thirst"). Mais avec un chant clair qui manque parfois de relief, la formule perd nettement en agressivité, notamment sur un titre rock et mou du genou comme "On My Mind".
Pour avoir un peu de piment aux chant, il faut attendre le dernier titre qui bénéficie de vocalises agressives, plutôt réussies.
Auparavant, "Away From Here" n'évite pas l'écueil du titre un poil répétitif malgré une tonalité plus agressive. Après ce passage à vide surgit le moment fort de l'album avec le titre "Before the Mourning Son", accrocheur, dense et efficace, du grand Prong s'impose entre les oreilles. Et en guise de cerise sur le gateau le morceau final  "All Is Fair In Love And War" , avec vocalises agressives , solis de guitares échavelées et la section ryhtmique musclée. Monte Pittman ne révolutionne pas le genre, entre rock dur à poils ras et metal à poils longs. Suffisamment accocheur, bien fcielé avec sa production bétonnée, il faut reconnaitre qu'il y a de bons moments à savourer à coups de riffs ravageurs. "The Power Of Three " peut accrocher les plus ouverts d'entre vous.

Hamster (07/10)

www.montepittman.com

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Metal Blade records / 2014

Tracklist (57:40) 01. A Dark Horse 02. Delusions Of Grandeur 03. Everything's Undone 04. Blood Hungry Thirst 05. On My Mind 06. Away From Here 07. Before The Mourning Son 08. End Of The World 09. Missing 10. All Is Fair In Love And War