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Grand Magus – Iron Will

grand-magus-ironwillLes suédois sont de retour avec un quatrième album qui fait l'effet d'un magistral coup de pied aux fesses ! Le groupe a un poil changé de tonalité, en axant Iron Will sur des figures de styles empruntés au heavy metal d'antan, et l'effet s'en ressent d'entrée. Très dynamiques, les deux premières compos se situent dans la veine d'un Spiritual Beggars inspiré, cela dit Grand Magus ne néglige pas ses fondamentaux et retrouve bien vite ses réflexes de pachyderme doom à l'ancienne (comme en témoigne le titre éponyme de l'album). JB n'a rien perdu de ses qualités de vocaliste (il faut en revanche qu'il se modère un poil en concert ou à force d'écluser des bières il peut montrer des signes de faiblesse), et l'ensemble du groupe demeure toujours aussi percutant.
Grand Magus sait aussi se montrer épique (« Silver Into Steel » et son intro acoustique) et soigne toujours aussi bien l'ambiance. Au fond, rien ne manque dans le tour d'horizon que propose le groupe qui a su mixer habilement des recettes à priori opposées et un tantinet désuètes. Bien produit en prime, on n'a qu'un regret à l'issue de l'écoute d'Iron Will, sa durée est un poil courte, d'autant plus que le groupe s'est fait attendre quelques années avant d'offrir un successeur à Monument (2003). Au delà de ça, Grand Magus n'a pas loupé son retour, Iron Will peut sans peine figurer parmi les albums de l'année 2008 qui valent le détour !
 
Hamster (08.5/10)

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Rise Above records – La Baleine / 2008

Tracklist (41:23) :  01. Like The Oar Strikes The Water  02. Fear Is The Key  03. Hang  04. Iron Will  05. Silver Into Steel  06. The Shadow Knows 07. Self Deceiver 08. Beyond Good And Evil  09. I Am The North.

 

Arkhon infaustus – Orthodoxyn

arkhon-infaustus-orthodoxynTchht…test…tchht ..un deux…un deux… test. Ok ! J’avais peur que le contact ne puisse s’établir…Ici Sheol, à vous. Où suis-je exactement, je n’en sais rien…Il me semble qu’après quelques écoutes de ce nouvel album d’Arkhon Infaustus, je sois sorti de ma cuisine pour me perdre dans des profondeurs abyssales… Ah ben bravo les gars hein ! C’est du joli tout ça ! C’était une belle journée pourtant ; soleil, gazouillis printaniers et tout le toutim. Je me suis dit « Tiens, en préparant mon petit plat de légumes du soleil aux herbes de Provence, je pourrais m’écouter un p’tit album…Qu’est ce que j’ai dans mon stock de nouveautés ?? Ah ! Le dernier Arkhon Infaustus ! Allé emballé c’est pesé, play ! ». J’avais qu’une envie, c’était de me descendre tout ça rapido presto pour attaquer le dessert ; fondant au chocolat avec boule vanille, mon préféré.
Et là j’avoues que les choses ont pris une tournure inattendue. Les senteurs agréables de mon petit plat se sont vite évanouies pour laisser place à l’odeur du souffre, et la pièce s’est emplie d’une atmosphère poisseuse et profondément malsaine. Les couleurs joyeuses étalées dans mon assiette se sont muées en une sorte de boue immonde et repoussante, et mon appétit s’est barré vite fait en me faisant un doigt, comme s’il avait peur. Et je le comprend, je m’en vais d’ailleurs vous expliquer pourquoi de ce pas.

Ce nouvel album vient nous prendre par surprise. Orthodoxyn marque un renouvellement dans la musique du groupe ; les tempos se font plus lents, mais l’objet n’en devient que plus vicieux. La violence d’antan a laissée place à quelque chose de plus rampant, de plus contenu, mais de foutrement efficace. Les neufs morceaux composant cet opus doivent être pris comme un tout très homogène ; une sorte de longue ode à la gloire des ténèbres, qui se déploie peu à peu et nous entraîne toujours plus loi dans terres inhospitalières. C’est à coups de changements de rythmes et de tonalités, de guitares dissonantes et de vocaux versatiles qu’Arkhon Infaustus s’emparera de vous. 

Les vocaux sont particulièrement importants, ils jouent un rôle prépondérant dans l’atmosphère dégagée par Orthodoxyn. Jetez une oreille à « La particule de Dieu »… franchement angoissant avec ces voix qui s’enchevêtrent et qui répètent sans cesse les mêmes phrases comme des invocations. Du très bon travail. Les morceaux reposent sur des structures complexes et mettent en relief un travail de composition qui a dû être assez énorme. C’est certain que l’évolution par rapport à « Perdition insanabilis » est déroutante. Exit la machine à blast, le groupe a trouvé la recette pour donner naissance à une musique encore plus sombre et violente, mais tout y est plus diffus. Le malaise s’installe progressivement.  Orthodoxyn est lourd, Orthodoxyn est oppressant, torturé, dérangeant même, ce qui le rend très difficile d’accès, et c’est peut être là son seul défaut : certains auditeurs risquent d’être découragés et de lâcher l’affaire rapidement, et je les comprends. Cet album doit être apprivoisé, il requiert de la patience. Mais une fois la difficulté des premières écoutes surmontée, le plaisir est décuplé. Par contre la journée est plombée.
Ouai, c’est bien ce que je disais ; bravo les gars ! Comme disait l’autre « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir ». Du coup, j’ai même pas pris de dessert…

Sheol (08/10)

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Osmose Production – Socadisc / 2007

Tracklist (49:00): 1.Trigrammaton 2.When they have called 3.Magnificat satanas 4.Behind the husk of faith 5. La particule de Dieu 6.Narcofili sancti 7.Evanggelion Youdas 8. Annunciation of the holy ghost 9. Orthodoxyn  

 

Arsis – We Are The Nightmare

arsis2008On peut être brutal et technique ! D'ailleurs dans le Death metal, il existe une bonne pelletée de spécialistes de ce genre de tracasseries pour conduits auditifs, et Arsis figure sans peine parmi les meilleurs du genre death metal un poil compliqué qui tâche.

Ce troisième album confirme le haut niveau technique du combo, solis de guitare de haute volée, riffs thrash death dont les saccades collent aux murs et un batteur monstrueux, la mixture produite au poil (par Zeus qui s'est occupé d'Agnostic Front notamment et mixée par Alan Douches – Unearth entre autres) est dévastatrice et passionnante, tant le groupe joue avec les nerfs en variant les tempos sans prévenir, Arsis se permet le tour de force d'être imprévisible dans un genre qui en a vu d'autres. Les chansons sont arrangées finement, accrocheuses, variées et sans le moindre temps mort. Côté influences on peut retrouver quelques similitudes dans la démarche avec Necrophagist et quelques vieilles gloires disparues du Death Metal, sans oublier le thrash. En tout cas, le saut qualitatif accompli par ce combo de Virginia Beach vaut vraiment le détour et mérite qu'on y accorde plus d'une oreille !

Hamster (08,5/10)

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Nuclear Blast – Pias 2008
Tracklist (40:46) 01. We Are the Nightmare 02. Shattering the Spell 03. Sightless Wisdom 04. Servants to the Night 05. Failing Winds of Hopeless Greed 06. Overthrown 07. Progressive Entrapment 08. A Feast for the Liar's Tongue 09. My Oath to Madness 10. Failure's Conquest