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Hamster Forever
Sep
13
Formé en 2001 au fin fond de la Norvège, Allfader s'est étoffé au fil des années passant d'un duo à un quintet délivrant du black metal pur jus, dont la compilation de deux démos en 2002 "From The Darkest Star" (regroupant "Furore Normanorrous" et "Nightfall" toutes deux enregistrées en 2001) leur permis de sortir de l'anonymat.
Leur démo suivante, sobrement intitulée "Demo 2003" (hé ben non pas de gloire-à-satan-caché-dans-le-bois-au fond-à-gauche-derrière-l'église-en-feu…) est le signe d'une évolution musicale notable, dont le registre se résume à un black/death efficace à défaut d'être novateur. La démo "Into Nothingness" suit en 2004, puis le groupe passe enfin aux choses sérieuses en enregistrant son premier album "At Least We Will Die Together" en juin 2005 aux studios Hansen. Enfin en début d'année 2006 c'est la signature chez Osmose et voici l'album fin prêt pour envahir les bacs en cette rentrée. Le début de la galette peut sembler sans surprise pour les amateurs de black metal Norvégien, mais l'air de rien le groupe envoie le bois par palettes, maîtrise les variations de tempos, les riffs sont efficaces et dynamiques. A la batterie la double pédale est à plein régime, les vocalises malsaines à souhait (une mixture alternant grondements d'ours et hurlements), bref pas grand chose qui distingue le groupe de nombre d'éminents confrères.
Pourtant, Allfader ne se contente pas de balancer des compos basées sur des guitares et une section rythmique survitaminées, ils ont de la ressource et le prouvent, comme en témoignent les passages de guitare mélodiques plutôt relevés. Et voilà que surgissent des choeurs au chant clair inattendus mais qui arrivent à point nommé pour donner au disque une tonalité orginale (d'ailleurs pour l'anecdote aux choeurs il s'agit de Jacob Hansen le producteur qui pousse la chansonnette). Le tout est bien ficelé, cohérent, au point qu'on a l'impression d'avoir affaire à un rouleau compresseur du début à la fin. Un premier album prometteur.
Hamster (08/10)
www.allfader.com
Osmose / 2006
Tracklist (53:09 mn)
01. We Will Go 02. This Blackened Heart 03. Into Nothingness 04. Hate Is My Creed 05. Sanctimonious 06. Born To Serve 07. Hevnen 08. One Thousand Days Of Poison 09. Cursed Chemistry
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Hamster Forever
Sep
12
Méfiance… un groupe de doom chez un label spécialisé poule metal gothique ? Suspect… Pas tant que ça, si l'on prend en compte le fait que des membres de Midnattsol (folk metal nordique signé chez Napalm) soient membres de ce sombre équipage… Ahab commence à se faire un nom dans la communauté doom à poils longs, révélé à la lumière du jour en 2005 au renommé Doom Shall Rise festival ou le groupe avait écoulé pas moins de 30 exemplaires de leur EP The Oath.
La durée des compos fleure bon le doom : entre 10 et 12 minutes. Confirmation, au bout de deux minutes d'intro au clavier anodines, c'est le lacher de doomsters funéraires sur les enceintes, gros riffs de pachydermes, un batteur qui suit tranquillement le tempo et des vocalises plus-ténébreuses-tu-meurs-ou-tu-imites-le-vocaliste de Tyranny (au choix !). D'ailleurs ça tombe bien, l'influence de Tyranny est particulièrement présente à ceci près qu'ici on a droit à des passages permettant de grands moments de headbanging. Le groupe ne passe pas tout son temps à écrabouiller minutieusement tout ce qui bouge, on a droit à quelques passages mélodiques, agrémenté de chant death. En tout cas, amis metalleux désormais pour avoir une illustration sonore de Moby Dick d'Herman Melville, vous avez le choix, les joyeux Mastodon (qui aiment faire les clowns dans leurs vidéos), ou ce sépulchral album. En tout cas, pendant que My Dying Bride s'égare, voilà un premier album qui fait figure d'entrée en matière réussie.
Hamster (07.5/10)
www.ahab-doom.de
myspace.com/ahabdoom
Napalm Records / 2006
Tracklist (67:41 mn) 01. Below The Sun 02. The Pacific 03. Old Thunder 04. Of The Monstrous Pictures Of Whales 05. The Sermon 06. The Hunt 07. Ahab's Oath
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Hamster Forever
Sep
10
La capitale de l'industrie automobile en amérique du Nord a une réputation bien établie en matière de rock sauvage (pour les plus sourds et plus âgés d'entre nous, ça nous rappelle les MC5 ou les Stooges emmenés par Iggy Pop). Les vieilles gloires ayant mordu la poussière depuis un bail (bon, admettons, Iggy s'automutile encore de temps en temps sur scène mais moins souvent qu'auparavant), place à la relève, tendance metalcore. Les Walls Of Jericho (nan les fans de heavy metal je vous arrête tout de suite, c'est pas d'un tribute band à Helloween dont on parle là !), nous livrent un troisième album qui est leur meilleur effort à ce jour ni plus ni moins.
L'intensité aggressive du groupe est montée de plusieurs crans, avec un son monumental que le groupe n'avait jamais eu jusqu'à présent, ils ont eu un sacré flair en faisant appel à Ben Schigel (Chimaira). Candace rivalise sans peine dans les vocalises aggressives avec la plupart des ours en activité dans le metal (avec ou sans core). Les riffs et la sections rythmiques vont vous passer à la moulinette, et vous serez au fond soulagés que l'offensive ne dure que 31 minutes, abstraction faite de la "ballade" No Saving Me (le groupe nous avait déjà fait le coup du morceau acoustique auparavant), ou Candace dévoile un chant clair des plus charmants. Moins original, plus rentre-dedans et plus efficace, avec en prime le son qui va faire pleurer le voisinage… un bon crû en somme.
Hamster (08/10)
www.facebook.com/WallsofJericho
Tracklist (35 minutes)
01. A Trigger Full Of Promises 02. I Know Hollywood And You Ain't It 03. And Hope To Die 04. Plastic 05. Try Fail Repeat 06. The Haunted 07. And The Dead Walk Again 08. Another Day, Another Idiot 09. No Saving Me 10. Welcome Home 11. With Devils Amongst Us All