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Crionics – Human Error

crionics_humanAvec Empire records on va finir par se jeter sur leurs galettes les yeux fermés, vu la qualité du cru 2003… Crionics, encore un groupe polonais qui manifestement à du talent à revendre. On ne pas manquer de constater qu'empire records signes des groupes qui ont chacun leur propre style, et pour ce qui concerne Crionics c'est de black metal grandiloquent, apocalyptique, tout en ayant le bon goût de ne pas nous infliger une production nécroscopique à la sauce "troue ivole" (en même temps admettons le, quel courage de s'acharner à produire un album sur un répondeur téléphonique deux pistes, mais trève de fascination pour le vide on s'éloigne du sujet là…). Car ce qui frappe -en même temps que les riffs dévastateurs qui ouvrent cet album, c'est bien le son qui tend à démontrer une bonne fois pour toutes que la Pologne est une terre d'accueil favorable désormais aux studios d'enregistrement. Passé l'épreuve du son, voyons ce que Crionics a dans le ventre. Et bien, côté musique proprement dite, la mixture est plutôt alléchante.
 
Un peu de death brutal, un peu de black metal, pour les vocalises (pour les béotiens, disons un ours vraiment en rut) qui cohabite sans peine avec le chant black, des blast beats à la pelle, des changements de tempos en cascades, le tout exécuté avec une grande maîtrise. Le groupe emprunte également au thrash tendance vieille école des années 80, commen témoigne le morceau "Crionics", assez irrésistible. Et les solis de guitares sont justes comme il faut (pas de délire masturbatoire, ni de brouillon). Ils aérent des compos qui ne brillent certes pas grâce à une orginalité à tomber par terre, mais au moins le groupe a livré ici un album qui ne souffre pas de faiblesse sur le plan de l'efficacité. Tout plus pourrait on grincer des dents à l'écoute du son de clavier parfois proche du premier bontempi (et dont les passages sont vraiment prévisibles), mais fort heureusement il n'est pas au premier plan… Cela dit, Crionics se hisse dejà au niveau de la crème des groupes norvégiens, ou de Behemoth s'il ne faut en citer qu'un parmi ses confrères les plus proches, et s'avère dès plus prometteurs.
 
Web hamster (07/10)

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Empire records – Adipocere / 2003

Track listing (44:45) 01. Satanic Syndrome 666 02. Waterfalls Of Darkness 03. Lunatic Gate 04. Hallowed Whores 05. Crionics 06. Episode Of The Falling Star 07. Matrix Of Piety 08. Precipice Gaped 09. Sacrosanct Strength 10.Indoctrination Procedure.

 

Society 1 – Exit Through Fear

society1_exitMatt Zane (qui se surnomme Lord Nexus) est une petite célebrité aux Etats-Unis. Il est acteur de porno et producteur de la série Backstage Slut dans laquelle sont, entre autres, apparus Fred Durst et Jonathan Davis. Dans la vidéo promotionnelle de cet album on voit un certain nombre d'images tournées live et backstage où le sieur Zane invective la foule en les insultant, montre ses fesses et agrémente le tout d'images hot.

Pour le vidéo-clip de Nothing, il s'est pendu avec des crochets dans le dos. Bref, on a affaire à un gugus qui, disons, se donne une image forte et sa notoriété n'est pas étrangère à l'enregistrement de cet album.. Voilà, en toutes ces lignes je n'ai pas dit un mot de la musique de Society 1. Je ne pense pas que son leader puisse m'en vouloir car apparemment ce n'est pas ce qui compte dans son groupe. En résumé, il ne se passe pas grand chose sur ces dix titres. Matt Zane est un fan de Marilyn Manson, personne n'en doutera. Il aime beaucoup aussi Ministry surtout celui de l'époque de Psalm 69 (à titre d'exemple " Hate " qui est quasiment du plagiat). Rares sont les groupes qui sont capables de faire de bons morceaux avec peu d'idées et Society 1 n'en fait pas partie. Avoir deux riffs par morceaux et deux lignes chant (le tout sans la moindre originalité) ne peut rien donner de bien au bout du compte. On s'ennuie très vite. Le single, Nothing, est inintéressant avec son refrain martelé " You can what tou want to be ". Le chant de Matt Zane n'a rien de remarquable et la musique est très plate sans aucune inventivité. Et je vais me servir des phrases de Lord Nexus pour terminer : Nothing (pour ce disque), I don't care (de ce disque et je ne suis sûrement pas le seul dans ce cas) et surtout " you're empty " que l'on entend sur Me (dont le texte de ce morceau atteint des sommets en matière de médiocrité). Complètement anecdotique.

Vik (02/10)

https://www.facebook.com/society1

Earache – M10 / 2003 Track listing (44:24) 1.Nothing 2.Fornicate 3.All you want 4.Everyone dies (rock stars don't count) 5.Hate 6.No one 7.Me 8.Kill myself 9.I don't care 10.Lie.

Horresco Referens – Of Our Souls

Une bien bonne surprise que ce deuxième album du groupe parisien qui se définit comme un groupe de lust-metal, c’est-à-dire selon eux un mélange de thrash-death, de power metal et une touche de black. Je suis tout à fait d’accord sur cette définition de la musique de Horresco Referens et j’ajouterai à cela que ce cocktail est savamment dosé et mélangé. Horresco Referens est un exemple de plus du visage de la nouvelle scène brutal metal française : talentueuse et originale.
Il est difficile de coller une autre étiquette que lust metal à la musique du groupe parisien. Rash, chanteur guitariste de la formation a une très large palette vocale, du chant clair au chant black ainsi que plusieurs variétés de voix death. A cela la musique aborde de nombreuses atmosphères sans que cela nuise aucunement à la cohérence de l’album. Ainsi, grâce à cette voix capable de se diversifier autant, une musique aux tempos variables et des chansons évolutives et très travaillées (et il en découle de là que le niveau des musiciens est forcément à la hauteur de leur ambition), Horresco Referens a crée son style de musique.
Entre Purity of sex, morceau phare de l’album avec son influence thrash-power metal et Where sentiments live à l’ambiance plutôt doom de Where sentiments live en passant par la superbe intro guitare de Deceptes (chapeau bas pour Guillaume qui se révèle être un soliste accompli), Horresco Referens a enregistré un album captivant de bout en bout, mâture et vraiment très réussi. Et le mot de la fin sera celui des musiciens du groupe : Le lust-metal c’est aussi la musique que les membres d’Horresco Referens ont toujours voulu entendre et que personne ne jouait. Et j’espère qu’on sera nombreux à partager cet avis.

Vik (08/10)

http://www.myspace.com/horrescoreferens

Anvil Corp – Wagram / 2003

Track listing (..:..) 1.Of 2.Gorgeous 3.Sarx 4.Purity of sex 5.Last letter 6…Our…7.Where sentiments live 8.Deceptes 9.The rain 10.Suicide planet 11….Souls.