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Édito de printemps 2013

Patate, ton édito de printemps a un mois de retard !

Beh ouais, boss, mais le printemps aussi… Enfin, le soleil se rapproche tout doucement du Nord de la Loire, pile pour la reprise des festivals. Dans une semaine, Metalchroniques repart sur la route, en commençant par le PPM Fest à Mons où des poids lourds comme Stratovarius, Avantasia et Behemoth viendront en coller plein nos esgourdes et nous dégivrer les mirettes. Et ensuite ? La liste de nos pérégrinations est longue et passera par la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne. Neurotic Deathfest, Thronefest, Extremefest, Fortarock, Hellfest, Metal Mean Festival… Attendez-vous à un max de photos, à un max de live reports et, on l’espère, une interview ou deux…

Et pour le reste ? Rien de neuf, les mois passent, les chroniques se succèdent, les bonnes surprises côtoient les albums franchement médiocres, et nous entamerons bientôt notre douzième année sur la toile. Douze ans sans concessions, sans langue de bois, quitte à se farcir une réputation de traîneur de casseroles. Au moins, on pourra pas nous reprocher de lécher des fions. Et puis, en parlant de casseroles, vous avez vu ce que Lars Ulrich a fait avec une batterie de Tefal ? St Anger… Et on en parle encore !

Et la suite, on la voit comment ? Pas de changements à l’horizon. Pourquoi changer une formule qui gagne… de plus en plus, d’ailleurs, nos stats augmentent au fil des semaines, malgré le bug dont nous avons été victimes en début d’année. Ca fait chaud au cœur de voir que notre zine vous intéresse tant… et ça doit mal faire au fion de nos détracteurs. 

Stay sick and see you on the road

Patate

369934Aborder le cas de Volbeat est toujours assez hasardeux. Je me souviens encore des réactions à ma chronique de leur effort précédent. « Intolérant », « Tu ne reconnaîtrais pas un bon album s’il te pissait sur la jambe », « S’ils font la première partie des Mets, c’est pas par hasard »… Ma mailbox avait chauffé, mine de rien, et l’annonce d’un nouvel album m’avait donc incité à reposer une oreille attentive sur ce groupe, au cas où j’aurais vraiment raté quelque chose, au cas où je prendrais maintenant conscience des qualités de ce combo. Et puis, Rob Caggiano (ex-Anthrax) les a rejoints, quoi… 

Pas de bol pour moi, même les fans de la première heure qui font partie de mon cercle d’amis (tiens, vous voyez que je suis tolérant, j’ai des amis qui aiment Volbeat) n’aiment pas cet Outlaw Gentlemen and Shady Ladies. La tendance à l’édulcoration du propos – déjà entamée sur Beyond Hell/Above Heaven – s’accentue encore ici. L’exemple le plus frappant ? « Cape Of Our Hero », le premier single, le genre de morceau taillé pour la radio grand public, sans aspérités, sans punch… et encore, s’il ne s’agissait que de ce morceau, on pourrait passer l’éponge, mais que dire de « The Nameless One » ? Ou de « Dead But Rising » ? Certes, Volbeat n’avait jamais été un foudre de guerre qui explosait les tympans à grands coups de riffs ravageurs, mais le groupe avait la capacité à pondre des morceaux catchy et entraînants à l’époque des premiers efforts. Bon, ça faisait très « Les Forbans du Metal », tout ça, mais même ça a disparu aujourd’hui. Maintenant, on se coltine « My Body », dont le refrain sonne comme du Shania Twain. Ouais, Shania Twain. Et encore, perso, je préfère Shania. Au moins, elle, je peux la ramener à la maison et la besogner jusqu’à ce qu’elle me crie « MAN, I FEEL LIKE A WOMAN ». Et dire qu’elle a 47 ans. Grrrr…

En temps normal, j’aurais ignoré cet album. Mais il y a « Room 24 », avec un guest de King Diamond. Et c’est là que j’ai envie de devenir très désagréable avec ce groupe, parce que « Room 24 » est un très bon morceau, le genre de morceaux qui met en exergue la pauvreté du reste de l’album. Un diamant dans une merde de chien. Quel gâchis… 

Mister Patate (1/10)

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Vertigo Records / 2013
Tracklist (58:30) 1. Let's Shake Some Dust 2. Pearl Heart 3. The Nameless One 4. Dead But Rising 5. Cape Of Our Hero 6. Room 24 7. The Hangman's Body Count 8. My Body 9. Lola Montez 10. Black Bart 11. The Lonesome Rider 12. The Sinner Is You 13. Doc Holliday 14. Our Loved Ones

 

Dark Sermon – In Tongues

367105Certains ont décidément le cul bordé de nouilles. Prenez les ricains de Dark Sermon : formation en 2012, une démo sous le bras et directement le jackpot en signant chez Nuclear Blast Records. Bon, l’histoire récente nous démontre que la maison Donzdorf n’a pas toujours la main heureuse quand il s’agit de dénicher de nouveaux talents (qui a dit Thy Art Is Murder ?), mais on pouvait espérer que la jeunesse de Dark Sermon ne soit pas un handicap, qu’ils ne seraient pas du genre à suivre bêtement le troupeau…

En plus, ils viennent de Tampa, Floride, la Mecque du Death Metal. Bon signe, hein ?

Hein ?

Arrêtez tout de suite de vous toucher la nouille en pensant qu’on tient le nouveau Deicide, le nouveau Morbid Angel ou le digne successeur d’Obituary. Vous vouliez du vrai Death Metal, avec supplément d’odeur d’aisselle et poils bien bouclés sur la poitrine ? Désolé de vous décevoir, même si le background Death Metal est présent, Dark Sermon ne joue pas dans la même ligue. Pour l’orientation musicale, ces petits ricains ont plutôt pêché leur inspiration chez All Shall Perish, Job For A Cowboy et The Black Dahlia Murder. Je sais, ça risque d’en refroidir plus d’un pour qui « Tampa = gros rouge qui fait des taches », mais il faut voir le bon côté des choses :

1. On a déjà vu pire comme source d’inspiration.
2. Le talent et la maîtrise sont au rendez-vous.
3. Vous avez vu ce que sont devenus Deicide, Obituary et Morbid « TOO EXTREME » Angel ?

Au final, Dark Sermon tire bien son épingle du jeu en proposant un album qui n’entrera pas forcément dans les annales mais qui a le mérite d’être bien né. Sans se contenter de singer leurs influences, ces petits jeunots livrent un premier effort appréciable. Bon, la production est un peu faiblarde et quelques passages fleurent bon le remplissage « core » de base (plus particulièrement dans la doublette « Forfeit I – Forfeit II »), mais ces quelques imperfections n’entachent pas trop le tableau final. Le potentiel est là, reste à voir s’ils sauront le développer et l’utiliser à bon escient à l’avenir.

Mister Patate (7/10)

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Nuclear Blast Records / 2013
Tracklist (43:53) 1. The Shepherd’s Staff 2. Imperfect Contrition 3. Hounds 4. The Scales of Justice 5. Cursed 6. Forfeit I: The Crooked Quill 7. Forfeit II: Worn Thin 8. The Tree of New Life 9. Carcass 10. Testament 11. In Tongues