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Finntroll – Blodsvept

finnblodEn 16 ans et 6 albums, Finntroll aura fait un sacré bout de chemin, passant du statut d’épiphénomène de la scène Black scandinave à celui de leader d’une scène Folk Metal débridée et résolument portée sur les morceaux entraînants. On pourrait discuter pendant des heures de l’intérêt de cette scène, de la qualité plus que discutable de certains de leurs représentants (dont le nom commence par Korpi et finit par Klaani, pour ne citer qu’eux), mais s’il est bien un groupe qui a su survivre aux nombreux aléas et changements de line-up (aujourd’hui, plus aucun membre initial ne fait encore partie du groupe) et évoluer lentement mais sûrement, c’est bien Finntroll. Après un Nifelvind plus que correct, les revoilà donc avec Blodsvept et une furieuse envie de nous faire secouer nos miches.

La recette est connue et hyper prévisible : une base de Black, une grosse louche Folk, un côté déconne assumé. À ce niveau-là, les Trolls ne dérogent pas d’un iota à leur style. Cependant, le temps a beau passer, les sorties se succèdent, mais Finntroll garde cette fraîcheur et cette spontanéité que bien d’autres perdent rapidement en route. Là où un Korpiklaani mouline dans le vide depuis 4 albums, Finntroll a su conserver son rythme (un album tous les 3 ans depuis Jaktens Tid) et met ce temps à profit pour sortir un album à la fois familier et inédit. Blodsvept nous met en terrain connu sans pour autant tomber dans la redite facile et édulcorée.

Sans pour autant être l’album de l’année, Blodsvept contient son lot de morceaux réussis qui mettent de bonne humeur. Mission accomplie, une fois de plus.

Mister Patate (8/10)

 

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Century Media Records – 2013
Tracklist (42:58) : 1. Blodsvept 2. Ett Folk Förbannat 3. När Jättar Marschera 4. Mordminnen 5. Rösets Kung 6. Skövlarens Död 7. Skogsdotter 8. Häxbrygd 9. Två Ormar 10. Fanskapsfylld 11. Midvinterdraken

 

defsanDepuis mon retour, j’avoue ne m’être penché que sur des sorties à l’intérêt plus que discutable, à tel point que certains pensaient déjà que je me cantonnerais définitivement au poste de vieux connard aigri qui désosse tout ce qui lui passe sous la main. C’est mal me connaître. En effet, et bien que la rédaction de chroniques au vitriol soit mon passe-temps favori, il m’arrive aussi d’avoir des coups de cœur, des albums qui égaient ma journée, voire ma semaine. Parmi ces perles de plus en plus rares, une a tout particulièrement retenu mon attention : Passages Into Deformity des Teutons de Defeated Sanity.

Comment expliquer cet engouement de ma part ? Tout d’abord (et j’avoue que le vieux con en moi pointe le bout du nez), il y a cette orthodoxie dans ce que fait le groupe, cette capacité à maintenir son cap depuis des années maintenant. En quatre albums, Defeated Sanity aura réussi à se faire un nom, à marquer les esprits en combinant intelligemment brutalité et technique. Dès « Initiation », une entrée en matière pour le moins réussie, le groupe étonne encore. On savait le combo capable du meilleur (qui a dit Psalms Of The Moribund ?), mais ce qu’il nous livre ici est, à mes yeux, encore plus intéressant.

En effet, et c’est suffisamment rare pour le souligner, chaque intervenant à cet album nous propose une prestation bougrement efficace, à tel point qu’il est presque impossible de mettre en avant un membre du groupe. On pourrait souligner la maîtrise de Jacob à la basse et ses petites touches jazzy, mais peut-on pour le moins occulter le travail des guitaristes ? Ou la force de frappe et la précision chirurgicale de Lille à la batterie ? Ou le chant de Konstantin Lühring (ex-Despondency et, accessoirement, 4e chanteur en autant d’albums pour le groupe) ? Sur cet album, chacun a donné le meilleur de soi-même, et la somme de ces qualités donne un album véritablement enthousiasmant, une galette de Death Metal qui manie habilement la brutalité et la technique. 2013 a beau s’annoncer comme un bon cru au rayon Metal de la Mort (on citera pêle-mêle Katalepsy, Deeds Of Flesh, Suffocation, Devourment, Guttural Secrete…), mais nous tenons peut-être déjà ici un des prétendants aux premières places du Top 10 des amateurs du genre…

Mister Patate (9/10)

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Willowtip Records – 2013
Tracklist (37:44) 1. Initiation 2. Naraka 3. Verblendung 4. Lusting for Transcendence 5. The Purging 6. Verses of Deformity 7. Perspectives 8. Frenzy 9. Martyrium 

Tear Out The Heart – Violence

ViolenceC’est une manie chez ces connards de jeunots d’utiliser des mots méchants dans leur titre d’album ou le nom de leur groupe : après le merdique Hate de Thy Art Is Murder, nous avons droit aussi à Violence (hu hu hu) de Tear Out The Heart. On aurait pu espérer qu’un combo de brutal death colombien aurait déjà réservé ce nom. Hélas, il aura fallu qu’une bande de taches méchues passent par là et mettent la main sur ce patronyme qui, soyons honnêtes, avait une certaine classe…

Si seulement leur musique n’était pas si merdique…

Je sais, on va encore me reprocher le jugement facile, le délit de sale gueule, mais putain les gars, ouvrez les yeux : un groupe qui sort son album en vinyl rose, ça vous met pas la puce à l’oreille ? TotH fait du Gay-core : sous des dehors méchants vilains (l’équivalent musical du célèbre cuir-moustache-képi) se cachent en fait de tendres pousses aux tendances « touche-pipi dans les vestiaires ». Ha, j’ai rien contre les homos, hein : plus d’homos, plus de chances pour les hétéros de pécho de la meuf (nos vraies ennemies sont les lesbiennes, n’oubliez pas cela, de la vraie concurrence déloyale : placez une lesbienne bien roulée et un gars comme nous devant une jeunette encore incertaine sur ses goûts – comprenez par là qu’elle hésite encore entre le hot-dog et les fruits de mer – et je vous parie une bière que le gars va pouvoir se la coller sur l’oreille).

Mais pourquoi je parle de gouines, moi ?

Ha ouais, le chant clair putassier. C’est tellement sucré et mielleux que j’en ai attrapé le diabète. J’ai lu que le diabète rendait aveugle. Putain, j’aurais préféré devenir sourd. Il est temps que je me remette à la masturbation.

Bordel, pourquoi je parle de masturbation, moi ?

Ha ouais, l’album. En fait, il n’y a rien à dire sur cet album : c’est mauvais. Du Djeune-Core dans toute sa splendeur, avec le soupçon de chant autotuné qui fait dresser le kiki des ados en pleine découverte de leur corps et davantage de t-shirts hideux que d’albums… Dire que ce genre se propage à la vitesse d’une épidémie de chlamydia dans un lycée technique… et je crains qu’il soit tout aussi difficile de s’en débarrasser.

Si vous me cherchez, je vais me rincer les conduits auditifs, je me sens sale.

Mister Patate (please die in a fire/10)

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Victory Records – 2013
Tracklist 1. Dead By Dawn 2. Infamous Last Words 3. Crucified 4. Undead Anthem (ft. Caleb Shomo formerly of Attack Attack!) 5. Violence 6. Feed Me A Stray Cat 7. Coffin Eyes (ft. Dan Marsala of Story Of The Year) 8. Eternal Shadows 9. Closure 10. Only Posers Die 11. Darker Tides