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Fukpig – 3

Un troisième album – déjà, aurais-je envie de dire – depuis 2009, sans oublier un split avec Selfless et un EP digital, Batcave Full Of Bastards : mine de rien, les débuts de Fukpig ont beau avoir été hésitants (deux démos en début de décennie avant un hiatus de 7 ans), il semble que le groupe tienne clairement à rattraper le temps perdu. Toujours fidèle à sa réputation de débrouillards (le groupe s’autogère parfaitement, Paul Kenney allant jusqu’à assurer lui-même le suivi des commandes d’albums et leur envoi), Fukpig nous revient en ce début de la dernière année avant la fin du monde avec un 3e brûlot aux relents contestataires marqués.

N’attendez aucune innovation de la part du groupe. Une fois de plus, l’accent est mis sur la violence et le côté brut de décoffrage : rythmiques furieuses, guitares grésillantes, un frontman qui dégueule sa haine dans le micro pendant 16 pistes. Aucun répit ne vous sera accordé, et finalement, pourquoi cet album devrait-il comporter une pause ? 3 est une émeute musicale, un soulèvement contre toutes ces prods lisses et ces jeunes groupes à la mode. Fukpig s’en branle de savoir si vous aimez son disque ou pas, voire même si vous avez déjà entendu parler du groupe. Fukpig hurle sa colère sans se soucier de son prochain. Et bordel, ça défoule.

[8,5/10] Mister Patate

Site officiel : xxx

Myspace officiel : www.myspace.com/fukpig13

Facebook officiel : http://www.facebook.com/Fukpig

 

Devizes Studios – 2012
Tracklist (33:22) 1. … 2. Alcohol and Necropunk 3. Hack 4. Mean World 5. Democracy Reset 6. Fascist Moron 7. Unattainable Ideals 8. A Matrix Made of Shit 9. Hope Stings Eternal 10. Archaic Beliefs 11. Trogalodyte 12. Calculated Tyranny 13. Delight in the Dying of the Light 14. In the Absence of Your Saviour 15. This World is Weakening 16. The Eulogy of a Crushed Romantic
 

Craft – Void

En matière de Black Metal, la Suède n’a rien à envier à sa voisine norvégienne : Shining, Dark Funeral, Marduk… autant de groupes connus et reconnus qui, au fil des années, ont réussi à se forger une réputation solide. Mais si l’on gratte un peu plus loin, la Suède compte aussi quelques représentants certes moins connus mais tout aussi recommandables. Parmi eux, Craft, dont le 4e album frappe fort et juste.

Avant tout, il est assez étonnant, voire dommage que ce groupe ne bénéficie pas d’une promo plus large. Vous me direz que le Black Metal n’est pas une mode, qu’il n’est pas commercial et ne recherche pas la promotion, mais un groupe au potentiel aussi intéressant ne mérite pas de rester dans l’ombre, même s’il le souhaite. Du punch, Craft en a à revendre, et il nous propose en huit morceaux (l’intro étant purement anecdotique) un Black Metal brut de décoffrage, sans la moindre fioriture. Le son est brut, le riff est brut, la batterie est brute, le chant est haineux (et ressemble quelque peu à celui de Darkthrone à certains égards), tous les ingrédients sont réunis pour un album qui fleure bon la misanthropie. Pour résumer et vous donner une bonne idée : Craft est un Darkthrone qui n’aurait pas choisi une nouvelle voie et serait resté plus orthodoxe.

Fans de Black sans concessions, voici un album plus que recommandable : ni trop propre, ni trop crasseux, juste assez varié pour ne pas lasser, Void est une des bonnes pioches de l’année !

Note : 8/10

Site officiel : xxx

Myspace officiel : www.myspace.com/craftblackmetal

Carnal Records – 2011
Tracklist (xx:xx) 1. Intro (John's Nightmare) 2. Serpent Soul 3. Come Resonance of Doom 4. The Ground Surrenders 5. Succumb to Sin 6. Leaving the Corporal Shade 7. I Want to Commit Murder 8. Bring on the Clouds 9. Void
 

Terrorizer – Hordes Of Zombies

Tiens, un comeback ! Ca faisait longtemps, non ? Voyons voir, la dernière annonce de comeback, c’était Gorguts ? Ou Nasum en live avec Keijo ? Mmmm pas moyen de m’en souvenir, et on s’en fout un peu, car au rayon « grind qui tue », Terrorizer se pose là. World Downfall a beau être sorti quand j’avais 8 ans, il ne reste pas moins un de ces gros pavés dans la mare qui, de temps en temps, vient encore gentiment squatter ma platine. Et puis, un comeback, c’est Terrorizer, c’est un peu dans la logique des choses : un album, une séparation, un comeback, un album, une séparation (cette fois due au décès de Jesse Pintado), un comeback, un album. Business As Usual, quoi !

Premier changement frappant : la section rythmique. Au revoir Tony, bonjour David Vincent. Les fans de Morbid Angel ont dû tirer une drôle de tronche à cette annonce. Vous imaginez ça ? Morbid Angel sort un album sans Pete, officiellement blessé au dos, et voilà qu’on apprend que notre pote Pete passe sa revalidation à enregistrer un album de grind et qu’il bosse avec David ! Voilà de quoi défriser plus d’un fan de l’Ange Morbide. Autre changement majeur : Katina Culture, qui est chargée de faire oublier Jesse Pintado… une rude tâche, mine de rien.

Venons-en aux faits : la première écoute m’a franchement enthousiasmé. Un grand sourire aux lèvres, je dodelinais joyeusement du chef tout au long de l’album. Je le mis ensuite de côté pour traiter quelques albums moins enthousiasmants et le laissai reposer. Hélas, entre-temps et par le plus grand des hasards, j’ai remis la main sur un autre retour gagnant : Lock Up – Necropolis Transparent. Et là, la révélation : bordel, le voilà, le comeback grindcore des 5 dernières années ! 
 
Et Terrorizer, dans tout cela, me direz-vous ? Eh bien, Terrorizer avait, à l’instar de Lock Up, toutes les cartes en main pour frapper tout aussi fort : un nom connu, voire culte et un line-up de renom. Seulement, là où Lock Up a sorti un album tout en prise de tripes, Terrorizer donne rapidement l’impression de tourner en rond. Le premier « fautif » : Anthony Rezhawk, dont le chant devient vite lassant et manque de mordant. À l’écoute de Hordes Of Zombies, je ne peux pas m’empêcher de comparer avec ce que font d’autres frontmen, et le constat est flagrant : Anthony se fait bouffer à la régulière par ses concurrents directs. 
 
En outre, un des sentiments qui règnent lorsque j’écoute cet album, outre une belle déception, est une impression de tourner en rond : à plusieurs reprises, j’ai vérifié sur l’écran de mon iPod de quel morceau il s’agissait. Après deux écoutes, ce serait compréhensible. Après une dizaine, ça commence à devenir inquiétant…
 
Vous l’aurez compris, à mes yeux, Terrorizer aura fait impression le temps d’une écoute. Puis, je me suis souvenu qu’ils n’étaient pas le seul projet grind orphelin de Jesse à être revenus d’entre les morts. Là où Lock Up a su renaître de ses cendres, Terrorizer se la joue « zombie qui se prend les pieds dans ses boyaux » et se vautre. Dommage.
 
[4/10] Mister Patate
 
Site officiel : xxx
 
Season Of Mist – 2012
Tracklist 1. Intro 2. Hordes Of Zombies 3. Ignorance And Apathy 4. Subterfuge 5. Evolving Era 6. Radiation  Syndrome 7. Flesh To Dust 8. Generation Chaos 9. Broken Mirrors 10. Prospect Of Oblivion 11. Malevolent Ghosts 12. Forward To Annihilation 13. State Of Mind 14. A Dying Breed