Habituellement, quand un album met du temps à être chroniqué, c’est mauvais signe : manque d’intérêt de la part de l’équipe rédactionnelle, qualité discutable, manque d’originalité flagrant… les raisons sont nombreuses. Toutefois, il arrive parfois qu’une pépite se glisse parmi tous ces disques et émerge quelque temps après, presque par hasard, au détour d’une écoute en mode aléatoire sur l’iPod, et ce Hierophany Of The Open Grave en est un parfait exemple.
Au menu : du Black comme l’Europe sait si bien en faire, racé, ambitieux, sombre et radical. Ca fleure bon la Scandinavie, voire éventuellement la scène française pour le côté tortueux et « mystique » et pourtant… Pourtant, Nightbringer nous vient d’Outre-Atlantique, du Colorado pour être plus précis, et la surprise en est d’autant plus marquante. D’accord, la scène Black américaine compte quelques solides représentants, mais aucun, à ma connaissance n’a su autant s’imprégner de l’esprit européen sur un de ses albums. Hierophany Of The Open Grave est une longue descente aux enfers, et plus l’album progresse, plus le rythme se fait lourd, lent, comme une respiration de plus en plus laborieuse avant le dernier soupir. Certes, je n’irais pas jusqu’à dire que la scène européenne doit se faire du mouron (même si certains de ses cadres battent tout de même de l’aile), mais cet album risque de mettre pas mal de monde d’accord.
Nightbringer ne fait aucun compromis et nous livre un album magistral qui, s’il est assez compact (certains diront indigeste), est aussi magistral. Bonne pioche pour Season Of Mist qui, une fois de plus, aura eu le nez creux en signant un groupe pas forcément connu mais au talent indéniable
[8/10] Mister Patate
Site officiel : xxx
Myspace officiel : www.myspace.com/nightbringerofficial
Season Of Mist / Underground Activists – 2011
Tracklist 1. Rite of the Slaying Tongue 2. Eater of the Black Lead 3. Psychagogoi 4. Lucifer Trismegistus 5. The Gnosis of Inhumation 6. The Angel of Smokeless Fire 7. Dreaming Above the Sepulcher 8. Via Tortuosa 9. Old Night
Il y a deux ans, Steel Panther frappait fort avec un Feel The Steel imparable. Humour gras, hommage et clins d’œil appuyés au glam et au hard rock des 80’s, quelques guests et autant de hits… Dès la première tentative, Steel Panther avait frappé fort, en-dessous de la ceinture, bien entendu, et leur nouvel effort était attendu au tournant.
The Devil’s Blood, c’est ce groupe qui, du jour au lendemain, s’est retrouvé à l’origine d’une vague, d’une hype assez inattendue, celle d’un revival 70’s particulièrement marqué. Dans son sillage, des groupes tels que Ghost, Blood Ceremony et autres Jex Thoth se sont engouffrés et ont inondé les bacs au rayon « Seventies 2.0 ». Cette mode, personne n’y a échappé. Certains s’écrièrent au génie, d’autres à l’imposture, mais elle ne laissa pas grand-monde indifférent. Il est maintenant temps, pour le groupe, de transformer l’essai avec ce nouvel album… ou de s’effondrer comme un soufflé mal préparé.