Annotations Of An Autopsy m’avait laissé une première impression plus que positive lorsque j’avais eu la chance de les voir en live en 2009. Bourrin, carré, AOAA avait tiré son épingle du jeu au beau milieu des nombreux groupes de hardcore du jour. Hélas, quatre fois hélas, tous ces bons souvenirs sont de l’histoire ancienne, et ce nouvel EP est une gifle cinglante dans la gueule de tous ceux qui avaient foi en ce groupe. Au programme ? Un retournement de veste trois étoiles et un groupe qui s’obstine à singer Emmure. Merde, quoi, EMMURE !
À la limite, s’ils s’étaient inspirés de The Black Dahlia Murder, mais non, ils ont opté pour Emmure, ses passages beatdown-mes-couilles à 10 beats la minute et ses gang vocals « on crie ensemble comme des ours parce qu’on fait du br00tal deathcore ». Génial, les gars, il me reste plus qu’à appeler un plombier, parce que le peu de potentiel que vous aviez, vous venez de le foutre aux chiottes ! 4 morceaux, 4 minables morceaux, et pourtant la torture semble éternelle, comme si cet EP n’en finissait pas. Oubliez ce groupe qui fanfaronnait à l’époque et nous annonçait un vent de fraîcheur à la sauce brutale. Il ne reste plus qu’une bande de clowns essayant pitoyablement de passer pour des tough guys… Vous vous souvenez de leur slogan sur leur t-shirts en 2009 ? Pour ceux qui ont la mémoire courte, c’était « Your Band is Fucking Shit »… En à peine deux ans, ils sont parvenus à se retourner le compliment et à se vautrer en beauté !
Mister Patate (01/10)
myspace.com/annotationsofanautopsy
Siege Of Amida Records / 2011
Tracklist (35 mn) 01. Buried In A Bad Rep. 02. Reznov 03. Dark Days 04. Stage Breaker
En voilà un qui risque bien de faire l’unanimité chez les brutes de tout poil… et qui est pourtant sorti sans faire l’objet d’une véritable promotion. À vrai dire, il aura fallu que je voie apparaître le nom de Blood Red Throne sur un site de téléchargement illégal pour que j’apprenne l’existence de ce nouvel opus, Brutalitarian Regime. Comme quoi, le téléchargement illégal a parfois du bon. La raison de ce manque de promotion ? Peut-être le passage chez un nouveau label (Sevared Records) dont la promo ne semble pas aussi efficace que celle d’Earache, mais passons sur cela et concentrons-nous sur le plus important : la musique ! Une fois de plus, Blood Red Throne nous propose un album qui brille par son efficacité. 10 morceaux (dont une reprise de Pestilence), et autant de réussites sur un point de vue musical. Nos amis norvégiens restent une machine à riffs imparable, et chaque compo frappe fort et juste. Ajoutez cela un groove omniprésent assuré par ce diable d’Erlend Caspersen et vous obtenez la touche Blood Red Throne, ce death brutal et groovy aux relents de peur et d’hémoglobine.
2009 : Worship Music était pour ainsi dire prêt, du moins si on pouvait en croire le groupe. Dan Nelson, nouveau frontman depuis deux ans, était prêt pour son baptême du feu, son premier album avec le membre le plus sous-estimé du Big 4. Malheureusement, une fois de plus, Anthrax allait faire parler de lui pour ses problèmes de line-up en remerciant ce pauvre Dan pour des raisons obscures. Résultat : on remet Worship Music au frigo et on trouve quelqu’un qui soit prêt à reprendre le flambeau. Mister Bush n’étant pas vraiment motivé (et on peut le comprendre), ce fut donc Joey qui vint à la rescousse. Deux ans et un réenregistrement plus tard (beh ouais, que voulez-vous, ils n’allaient pas sortir un album dont le chant était assuré par un gars fraichement évincé), voici enfin cette nouvelle offrande d’Anthrax… Notre patience sera-t-elle récompensée ?