Les incursions de la musique classique dans notre style musical favori ne sont pas nouvelles. Ainsi, nous nous souviendrons notamment des intros classiques de Darkane sur Insanity ou Layers Of Lies, des cuivres sur « Predator » de Vader, voire plus récemment du concert de Dimmu Borgir avec un véritable orchestre symphonique. Aujourd’hui, c’est au tour de Fleshgod Apocalypse de nous proposer un album aux touches symphoniques marquées. Certes, nos amis transalpins sont coutumiers de ces apports, mais Agony permet au groupe de franchir un palier avec un album très ambitieux. Dès « Temptation », Fleshgod Apocalypse pose les bases d’une ambiance grandiose avant que ne se déchaîne la fureur de « The Hypocrisy », premier brûlot où le Brutal Death côtoie allègrement violons, clavier et autres instruments habituellement relégués dans les fosses d’orchestres classiques.
Cependant, dans le cas de cet album, les apports symphoniques ne se limitent pas à quelques touches discrètes ici et là pour faire joli. Non, Fleshgod Apocalypse a accueilli en son sein et en tant que membre permanent Francesco Ferrini, déjà responsable du piano et des arrangements symphoniques sur le précédent EP, et cette collaboration va bien plus loin qu’auparavant. Les instrumentations classiques viennent se marier au Brutal Death du groupe dans une union certes improbable, mais ô combien jouissive. Par ailleurs, elles permettent aussi une transition en douceur entre les différents morceaux, à tel point que l’on peut difficilement déterminer, au début, quelle piste on est en train d’écouter. Agony s’écoute presque comme une symphonie tant le passage d’une piste à l’autre se fait de manière naturelle. Comme je le disais en début de chronique, Agony est un album très ambitieux, et il y a fort à parier que Fleshgod Apocalypse voulait frapper très fort pour fêter son arrivée au sein de l’écurie de Donzdorf. Mission accomplie, il reste certes encore 5 mois avant la fin de l’année, mais je pense que nous tenons ici l’album Death Metal de l’année, tout simplement.
Mister Patate [09/10]
www.myspace.com/fleshgodapocalypse

Si vous êtes citoyen de notre bon vieux Royaume de Belgique, à moins d’avoir été le compagnon de chambrée d’Oussama Ben Laden, vous n’aurez pas échappé au retour triomphant de Channel Zero. Des salles remplies (le groupe détient le record de soirées sold out à l’Ancienne Belgique), un CD-DVD live qui a permis aux malchanceux n’ayant pas pu obtenir un ticket de tout de même assister, par TV interposée, au retour du groupe, des passages en festival (on citera le Graspop, Rock Werchter l’année passée et entre autres les Lokerse Feesten et le Fortarock cette année) et un single, Black Flowers. Pour un groupe qui avait passé de très longues années à l’ombre, le retour aux affaires aura été chargé, et quoi de mieux qu’un nouvel album pour surfer sur cette vague du come-back ?
Si je vous dis que je souffre du syndrome de Stockholm, que me direz-vous ?