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Cerebral Bore – Maniacal Miscreation

oshy_04052011_Cerebral_BorJ’adore les filles qui crient (1). J’aime le Brutal Death. La combinaison des deux ne pouvait donc que me réjouir, m’étais-je dit, et c’est donc avec un enthousiasme puéril que je me suis jeté sur Maniacal Miscreation, premier effort en date des Anglais de Cerebral Bore emmenés par Simone, jeune demoiselle hollandaise qui pourrait presque être ma fille (2).

À la première écoute, j’ai cru à une mauvaise blague, tant il est difficile de croire que le « chant » est assuré par Som (c’est son petit surnom) : un growl, mes amis, digne des plus grands ! Bon, vu son âge, les mauvaises langues diront qu’elle est en pleine adolescence, le corps qui change, la voix qui mue, mais elle n’en reste pas moins un véritable phénomène !

Et au niveau musique, me direz-vous ? Là aussi, pas grand-chose à redire. Certes, ce premier album de Cerebral Bore ne brille pas vraiment par son originalité (un reproche que l’on pourrait cependant adresser à la majeure partie de cette scène), mais l’efficacité est au rendez-vous : accélérations bien senties, quelques breaks mid-tempo efficaces, un ou deux morceaux particulièrement bons (le titre éponyme et le sulfureux « 24 Year Party Dungeon », pour ne citer qu’eux)… Cerebral Bore tient le bon bout et nous livre un bon début !

Certes, l’engouement pour ce groupe est quelque peu exagéré (placer ce groupe en sous-headliner du premier jour d’un festival comme le Neurotic Deathfest n’était peut-être pas indiqué alors qu’il n’a qu’un album au compteur), et la présence d’une fille au chant y est certainement pour quelque chose. Toutefois, les qualités de cet album sont indéniables et, quel que soit le sexe des membres du groupe, ce groupe mérite clairement notre attention… à suivre de très près !

Mister Patate (07.5/10)

www.facebook.com/cerebralboreofficial

https://myspace.com/cerebralbore2


(1) surtout lorsque je suis la cause de leurs petits cris, si vous voyez ce que je veux dire…
(2) la maturité sexuelle des patates est très précoce, je vous raconterai un jour si vous êtes sages.

Earache Records / 2010

Tracklist (32:32 mn) 1. Epileptic Strobe Entrapment 2. The Bald Cadaver 3. Open Casket Priapism 4. Entombed in Butchered Bodies 5. Mangled Post Burial 6. Flesh Reflects the Madness 7. Maniacal Miscreation 8. 24 Year Party Dungeon

 

 

Anaal Nathrakh – Passion

oshy_01052011_Anal_NathDire qu’Anaal Nathrakh est extrême est un doux euphémisme. En effet, depuis ses débuts, cet ingénieux duo n’a cessé de repousser plus loin encore les limites de l’agression sonore. Chaque album était un palier, un nouveau mètre-étalon de la brutalité musicale, et chaque sortie suscitait la même question : « Et maintenant ? ». Parviendront-ils à faire encore plus fort ? Ne risquent-ils pas, tout doucement, d’atteindre ce plafond de verre qui marquerait la fin de la course à la violence ? Ces questions sont logiques et légitimes, et Mick et Dave ont trouvé le meilleur moyen pour y répondre : Passion.

Le verdict : une réussite, à nouveau. Vous allez me dire que j’abats rapidement mes cartes, que je ne laisse aucun suspense et qu’à la limite, je pourrais clôturer ma chronique ici avec une petite formule de politesse et une note élevée, mais ce n’est pas le style de la maison. Si vous êtes pressés, arrêtez de lire ici et retournez vaquer à vos occupations.

(petite pause pour que tous ces impatients se cassent de cette page)

Si vous êtes restés, vous vous attendez à savoir en quoi cet album est une nouvelle réussite. Eh bien, c’est assez simple. Une écoute se sera avérée suffisante pour que je me sente en terrain familier. Le chant, la guitare, la violence… tous ces éléments qui ont fait la force d’Anaal Nathrakh sont regroupés dans cette nouvelle ode à la haine et la folie. Toutefois, et c’est là qu’Anaal Nathrakh marque des points, le Thrakh ne se contente pas de s’auto-parodier et de nous servir une fade copie de ses efforts précédents. Prenez ce mid-tempo ravageur en ouverture de "Drug-Fucking Abomination", 3 minutes avant un déluge de décibels et de hurlements déchirants : les incursions du groupe dans le mid-tempo sont rares, mais elles prouvent clairement que ces deux génies ont une maîtrise parfaite et savent tout faire (enfin, ça, on le savait déjà, au vu des nombreux projets auxquels participent Mick et Dave : Benediction, Fukpig, Professor Fate, feu Mistress, etc.). Au niveau des grosses claques, on retiendra « Post Stress Euphoria » et « Locus Of Damnation », à chaque fois moins de deux minutes de tabassage en règle et sans fioritures, et « Tod Huetet Uebel » et son guest ravagé, véritable bande-son de la folie humaine.

Passion ne plaira peut-être pas à tout le monde. Moins direct que ses prédécesseurs, plus difficile à cerner, il doit être apprivoisé avant de pouvoir être apprécié à sa juste valeur. Persévérez dans les écoutes, et vous comprendrez que vous tenez entre vos mains un des meilleurs albums de l’année.

Mister Patate (08.5/10)

www.facebook.com/Anaalnathrakhofficial

myspace.com/anaalnathrakh

Candlelight Records / 2011

Tracklist (36:05 mn)
1. Volenti Non Fit Iniuria  2. Drug-Fucking Abomination  3. Post Traumatic Stress Euphoria  4. Le Diabolique Est L'ami Du Simplement Mal  5. Locus of Damnation  6. Tod Huetet Uebel  7. Paragon Pariah  8. Who Thinks of the Executioner?  9. Ashes Screaming Silence  10. Portrait of the Artist 

 

 

Amon Amarth – Surtur Rising

Après la claque nommée Twilight Of The Thunder God, Amon Amarth se retrouvait dans une position assez délicate. En effet, au vu de la qualité de leur opus, deux choses étaient acquises : ils venaient de sortir un album solide qui attirerait les regards de nombreux fans et les fans en question les attendraient au tournant lorsque viendrait le nouvel album. Que faire ? Un groupe comme Bolt Thrower, dans la même situation, a purement et simplement décidé de ne rien sortir tant que le résultat final ne serait pas supérieur à l’album précédent. Apparemment, Amon Amarth ne l’entendait pas de cette oreille et nous propose Surtur Rising… Nouvelle étape dans l’ascension du groupe ou coup d’arrêt ?

Avant tout, une petite mise au point s’impose : au vu des qualités intrinsèques du groupe, Amon Amarth parviendra toujours, quoi qu’il arrive, à nous pondre deux-trois morceaux efficaces en diable, à lier le tout avec des compos passe-partout. Il ne leur reste plus qu’à emballer le tout (de préférence avec une pochette aux tons orangés), coller le nom Amon Amarth dessus et les fans mordent à l’hameçon. A priori, le fan d’Amon Amarth devient donc de moins en moins exigeant, un peu comme le Viking devant un village ennemi : « les filles ont beau y être des laiderons, elles y passeront tout de même ! ». Au rayon des bons morceaux, on gardera « War Of The Gods » qui ouvre l’album de manière magistrale, le très lourd et mid-tempo « The Last Stand Of Frej » et « A Beast Am I » qui compense son manque d’originalité par une énergie communicative.

Et le reste ? Du Amarth Metal en roue libre, mollasson, pas franchement inspiré… Je suis peut-être un peu dur avec le groupe, mais quand je regarde en arrière les autres albums de leur discographie, et vu l’évolution du groupe au fil des ans, je pense que je ne suis pas le seul à être déçu du résultat final. Les inconditionnels pour qui le terme « objectif » désigne uniquement une pièce d’un appareil photo, par contre, s’en contenteront certainement.

Mister Patate (06/10)

 

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Metal Blade Records / 2011

Tracklist (48:40 mn) 01. War of the Gods 02. Töck's Taunt – Loke's Treachery Part II 03. Destroyer of the Universe 04. Slaves of Fear 05. Live Without Regrets 06. The Last Stand of Frej 07. For Victory or Death 08. Wrath of the Norsemen 09. A Beast Am I 10. Doom Over Dead Man