Il y a un an, 1349 nous avait tous bien surpris, en sortant Revelations of the Black Flame. Le résultat de ces expérimentations musicales n'avait certes pas plu à tout le monde, mais le groupe avait eu au moins le mérite d'oser, d'emprunter de nouvelles voies. Mais finalement, il s'est rapidement avéré que cette incursion sur de nouveaux territoires ne serait que temporaire, et le groupe a rapidement annoncé que son dernier rejeton maléfique, Demonoir, marquerait un retour à un Black Metal bien raw.
Premier constat, et pas des plus agréables : 1349 nous a quelque peu trompé sur la marchandise. En effet, sur 13 titres, on peut déjà liquider 6 interludes qui, à mes yeux, tiennent plus du remplissage que de la véritable transition entre les véritables morceaux. Ça commence donc plutôt mal, on met au bac 6 morceaux sur 13 ! Restent donc 7 vrais titres, oscillant entre 5:45 et 7:49, et cette durée devrait déjà mettre la puce à l'oreille de certains : vu la longueur de ces morceaux, on ne peut pas s'attendre à du blast hypersonique ininterrompu à la Hellfire. Nous avons donc droit à des morceaux plutôt variés, alternant ambiances pesantes à la Revelations of the Black Flame et avalanches de blasts sur fond de riffs tranchants. Au niveau de la section rythmique, Frost n'a en tout cas pas perdu son talent et sa vélocité derrière les fûts, à tel point qu'il en fait oublier ses pâles prestations sur les derniers albums de Satyricon et sur celui de Ov Hell.
Mais cela ne suffira pas à sauver ce nouvel album, malgré quelques morceaux sacrément réussis (je pense plus particulièrement à « The Devil of The Desert » ou au titre éponyme moins radical et plus posé) En effet, Demonoir a donc, en quelque sorte, le fion entre deux chaises. Pas assez radical pour rivaliser avec Hellfire, pas assez fouillé pour jouer sur le même terrain que Revelations of the Black Flame. Le groupe avait été très bon, voire excellent dans ses deux registres, dommage que la combinaison de ces styles ne soit pas aussi relevée !
Mister Patate (6,5/10)
Indie Recordings / 2010
Tracklist (49:00) : 1. Tunnel Of Set XI 2. Atomic Chapel 3. Tunnel Of Set XII 4. When I Was Flesh 5. Tunnel Of Set XIII 6. Psalm 7:77 7. Tunnel Of Set XIV 8. Pandemonium War Bells 9. Tunnel Of Set XV 10. The Devil Of The Desert 11. Tunnel Of Set XVI 12. Demonoir 13. Tunnel Of Set XVII
Déjà entendu parler de Beissert ? Non ? Pas grave, moi non plus, jusqu'à présent, Beissert faisait partie de cette cohorte de groupes inconnus qui, faute d'exposition médiatique, ne parvenaient pas à attirer mon attention. C'est donc avec un peu de chance que The Pusher est tombé dans ma boîte aux lettres. Quelques recherches sur le net plus tard et après avoir lu l'avis d'un certain Bard Faust (ex-Emperor) décrivant ce groupe comme un mix de Hatebreed, Clutch, Danzig, Sepultura, Neurosis et Tool, ma curiosité était piquée au vif.
