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Misery Index – Pulling Out The Nails

Oshy_-_17042010_-_MisIndHistoire de faire passer le temps plus vite d’ici le 11 mai (date de sortie prévue de Heirs To Thievery), Relapse Records a mis les petits plats dans les grands en nous regroupant sur un seul album tous les morceaux sortis par les furieux de Misery Index entre 2001 et 2008 et qui ne figuraient pas sur les albums. On y retrouve donc pêle-mêle les EP Overthrow et Dissent, les différents splits et 7’’, ainsi que quelques reprises qui figuraient sur les éditions limitées des anciens albums.

Tout (ou presque) a déjà été dit sur ces morceaux, à tel point que ma chronique risque d’être plus courte que la tracklist de cette compilation, mais il convient tout de même de souligner cette initiative louable de Relapse Records. En effet, à moins d’être atteint de collectionnite aiguë, il n’est pas forcément évident de mettre la main sur une version physique de chacune de ces sorties (« il reste les mp3 », me direz-vous). Désormais, plus besoin de télécharger pour compléter à moindres frais votre collection de Misery Index. 

Vous êtes fan du groupe, mais vous n’avez pas toute leur discographie ? Cette compil extrêmement complète viendra combler cette lacune !

Vous recherchez de nouvelles sensations et vous vous dites que le death-grind de Misery Index pourrait vous intéresser ? Voilà une solution toute trouvée pour vous plonger dans leur musique !

Vous avez toutes leurs sorties, même en édition limitée ? Vous êtes collectionneur, comment pourriez-vous passer à côté de Pulling Out The Nails ?

Mister Patate

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https://myspace.com/miseryindex

Relapse Records / 2010

Tracklist (77:11 mn) 1. Manufacturing Greed 2. Your Pain Is Nothing 3. Blood On Their Hands 4. Pulling Out the Nails 5. Dead Shall Rise [Terrorizer Cover] 6. My Untold Apocalype 7. Alive? 8. Reality Distortion (Disrupt cover) 9. Sheep And Wolves 10. Exception To The Ruled 11. The Imperial Ambition 12. Multiply By Fire 13. Defector (Thinning The Herd) 14. Conquistadores 15. Walls Of Confinement (Napalm Death cover) 16. Scene and Not Heard 17. Hang 'em High 18. Love It or Leave It 19. Discordia (Acoustic Version) 20. Ruling Class Cancelled 21. 49 Second of Hate 22. The Color of Blood 23. Meet Reality 24. The Living Shall Envy the Dead 25. Demand the Impossible 26. Panopticon 27. Screaming at a wall (Minor Threat cover) 28. Alive? (Live) 29. My Untold Apocalypse (Live) 30. Manufacturing Greed (Live)

 

Cathedral – The Guessing Game

Oshy_-_09042010_-_Cath5 ans après nous avoir fait goûté le fruit défendu avec son excellent et foutrement efficace The Garden of Unearthly Delights, Cathedral est enfin de retour avec The Guessing Game, deux galettes, une durée totale de quelque 84 minutes et des poussières et son lot de surprises pour ceux qui s'attendaient à un deuxième album à la pomme !

Avant de se plonger dans la musique, un petit détour par l'artwork s'impose tout de même : colorée, onirique, la pochette de The Guessing Game s'inscrit parfaitement dans la lignée des artworks précédents. Certes, cette profusion de couleurs m'a toujours intrigué (j'associe volontiers le doom au noir et au gris, allez savoir pourquoi), mais Cathedral n'est, finalement, pas un groupe de doom comme les autres.

L'intro fait tout doucement monter la pression, avec ce tandem basse-batterie qui imprime le rythme, comme autant de contractions avant que ne résonnent les pleurs d'un bébé : le petit dernier de Cathedral vient de débarquer et débute avec "Funeral of Dreams", titre assez atypique. En effet, chaque montée en puissance du morceau semble freinée net dans son élan par des passages plus légers, où l'orgue vient côtoyer les autres instruments, et il faut attendre la fin du morceau pour qu'il décolle vraiment. On est bien loin de l'efficacité d'un "Tree of Life and Death"… mais Cathedral, sur ce premier disque ne semble tout simplement pas décidé à opter pour ce registre ! Il faut attendre "Death of an Anarchist" pesant à souhait pour retrouver ce groove, cette envie de headbang (lent, le headbang, ça reste du doom) et surtout la première montée en puissance d'un Lee jusqu'alors cantonné à un registre plus calme (Why can't I see, I am not me? When will you see, you can be free?).

Cependant, cette poussée d'énergie s'éteint vite, comme soufflée par le titre éponyme, interlude instrumental calme et reposant. Dernière surprise, qui vient clôre le premier disque : un "Cats, Incense, Candles & Wine" atypique, décalé, comme si Lee et ses potes étaient partis cueillir des fleurs et avaient finalement mis la main sur quelques variétés de champignons aux vertus planantes… Un morceau certes frais et inattendu, mais qui tombe un peu comme un cheveu dans la soupe. Le deuxième disque, quant à lui, est plus sombre, plus "traditionnel" et comporte son lot de morceaux réussis. "The Casket Chasers", ainsi, débute de manière bien plus percutante et pied au plancher, comme si le groupe finissait enfin de s'échauffer et commençait à prendre les choses en main. Mais le morceau qui ressort le plus de ce disque est "Requiem for the Voiceless", énorme pavé pachydermique avant "Journeys into Jade", qui renoue avec le groove et l'énergie de The Garden of Unearthly Delights…

Comme tout double album, The Guessing Game comprend quelques morceaux qui ne seraient peut-être jamais sortis si le groupe avait décidé de s'en tenir à un album simple, et cela joue malheureusement en sa défaveur. Certes, Cathedral semble cette fois s'être quelque peu égaré, mais il nous livre au final un album qui compense son manque de punch et d'efficacité par une bonne dose de culot et d'expérimentations. Je n'aurais qu'un seul message à faire passer à Lee et ses comparses : la prochaine fois, tenez-vous en à l'essentiel !

Mister Patate (07/10)

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Nuclear Blast Records / 2010

Tracklist (84:48 mn)

Disc 1 1. Immaculate Misconception 2. Funeral of Dreams 3. Painting in the Dark 4. Death of an Anarchist 5. The Guessing Game 6. Edwige's Eyes 7. Cats, Incense, Candles & Wine

Disc 2 1. One Dimensional People 2. The Casket Chasers 3. La Noche del Buque Maldito (aka Ghost Ship of the Blind Dead) 4. The Running Man 5. Requiem for the Voiceless 6. Journeys into Jade

 

Tayobo – K-Barré Core

Oshy_-_08042010_-_TayFallait oser… Un nom à la limite du ridicule, qui éveille en moi de vagues souvenirs d'Annie Cordy, une des anciennes gloires de la "chanson belge", et son fameux "Tata Yoyo"… (ouais, que voulez-vous, on a les références que l'on peut), un "brassage" de genres pas vraiment évident, faisant allègrement forniquer System Of A Down, Primus et toute la scène fusion française, et ce titre, K-Barré Core. Cabaret, un hommage au sieur Manson, dernier en date à avoir utilisé cette thématique dans un album de Metal ? En tout cas, ici, point de nichons de Dita en vue, juste quelques pantins. Ca commence pas fort pour eux, je vous dis que ça. Mais bon, "on ne juge pas la bière à sa bouteille", comme le dit ce vieil adage belge, voyons-voir si le ramage sera supérieur au plumage !

Eh bien, le constat est simple : Tayobo souffre, un peu comme Dacast, du syndrome du "cocktail non maîtrisé". Plutôt que de s'en tenir à un style, Tayobo pioche au petit bonheur la chance dans divers horizons musicaux, comme un boulimique dans le rayon chocolat et confiseries, s'empiffrant sans mâcher jusqu'à la nausée et renvoyant la marchandise après une orgie alimentaire hautement calorique. 

Tayobo fait exactement pareil, recrachant ses influences sans avoir pris le temps de les digérer ou de les assimiler. Résultat : on retrouve ici une touche de SOAD, là une louche de Psykup et, au final, ce patchwork semble bien décousu. Certes, l'énergie est là, bien présente, mais l'énergie suffit-elle pour sauver cet album ? Non, bien sûr que non ! Les compos ont beau vouloir entraîner l'auditeur dans leur sarabande, il est ardu de suivre le groupe dans ses expériences soniques loufoques (et ce même si l'on fait preuve d'une ouverture d'esprit aussi large que le rectum d'un rhinocéros).

Un des adjectifs les plus souvent utilisés par mes confrères pour décrire, voire encenser la musique de Tayobo est "original". Oui, en effet, la fusion proposée par nos amis français est pour le moins originale et peu commune, mais si on creuse bien, le fistfucking aussi est original et peu commun… Tayobo – Fistfuck, même combat : chez moi, ça ne passe pas !

Mister Patate (03/10)

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Autoproduit / 2009

Tracklist () 1. Entrée 2. Bob Tricard 3. Bras cassés 4. Middle crasse 5. Sarkophages show 6. Calculs 7. K-barré core 8. Carnaval tragique 9. Cyco quidam / Cyco président 10. ¿Paradise? 11. Champagne 12. Sortie