Un an à peine après la sortie de Total Brutal, voilà que le frontman d’As I Lay Dying revient avec une seconde offrande à la gloire d’une de ses idoles, Arnie le Governator. Plutôt rapide, non ? En effet, mais étant donné le nombre de films auxquels a participé Arnold, la source d’inspiration semble presque intarissable, et Tim Lambesis s’y donne à cœur joie. Dès le premier véritable morceau, le ton est donné, avec des riffs en béton et un refrain fédérateur, simple et efficace, que tout le monde peut reprendre en chœur dès la première écoute, à plus forte raison lorsque l’on connaît le film d’où vient cette citation. Fans d’Arnie, vous vous en donnerez à cœur joie !
Mais les fans de Metal, dans tout ça ? Austrian Death Machine vaut-il vraiment le détour ? Ne s’agit-il pas d’un simple groupe parodique qui mise tout son succès sur le simple fait que ses morceaux, entrecoupés de quelques interventions délirantes d’Arnold himself, optent résolument pour une approche fun ? Ceux qui n’auraient pas encore entendu le premier opus du groupe peuvent être rassurés : derrière cette approche plus « légère » et détendue se dissimule un groupe talentueux, minutieux, qui en impose par sa maîtrise musicale, un peu comme Ultra Vomit, qui parvenait, sur son dernier album, à faire sonner ses morceaux comme du Motörhead ou du Immortal (ce qui m’avait personnellement surpris, moi qui pensais qu’ils n’étaient pas foutus d’aligner deux riffs corrects sans partir dans un délire musicacal).
La seconde partie de l’album, quant à elle, est composée de covers de morceaux qui avaient été utilisés dans le cadre de films où figurait Arnold (ou devrais-je plutôt dire Ahhnold ?). On y retrouve notamment du Metallica, les Misfits, Motörhead, Judas Priest et un Gotta Go d’Agnostic Front repris à la sauce Governator of the West Coast.
Dans une scène Metal où la plupart des nouveaux groupes (la plupart du temps médiocres) se prennent au sérieux comme s’ils venaient de sortir l’album de l’année, Austrian Death Machine fait l’effet d’une bouffée d’air frais made in California qui redonne la pêche et le sourire. À découvrir d’urgence si vous n’avez pas encore succombé à l’Arnie-mania !
Mister Patate (07.5/10)
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Metal Blade Records / 2009
Tracklist (55:29) : 1. Double Ahhnold 2. I Need Your Clothes, Your Boots, and Your Motorcycle 3. Let Off Some Steam Bennett 4. Who Writes the Songs? 5. It's Simple, If it Jiggles it's Fat 6. See You at the Party Richter 7. Hey Cookie Monster, Nothing is as Brutal as Neaahhh 8. Who Told You You Could Eat My Cookies? 9. Come on Cohaagen, Give Deez People Ehyar 10. Who is Your Daddy, and What Does He? 11. Come on, Do it, Do it, Come on, Come on, Kill me, Do it Now 12. Allow Me To Break The Ice 13. Conan, What is Best in Life? 14. Intro to the Intro 15. T2 Theme 16. Hell Bent for Leather (Judas Priest Cover) 17. Time Travel: The Metallica Conspiracy 18. Trapped Under Ice 19. Iron Fist (Motörhead cover) 20. Recalling Mars 21. I Turned into a Martian (Misfits cover) 22. Killing is My Business…and Business is Good (Megadeth cover) 23. Tactically Dangerous – Cannibal Commando (Goretorture cover) 24. Gotta Go (Agnostic Front cover)
L’année passée, en 2008, alors que le mois de décembre touchait tout doucement à sa fin, les Vikings d’Amon Amarth se lançaient dans un dernier baroud d’honneur, quatre soirées placées sous le signe de leurs quatre premiers albums. Durant quatre jours, Johan et ses comparses ont fait trembler les murs de Bochum, proposant chaque soir l’intégralité d’un de ces albums qui ont fait leur réputation. Lorsque j’avais interviewé Ted au moment de la sortie de Twilight of The Thunder God, il m’avait confié qu’il ne pensait pas que ces concerts seraient utilisés pour un nouveau DVD, mais qu’il serait stupide de ne pas les utiliser pour d’autres sorties…
Les fans des Vikings les connaissent certainement sur le bout des ongles et peuvent reprendre en chœur les refrains de chaque titre. C’est connu, archi-connu et, malgré l’âge, toujours aussi efficace. Des titres tels que Bleed For Ancient Gods ou Bastard of a Lying Breed restent redoutables d’efficacité et prouvent, s’il fallait encore le prouver, qu’Amon Amarth est rapidement parvenu à se forger une réputation en acier trempé, non seulement par son imagerie Viking, mais aussi et surtout par ses compos.
Alors, ces rééditions, offrande aux fans ou cadeau empoisonné ? Personnellement, mon avis est relativement mitigé. Certes, les disques bonus constituent un plus indéniable, et tout bon fan d’Amon Amarth se jettera sur ces rééditions comme un Viking sur un village ennemi, mais n’aurait-il pas été plus avisé de remplacer ces disques bonus par des DVD de ces concerts ? Amon Amarth nous a, en effet, déjà gâtés avec le triple DVD Wrath of the Norsemen, mais il me semble que ceux qui n’avaient pas pu se rendre à Bochum fin 2008 auraient aussi mérité de voir ce que le groupe avait réservé à tous ses fans…
Il n’aura donc pas fallu longtemps pour que Helmut et ses compères ressortent à nouveau de leur réserve pour nous délivrer un nouvel opus. Après un