Une des questions fréquemment soulevées par notre Web’Hamster au sein de la rédac est la suivante :
« cet album vaut-il plus que le silence ? ».
En effet, au fil des ans, nous avons vu défiler dans notre boîte notre lot d’albums plus ou moins folkloriques (dans le mauvais sens du terme), et il était parfois sacrément ardu de pondre une chronique, même après d’innombrables écoutes, à tel point que l’on finit par se dire qu’il ne sert à rien de défendre une telle « œuvre ».
Dans le cas de We Butter The Bread With Butter, la situation est assez épineuse, non seulement d’un point de vue musical, mais aussi culturel. Ce duo allemand, dont le Myspace officiel fait partie des Myspace les plus populaires, a rapidement réussi à se forger une solide réputation avec un album pour le moins particulier.
Imaginez des comptines allemandes (bon, déjà, ca pourrait suffire pour coller des cauchemars aux plus sensibles d’entre vous), versez une grosse, non, que dis-je, une énorme louche de Deathcore sous stéroïdes, avec ses qualités et ses défauts inhérents, rajoutez-y des bidouillages électroniques plutôt bordéliques et vous avez Das Monster aus dem Schrank, le premier album de ces joyeux lurons d’outre-Rhin. Ca grouike et ca shrieke dans tous les sens, les gros riffs semblent tout droit tirés d’un énième album de Deathcore ricains-à-mèches-et-tatouages-colorés, et il est parfois difficile de suivre le groupe dans ses expérimentations.
Alors, cet album, joyeusement foutraque ou terriblement indigeste ? Tout dépendra de votre point de vue de départ (même si ce groupe, dans un certain sens, semble plutôt destiné à un public germanophone, qui a grandi avec les comptines reprises, triturées et digérées par WBTBWB). Si vous avez l’esprit ouvert et que les expérimentations musicales ne vous font pas peur, n’hésitez pas, vous risquez d’être emporté dans un tourbillon supersonique déroutant. Vous n’aimez ni le Deathcore ni les comptines allemandes ? Passez votre chemin, c’est préférable. Vous êtes curieux, ou vous avez envie de vous fendre la poire avec un délire musico-maniaque ? Laissez une chance à ces petits Allemands, vous verrez qu’on est bien éloigné de cette image de l’Allemand sérieux et carré… Personnellement, j’ai choisi mon camp (mes origines m’ayant certainement un peu aidé)…
Mister Patate (07/10)
MySpace Officiel: www.myspace.com/wbtbwb
Redfield Records – 2008
Tracklist (40:26) : 1. Intro 2. Schlaf Kindlein schlaf 3. Willst Du mir mir gehn 4. Das Monster aus dem Schrank 5. Breekachu 6. Hänschen Klein 7. Terminator und Popeye 8. Backe backe Kuchen 9. World of Warcraft 10. Fuchs Du hast die Gans gestohlen 11. Alle meine Entchen 12. I Shot The Sheriff 13. Hänsel und Gretel 14. Der Kuckuck und der Esel 15. Extrem 16. Alle meine Entchen (Orchester Version) 17. Schlaf Kindlein schlaf (Electro Version) 18. See You Lätta Brotenkopf
Deux ans après Nocturnal, leur dernier album en date, The Black Dahlia Murder revient avec un quatrième opus, Deflorate. Malgré cette étiquette Metalcore qui leur a été collée au début de leur carrière, force est de constater que l’on est bien loin de la soupe habituelle que nous servent la plupart des groupes de Metalcore actuels. L’album démarre fort, sur un "Black Valor" efficace sans pour autant tomber dans la facilité. Non contents de démarrer sur les chapeaux de roues, ils agrémentent ce morceau d’un jeu de guitares bluffant, tant au niveau des riffs que du solo. Necropolis enchaîne immédiatement sur un rythme un peu plus mesuré (et avec un riff d’ouverture qui semble tout droit sorti d’Anticosmic Overload d’Obscura), mais c’est pour mieux varier le tempo, enchaînant accélérations et ralentissements avec aisance.
Faisant partie des vieux cons aigris avant l’heure, il n’est pas rare de m’entendre grommeler à qui veut l’entendre que la scène metal actuelle est dans un bien piteux état et que la relève tarde à pointer le bout de son nez. Ces foutus jeunes sont juste bons à mettre du « -core » dans tous leurs morceaux, à se tartiner une tonne de gel sur les cheveux pour avoir la coiffure de l’été et à sautiller comme des glandus en faisant leur numéro de tough guy pour minettes prépubères qui mouillent leur culotte devant une photo du minet efféminé qui sert de frontman à Tok’chiottes Hotel. Foutue époque pourrie jusqu’à la moelle, dirait mon confrère Vlad, et il n’a pas tort…