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Gravehill – Metal of Death

Gravehill13 morceaux, 3 misérables morceaux… Sur le papier, ça s’annonçait plutôt mal pour Gravehill, et je me demandais déjà par quelle pirouette artistique je parviendrais à me débarrasser vite fait, bien fait de cette galette au doux nom de Metal of Death… Ouais, génial, les gars, le Metal de la Mort, comme si on nous l’avait jamais faite, celle-là ! Mais mal m’en a pris… En effet, derrière cet artwork fait maison et ce nom bateau se cache un ep des plus prometteurs. Trois morceaux, c’est certes peu, mais largement suffisant pour attiser ma curiosité et, surtout, pour dévoiler le potentiel de cette formation dont fait notamment partie Rhett Davies, batteur de feu Morgion.

Les riffs sont lourds à souhait et entrecoupés de quelques soli joliment exécutés, le chanteur s’en donne à cœur joie dans un registre très grave et très mâle, et le tout fait immanquablement penser à ce bon vieux death metal old school. « Ravager », notamment, porte parfaitement son nom, débutant sur une ligne de basse avant d’enchaîner sur une bonne défoulade qui dézinguera quelques cervicales et fera taper du pied avec entrain. Pour un premier essai, Gravehill frappe bien et nous rappelle avec nostalgie la grande époque du death metal gras et lourd comme on l’aime tant. Vivement la suite !

Mister Patate (07/10)

www.gravehill666.com

www.facebook.com/gravehill

Metal Horde Productions / 2007

Tracklist : 1. A Promise Made in Heresy 2. Purifier of Flesh 3. Ravager

 

Benediction – Killing Music

benediction_Killing_MusicAprès 7 ans de silence, c’est donc au tour de Benediction de rejoindre le groupe déjà fortement étoffé de groupes disparus dans l’oubli durant des années avant de revenir – avec plus ou moins de succès – sur le devant de la scène.

Les années ont passé, mais Benediction est parvenu à conserver son identité et son death old school bien burné. Dave Hunt (également frontman de Mistress et d’Anaal Nathrakh) occupe toujours autoritairement son poste de vocaliste déchaîné, les riffs déboulent sans arrêt, les morceaux sont simples, efficaces, groovy et rentre-dedans… Que demander de plus, me direz-vous ?

Eh bien, Benediction souffre malheureusement d’une durée de vie assez limitée. Les morceaux ont beau être de qualité, aucun d’entre eux ne parvient à véritablement sortir du lot. L’ensemble de la galette est certes bon, mais également sans relief et monotone. Enfin, les quelques morceaux bonus de l’édition limitée (deux titres et deux reprises de groupes ayant influencé Benediction) n’apportent pas grand-chose à l’ensemble.

Quel est l’intérêt d’un tel album, alors ? L’intérêt réside dans le dvd fourni avec la version limitée, plus d’une heure retraçant la genèse de cet album et proposant en outre quelques morceaux live permettant de réellement ressentir l’énergie de ce combo. Dommage que l’album ne parvienne pas à nous faire ressentir les mêmes impressions… Vous voulez du bon Benediction ? Piochez dans leurs premiers albums, vous trouverez certainement de quoi vous régaler…

Mister Patate (05.5/10)

Page Facebook

myspace.com/benedictionuk

Nuclear Blast / 2008

Tracklist (38:13 mn) version normale : 1. Intro 2. The Grey Man 3. Controlopolis (Rats in the Mask) 4. Killing Music 5. They Must Die Screaming 6. Dripping with Disgust 7. Wrath and Regret 8. As her Skins Weeps 9. Cold, Deathless, Unrepentant 10. Immaculate Facade 11. Burying the Hatchet 12. Beg, You Dogs 13. Betrayer* 14. They Bleed* 15. Seeing through my Eyes (Broken Bones cover) 16. Largactyl (Amebix cover)

 

anaal_nathrack_Hell_isIl était une fois, lors d’une séance de doléances au château du Roi du BlackMetal…

« – Alors, mon fidèle ministre, qu’avons-nous aujourd’hui en séance de doléances ?
– Tout d’abord, Sire, une nouvelle candidature pour le poste de fou du roi…
– Je ne suis pas d’humeur à rire, nous traiterons cela plus tard.
– Ensuite, une lettre d’insultes de Glen Benton, candidat à la présidence du Dominion de DeathMetal.
– Vous lui transmettrez bien sûr également mes amitiés…
– Et enfin, le cas de vos deux « espions » en terres de Grind…
– Mes espions ? Quels espions ? Non, quand même pas ces deux jouvenceaux auxquels j’avais dit « allez voir comment ça se passe chez les Barbares et revenez quand vous arriverez à me surprendre » ?
– Oui-da, votre Altesse, ceux-là mêmes, et ils sont persuadés qu’ils pourront vous surprendre ! ».

Et en effet, le Roi fut fort surpris par la vue de ce duo contre nature, composé d’un jeune homme souriant et affable et de son acolyte, grognant et gesticulant, l’écume aux lèvres…

« – Alors, revoilà donc ces deux braves gentilshommes, de retour des contrées hostiles du Grind. Comment s’est passé votre séjour chez ces barbares ?
– GRMBMLFDLFR OWOUHA !
– Mais qu’a-t-il donc ? Une grave affection de la mâchoire ?
– Non Messire », lui répondit l’autre, « il vous expliquait justement que ce séjour a été pour lui une plongée au plus profond de lui-même, une véritable renaissance. Il en a même décidé d’abandonner les croyances de notre royaume pour épouser celles des barbares du Grind, d’où cette élocution assez hasardeuse et ce dialecte, ma foi assez pittoresque.
– Comment ? Rejeter nos croyances ? Et j’imagine que vos chants et contes s’inspirent désormais également de ces barbares ?
– GRMBL JARP !
– En effet, Messire, mais que voulez-vous, mon compère ici présent est tombé amoureux de la fille d’un chef de clan, et l’a même épousée lors d’une cérémonie déchirante…
– Déchirante ? C’était si triste ?
– Non, non, bien au contraire, il lui a arraché un téton avec ses dents, en marque d’amour, pour lui prouver qu’il l’aimerait, même si elle n’avait pas de tétons…
– Soit, passons sur ces coutumes excentriques et venons-en à l’essentiel : contez-moi vos exploits ! ».

Et nos deux compères proposèrent au Roi un récit troublé, mouvementé, apocalyptique et largement inspiré des coutumes et inspirations Grind sans pour autant renier cet héritage Black de leurs premiers exploits. Ce puissant vacarme, agrémenté de quelques chants clairs et de moult hurlements, ne sembla pourtant pas déranger le grand monarque, qui leur demanda davantage de détails sur leurs péripéties, au grand dam de son fidèle ministre aux goûts bien plus orthodoxes, qui réagit avec véhémence à la fin de leur récit :

Il était une fois, lors d’une séance de doléances au château du Roi du BlackMetal…

« – Alors, mon fidèle ministre, qu’avons-nous aujourd’hui en séance de doléances ?
– Tout d’abord, Sire, une nouvelle candidature pour le poste de fou du roi…
– Je ne suis pas d’humeur à rire, nous traiterons cela plus tard.
– Ensuite, une lettre d’insultes de Glen Benton, candidat à la présidence du Dominion de DeathMetal.
– Vous lui transmettrez bien sûr également mes amitiés…
– Et enfin, le cas de vos deux « espions » en terres de Grind…
– Mes espions ? Quels espions ? Non, quand même pas ces deux jouvenceaux auxquels j’avais dit « allez voir comment ça se passe chez les Barbares et revenez quand vous arriverez à me surprendre » ?
– Oui-da, votre Altesse, ceux-là mêmes, et ils sont persuadés qu’ils pourront vous surprendre ! ».

Et en effet, le Roi fut fort surpris par la vue de ce duo contre nature, composé d’un jeune homme souriant et affable et de son acolyte, grognant et gesticulant, l’écume aux lèvres…

« – Alors, revoilà donc ces deux braves gentilshommes, de retour des contrées hostiles du Grind. Comment s’est passé votre séjour chez ces barbares ?
– GRMBMLFDLFR OWOUHA !
– Mais qu’a-t-il donc ? Une grave affection de la mâchoire ?
– Non Messire », lui répondit l’autre, « il vous expliquait justement que ce séjour a été pour lui une plongée au plus profond de lui-même, une véritable renaissance. Il en a même décidé d’abandonner les croyances de notre royaume pour épouser celles des barbares du Grind, d’où cette élocution assez hasardeuse et ce dialecte, ma foi assez pittoresque.
– Comment ? Rejeter nos croyances ? Et j’imagine que vos chants et contes s’inspirent désormais également de ces barbares ?
– GRMBL JARP !
– En effet, Messire, mais que voulez-vous, mon compère ici présent est tombé amoureux de la fille d’un chef de clan, et l’a même épousée lors d’une cérémonie déchirante…
– Déchirante ? C’était si triste ?
– Non, non, bien au contraire, il lui a arraché un téton avec ses dents, en marque d’amour, pour lui prouver qu’il l’aimerait, même si elle n’avait pas de tétons…
– Soit, passons sur ces coutumes excentriques et venons-en à l’essentiel : contez-moi vos exploits ! ».

Et nos deux compères proposèrent au Roi un récit troublé, mouvementé, apocalyptique et largement inspiré des coutumes et inspirations Grind sans pour autant renier cet héritage Black de leurs premiers exploits. Ce puissant vacarme, agrémenté de quelques chants clairs et de moult hurlements, ne sembla pourtant pas déranger le grand monarque, qui leur demanda davantage de détails sur leurs péripéties, au grand dam de son fidèle ministre aux goûts bien plus orthodoxes, qui réagit avec véhémence à la fin de leur récit :

« – Messire, ce sont des sauvages, dangereux pour notre réputation et notre image. Nous ferions peut-être mieux de les enfermer dans le plus profond des cachots et d’en perdre la clé…
– Que nenni, mon fidèle ministre, ce sont justement des jouvenceaux comme eux qui apportent ce petit grain de folie, ce vent de renouveau qui dépoussière nos vieilles habitudes, et un peu de sang neuf parmi nos rangs ! Sans eux, notre Royaume aurait tôt fait de péricliter… Longue vie aux gentilshommes d’Anaal Nathrakh ! »

Mister Patate (07.5/10)

www.facebook.com/Anaalnathrakhofficial

myspace.com/anaalnathrakh

Feto Records / 2008

Tracklist (35:56 mn) : 1. Republic of the Grave 2. Summit of Sacrifice 3. Fortified Bravery 4. The Silent Howling 5. The Kill to Come 6. Palace of the Fates 7. If it Bleeds