Blabla les vieilles casseroles blabla les meilleures soupes. À vrai dire, plus le temps passe et plus je suis affolé de voir à quel point les anciens conservent avec insolence les meilleures places dans le monde du Death Metal. Et à ce petit jeu, Immolation frappe à nouveau un grand coup avec un Atonement dévastateur.
Et pourtant, j’ai eu l’impression dès la première écoute d’un groupe qui lève le pied. Dans mes souvenirs (mais je me trompe probablement, nous mettrons cela sur le compte des commotions cérébrales et de l’abus de houblon), Immolation n’était pas aussi lent, aussi lourd. Ici, Atonement me donne presque l’impression qu’Immolation veut jouer dans la même cour qu’Asphyx, mais sans renier son héritage. C’est lourd, c’est pesant, mais la bande à Ross n’a pas pour autant oublier ce qui distingue tant Immolation de ses concurrents : l’atmosphère. Là où beaucoup (trop ?) de groupes misent tout sur la brutalité, Immolation joue aussi sur les ambiances, sur la dissonance. Et c’est ce parfait équilibre de brutalité et d’ambiance qui rend cet album si efficace, qui fait de ce groupe un monstre un peu à part dans la scène des vieux briscards ricains.
Pour un groupe qui a sorti sa première démo il y a presque 30 ans, Immolation n’a rien perdu de sa superbe. Les fans de la première heure préfèreront probablement les premiers efforts du groupe à cette nouvelle cuvée (attachement sentimental, que voulez-vous), mais tout fan de Death qui se respecte devra jeter une oreille attentive sur cette galette.
Mister Patate (8,5/10)
Nuclear Blast Records / 2017
Tracklist (48:47) 1. The Distorting Light 2. When the Jackals Come 3. Fostering the Divide 4. Rise the Heretics 5. Thrown to the Fire 6. Destructive Currents 7. Lower 8. Atonement 9. Above All 10. The Power of Gods 11. Epiphany 12. Immolation*
Bref. J’avoue qu’Iron Reagan partait chez moi avec un a priori gros comme une baraque. Un all star band, un frontman qui délaisse Municipal Waste (qui avait pourtant fait un beau retour aux affaires avec
Je vais probablement vous étonner, mais mon capital sympathie envers Suicide Silence est remonté en flèche depuis la sortie de « Doris », le premier single de l’album éponyme. Plutôt que de continuer docilement dans le sillon qu’ils s’étaient creusé, les petits gars de Suicide Silence ont dressé leurs majeurs bien fièrement, enchaînant avec un « Silence » atypique, bashant les fans et leurs concurrents sur les médias sociaux et dans les interviews et s’attirant les foudres de tous les fans qui ont même lancé une pétition pour empêcher Nuclear Blast de lancer cet album. Je les détestais en tant que fer de lance du genre, j’ai appris à les aimer dans leur rôle de grain de sable coincé dans l’urètre des fans de Deathcore.