Author Archive

Korpiklaani – Noita

HAHAHAHAHAHAHAHAHA NON MAIS SÉRIEUX FERMEZ VOS PUTAINS DE GUEULES CONNARDS D’ALCOOLOS FINLANDAIS !

Désolé, ça devait sortir, certainement un trop-plein de ce farcissement de tympans à la sauce folk metal heureux parce que bourré. À croire que ces cons totalisent à eux seuls l’intégralité du bonheur disponible en Finlande. Ca expliquerait le nombre de suicidaires au nord d’Helsinki.

 Et quand y’en a plus, y’en a encore, Korpiklaani est au Folk Metal ce que la Kronenbourg est à la bière, une insulte permanente qui séduit encore trop de palais trop peu exigeants. Et vas-y que je colle des « hey hey hey » d’attardés éthyliques, une ligne de violon pour faire folk, des « oï oï oï » d’abrutis bourrax as fuck et quelques combos riff sympa/rythmique dansante pour faire vibrer tous ces connards qui se baladent en kilt au Hellfest et lampent dans une corne à boire en résine synthétique.

Et ça va se vendre. Et pas qu’un peu. Et Nuclear Blast s’en doute bien. Sinon, comment expliquer leur acharnement à garder Korpiklaani dans leur catalogue ? De groupe rafraichissant, Korpiklaani a vite glissé sur la plaque de verglas de la banalité et s’est vautré dans le fossé de la facilité. Finlandais du monde entier, unissez-vous et apprenez-leur à tresser une corde. C’est le seul moyen de nous débarrasser d’eux.

Mister Porn (saute d'une falaise et Noita dans un fjord/10)

Facebook officiel

Nuclear Blast / 2015
Tracklist (xx:xx) 1. Viinamäen Mies 2. Pilli On Pajusta Tehty 3. Lempo 4. Sahti 5. Luontoni 6. Minä Näin Vedessä Neidon 7. Jouni Jouni 8. Kylästä Keväinen Kehto 9. Ämmänhauta 10. Sen Verran Minäkin Noita  

 

Satyricon – Live At The Opera

J’ai beau réfléchir, je cherche encore l’utilité de la démarche de Satyricon et de son Live At The Opera. Franchement, quelle est la valeur ajoutée d’un chœur dans les compos de Satyricon ? Autant les concerts de Dimmu Borgir avec un véritable orchestre semblaient logiques de par la nature des morceaux, autant l’ajout de chœurs sur un morceau comme « Now, Diabolical » est presque contre-productif. Et encore, prendre l’exemple de « Now, Diabolical » n’est pas pertinent, parce qu’à la limite, cet élément étranger – qui n’apporte rien, que ceci soit dit – ne tire pas le morceau par le bas, ce qui est malheureusement le cas pour d’autres morceaux. À la grosse louche, je dirais que trois ou quatre morceaux ressortent magnifiés par les chœurs, « Mother North » en tête, suivi de près par « Phoenix » (que j’ai pourtant conchié avec bonheur sur le dernier album). Et pour le reste ?

Pour le reste, je suis plus que partagé. Parce que le rendu en live des morceaux proposés ce soir-là (et ce même si la setlist est loin d’être la plus efficace que le groupe aurait pu proposer) est très bon. Le groupe est en place, les musiciens en veulent, Satyr n’en fait pas des tonnes et est bien en voix. En concert « normal », ce live aurait fait très mal. Je me souviens avoir vu le groupe bien moins fringant sur scène. Bon, le rendu vidéo n’est pas extravagant, certes (c’est même plutôt sobre), mais c’est simple et efficace. On a déjà vu des montages beaucoup plus hasardeux/moches/épileptiques.

Alors, pourquoi utiliser des chœurs en support des lignes de mélodie ? Pour renforcer le côté épique ? Pour se donner un genre ? « To The Mountains », un de mes morceaux préférés, si pas mon morceau préféré de la bande à Satyr, me fait grincer les dents, « K.I.N.G. » à partir de 2:41 jusqu’à 2:57 frise le ridicule avec les vocalises aiguës des chœurs féminins censés épauler la guitare… Je continue ? Pis encore : au final, on semble entendre toujours les mêmes chœurs, les mêmes inflexions, les mêmes intonations…

Avec cette figure de style, Satyricon a misé sur le mauvais cheval. Du moins, c’est mon sentiment. Les seuls chœurs qui devraient accompagner un groupe en live sont ceux d’une bande de chevelus dans la fosse, dégoulinant de sueur et jouant des coudes, pas trois rangées de choristes en pingouin.

Mister Porn (Jugnot et ses choristes/10)

Facebook officiel

Napalm Records / 2015
Tracklist (xx:xx) 1. Voice Of Shadows 2. Now, Diabolical 3. Repined Bastard Nation 4. Our World, It Rumbles Tonight 5. Nocturnal Flare 6. Die By My Hand 7. Tro og Kraft 8. Phoenix 9. Den Siste 10. The Infinity Of Time And Space 11. To The Mountains 12. The Pentagram Burns 13. Mother North 14. K.I.N.G

 

 

Peste Noire – La Chaise-Dyable

Dans ce paysage musical souvent bien terne, Peste Noire fait partie de ces trublions peu fréquentables d’un point de vue idéologique mais qui, sur le plan musical, ont tout compris. Des artistes qui ne reculent devant rien, qui violent allègrement les conventions, sans se soucier de ce qu’en penseront les fans. Bon, j’en vois qui crient haro sur Peste Noire, ses idées, ses opinions, mais arrêtons de faire les fiottes effarouchées : la scène BM norvégienne, dans les années 90, est loin d’être un exemple de paix et de fraternité. Intéressons-nous à la musique, et plus particulièrement sur ce nouvel effort de Peste Noire qui, s’il n’est pas exempt de défauts, met à nouveau un grand coup de pied dans la fourmilière.

D’abord, il y a cette intro improbable, les oies qui caquètent, le bruit d’une cannette de bière qu’on ouvre, la guitare sèche, l’air de la campagne. Si je devais faire un parallèle foireux, « Avant Le Putsch » me fait penser à « Frühling » de Nargaroth, un morceau décalé, inattendu et pourtant efficace. Puis vient la claque, Peste Noire nous plonge dans un Black gras, avec un petit arrière-goût presque punk et un Famine toujours aussi provocateur. Malgré une structure un peu bancale (ce break avec sifflotements, putain, fallait y penser, fallait l’oser), « Le Dernier Putsch » tient la route avant un morceau plus traditionnel, « Payés Sur La Bête », un Black Metal plus « convenu » (pour autant qu’on puisse dire que Peste Noire soit convenu)…

Mais Peste Noire brouille les pistes, varie les plaisirs, tout d’abord avec le titre éponyme, mais aussi et surtout sur « Quand Je Bois Du Vin ». L’intro se fait presque mélancolique, un peu bucolique, guitare sèche, claquements de mains, tambourins : on imagine presque Famine autour du feu avec une demoiselle et sa gratte avant que le morceau ne prenne une ampleur insoupçonnée. Même l’accordéon qui vient se greffer à la guitare (et pourtant Dieu sait que je déteste cet instrument de mendiant et de musiciens de bal populaire) ne sonne pas faux. Peste Noire frôle le génie sur cette plage avant une réinterprétation de « Dans Ma Nuit » qui n’était pas forcément nécessaire. En clôture d’album, « Quand Je Bois Du Vin » aurait été parfait.

Peste Noire se moque de notre avis. Famine est un de ces (trop) rares artistes libres de faire ce qui leur chante tout en conservant une maîtrise et une cohérence rares. Certains apprécieront, d’autres beaucoup moins. J’ai beau ne pas avoir toujours été séduit par les albums précédents, je dois reconnaître que celui-ci a un petit plus, un je-ne-sais-quoi qui rend cet album si agréable à écouter.

Mister Porn (8/10)

Site officiel

La Mesnie Herlequin / 2015
Tracklist (44:23) 1. Avant le putsch 2. Le dernier putsch 3. Payés sur la bête 4. Le Diable existe 5. A La Chaise-Dyable 6. Quand je bois du vin 7. Dans ma nuit (2nd version)