6 mois de retard pour cette chronique, que les fans m’excusent, mais entre les mauvais albums auxquels j’ai accordé une attention non justifiée et les quelques bonnes surprises et valeurs sûres qui sont venues égayer mon quotidien, Blodhemn s’est perdu dans la pile des albums pas assez sexy pour m’aguicher et pas assez mauvais pour me donner des envies de meurtre et de chronique au vitriol.
Et d’emblée, vous connaissez mon point de vue, vous comprenez où je veux en venir. H7 a beau ne pas avoir l’étoffe d’un album exceptionnel, il n’est pas pour autant une sombre déception. Dans le genre pratiqué (du Black Metal, pour ceux qui ne connaissent pas le groupe), on a déjà vu mieux et pire. Le chant est moyen : pas faiblard, mais il manque de mordant, de haine. Les guitares ? Correctes dans l’ensemble, mais le riffing manque de folie, il manque une petite touche qui transcenderait les morceaux, qui rendrait le tout plus relevé. Et la section rythmique ? Ici aussi, le boulot est fait, avec conviction, certes (enfin, pour la batterie, parce que la basse ne ressort pas vraiment dans le mix), mais là aussi, on peut difficilement partir d’originalité.
Blodhemn (ou plutôt Invisus, son seul membre en studio) n’est ni un cancre, ni un prodige. Blodhemn n’apporte pas grand-chose à la scène Black Metal norvégienne, si ce n’est un album pas foncièrement mauvais mais rapidement oublié.
Mister Porn (4,5/10)
Indie Recordings / 2014
Tracklist (xx:xx) 1. Flammenes Virke 2. Slettet Av Tid 3. Evig Heder 4. Veiten 3 5. Åndenes Ansikt 6. Fandesvenn 7. Holmengraa
Plus polonais que ça, tu répares des robinets.
L’avantage de certaines galettes, c’est leur capacité à se dévoiler d’une seule fois. Pas de chichis, pas de fioritures, pas de structures complexes qui nécessitent un diplôme d’ingénieur pour pouvoir suivre, juste une bonne grosse louche de riffs qui tronçonnent, une section rythmique qui tabasse et un excité du bocal qui dégueule dans un micro. Simple comme bonjour, voire simpliste, mais il n’en faut parfois pas plus. Le risque avec ces albums, c’est de ne pas savoir « emballer » cette simplicité, de sonner cheap et de donner l’impression que l’on s’est tourné vers ce genre parce qu’on ne sait rien faire d’autre. Et ce même si c’est peut-être le cas. À ce petit jeu-là, Necrowretch a réussi le tour de force de sortir un album qui avoine tout du long, bas de plafond en diable mais qui déboite méchamment.