2014 aura été une année riche en comebacks de tout genre, avec son lot de mauvaises surprises et d’amères déceptions, rarement tempérées par quelques bonnes surprises. « Être et avoir été », voilà la phrase qui pourrait le mieux décrire cette tendance. Aujourd’hui, penchons-nous sur Mysticum, une formation norvégienne qui avait mis la clé sous le paillasson il y a perpète et qui revient aujourd’hui avec un nouvel effort sous le bras.
Remarquez, dans le cas présent, même s’il est question de comeback, j’ai l’impression de découvrir un groupe, parce que je dois avouer que je ne m’étais jamais intéressé à ce groupe. Exit les a priori et les attentes démesurées, donc, et c’est peut-être ce qui joue en faveur de ce Planet Satan plutôt efficace. La prod’ peut sembler hasardeuse, la batterie a beau avoir un drôle de son (ça sent la BAR), mais la sauce prend relativement bien dans le genre « black déshumanisé ». C’est froid, clinique, stérile et ça ne laisse aucun répit. Planet Satan déverse sa haine et ses blasphèmes avec un entrain certain, et ces petits ajouts électro ici et là rajoutent encore un petit plus à l’album, une touche plus mécanique, moins organique.
Planet Satan est un bon album. Pas forcément innovant, pas forcément indispensable, mais suffisamment bon pour se distinguer de la masse de sorties de l’année 2014 et pour s’y attarder le temps de quelques écoutes. À mi-chemin entre le trve BM et les formations comme Anaal Nathrakh, Mysticum a su (re)trouver sa place.
Mister Porn (7/10)
Peaceville Records / 2014
Tracklist (xx:xx) 1. LSD 2. Annihilation 3. Far 4. The Ether 5. Fist of Satan 6. All Must End 7. Cosmic Gun 8. Dissolve to Impiety
Jetez-moi la première bière : j’ai vraiment (re)découvert Internal Bleeding l’année dernière dans un obscur café de Flandre lors de leur passage avec les Maltais de Beheaded et les ricains de Disgorge. Les raisons de ce désintérêt ? Elles sont nombreuses : un rythme de sorties moins important que ses concurrents, une exposition médiatique moindre… et finalement, la sortie de leur nouvel album a failli aussi m’échapper, et c’est un peu par hasard que je suis tombé sur Imperium.
Les Anglais d’Ingested font partie de ces rares formations aux forts relents Deathcore qui parviennent malgré tout à me séduire. Comme quoi, ceux qui me reprochent sans cesse que je me contente de tailler sans discernement en me basant uniquement sur une étiquette se mettent le doigt dans l’œil jusqu’à l’épaule. L’air de rien, avec une discographie qui grossit de plus en plus, le groupe a su se faire un nom et taper maintenant dans l’œil de Century Media. Alors, Ingested a-t-il su passer la vitesse supérieure ?