C’est pratiquement seul, dans son home studio, que Juhani Jokisalo a élaboré cet album de Apocryphal Voice. Le soutien que lui apporte Ville Salonen à la batterie est intéressant, quoi que légèrement trop mécanique. Les bases rythmiques sont bien là, et l’originalité fait son chemin jusqu’à la lumière du jour (si c’est bien l’expression qu’on peut se permettre d’utiliser ici) de temps à autre, mais cette intervention reste tout de même peut-être trop monotone.
Les compos elles sont prenantes, mais plus que surprenantes… Un produit intrigant à ne pas mettre entre toutes les mains. Des ambiances tristes et lourdes se répandent tout au long des onze morceaux, à travers des mélodies étranges, chaque titre développe au son des guitares sa propre identité plus ou moins malsaine, mais toujours profondément dépressive. La colère sait tout de même trancher avec le calme prenant, et c’est de sa voix que Juhani marque le plus ces changements.
On assiste ainsi à un très bon travail sur les parties de chant, que ce soit lors de longues parties sombres, de moments plus ambiancés qui pourraient presque rappeler le chant de Snowy Shaw dans le groupe culte Notre Dame, ou lors de parties plus agressives qui, par des cris hargneux mais tout de même éloignés du black, renforce l’originalité de l’ensemble.
On sent ainsi sans problème l’identité propre de cet album, travail entreprenant et étonnant qui saura charmer les auditeurs assez ouverts d’esprit. Un univers sombre qui sait faire son petit chemin dans notre tête et qui, sans faire figure de chef d’œuvre, propose une expérience intéressante.
Necrogunslinger (07/10)
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Candlelight Records – Innovative Promotion / 2007
Tracklist (58:30) : 01. Trapped under the iron sky 02. Lifeless 03. Incognito 04. Forgotten 05.Sideshow 06. Dance of the phantoms 07. Can you feel the presence of death 08.lazy 09.march towards hell 10. Dry sound of rasty nothingness 11.Burden
Un coup d’œil à la pochette de ce Evernight permet de voir que Battlelore n’a pas encore dévié de son sujet de prédilection et reste toujours ancré en Terres du Milieu. De même, quelques minutes d’écoute seulement suffisent à voir que si la recette musicale habituelle du groupe est toujours bien présente (growls et chant féminin n’ont pas encore dit leur dernier mot), le groupe a su varier un peu les plaisirs et s’est concentré ce coup-ci sur des compos plus sobres et allant tout de même beaucoup plus directement au but, en limitant les fioritures et autres arrangements trop lourds.
Il est encore heureusement des albums qui savent vous prendre aux tripes et vous secouer dans tous les sens jusqu’à ce que votre cerveau vrombisse de joie. Et Of Myths and Legends, avec sa pochette tout droit sortie d’un magasin de souvenir kitsch pour viking et ses titres sans équivoque, en fait définitivement partie.