Quatre ans après son dernier album Requiem, KoRn sort un nouveau morceau « Reward the scars ». Ce titre illustre une collaboration avec le mythique jeu vidéo Diablo auquel Jonathan Davis a visiblement beaucoup joué.
En attendant autre chose de plus conséquent, tout va pour le mieux pour le groupe qui a blindé sans effort l’Accor Arena (23 Octobre 2026).
Au petit jeu de « qui a produit la plus grande arlésienne musicale du hard metal ? », Clawfinger remporte le trophée haut la main. Avec dix-neuf années entre deux albums, les Suédois ont battu Axl Rose qui avait mis quinze années à accoucher de « Chinese Democracy ». C’est donc doté d’un sacré sens de l’humour que Clawfinger nous livre ENFIN ce huitième album, le très bien nommé Before we all die.
D’emblée Clawfinger frappe fort. « Scum », hymne anti Trump, nous fout une belle raclée. Zak Tell et ses comparses ne sont pas là pour nous faire des bisous. Les guitares vrombissent, le flow de Tell est toujours direct et pertinent, l’électro est discret en arrière-plan. Tout est fait pour que nous retrouvions nos repères. Tant mieux parce que la suite ne dévie pas d’un iota.
Si le but de Before we all die était de remettre Clawfinger en haut de la chaîne alimentaire du metal fusion rap-metal, c’est gagné. Les tubes s’enchaînent (le trio imparable « Tears you down », « Big brother », « Linked together ») pour notre bonheur. Les incartades hip-hop/electro/indus s’avèrent judicieuses (le très Dalëk « A perfect day ») et apportent un équilibre qui rend l’ensemble parfait.
Clawfinger nous livre, sans se le cacher, un album de darons. Le groupe n’a rien perdu de sa superbe (« Going Down (Like Titanic) », « You Call Yourself a Teacher »). C’est un retour gagnant.
01. Scum 02. Ball & Chain 03. Tear You Down 04. Big Brother 05. Linked Together 06. A Perfect Day 07. Going Down (Like Titanic) 08. You Call Yourself a Teacher 09. A Fucking Disgrace 10. Kill The Dream 11. Environmental Patients 12. Before We All Die
D’emblée, évacuons la polémique. Oui, Megadeth a sorti pléthore de versions de ce dernier album, mille et une couleurs pour le vinyle, des versions standard, lenticulaires, avec un bonus exclusif pour tel ou tel site marchand en ce qui concerne le CD. Et les fans ont dû mettre la main au porte monnaie pour tout avoir. C’est une pratique dégueulasse. Dave Mustaine avait déjà fait le coup avec Dystopia. Mais bon, cette fois, c’est pour consolider la retraite à venir. Soyez compréhensifs. Bref, parlons musique.
Sur disque, Megadeth n’a quasiment jamais déçu. Hormis quelques sorties de route (Risk, Super Collider), le groupe de Dave Mustaine a toujours été digne de sa légende, de son histoire, basée sur une rancœur tenace. Mais nous y reviendrons plus tard.
Sur ce dernier (?) opus, Megadeth tire sa révérence d’une belle manière, un condensé du meilleur de ce qu’a produit le groupe, où chaque morceau se fait l’écho du passé tout en n’étant pas une redite. C’est une célébration. C’est très fort.
« Tipping Point » déboule sur les chapeaux de roue. Tout est là : la voie hargneuse, des solos à tomber, une rapidité d’exécution bluffante. Du 100 % Megadeth. Ça tombe bien, c’est ce que nous attendions. On enchaîne avec « I don’t care ». Mustaine, les dents serrées, nous le fait savoir avec virulence. Il a la haine et il n’en a plus rien à foutre. C’est bon !
Les hits s’enchaînent. « Let there be shred », « Puppet parade », « I am war », ces classiques instantanés sont interprétés par un groupe à l’affût. Célébrons notre bon Dirk Verbeuren (batterie) et le fantastique Teemu Mäntysaari (guitares) qui livrent des prestations impeccables. James Lomenzo (basse) se fond dans le tout. Et toujours Mustaine bien vénère pour son dernier tour de piste (« Made to kill »).
Le dernier titre de l’album est une reprise de Metallica, « Ride the lightning ». Même si elle fait pâle figure par rapport à l’originale, elle est logique. C’est la raison d’être de Megadeth : la frustration. MegaDave ne s’est jamais remis de sa mise à l’écart du groupe d’Hetfield et Ulrich.
Sans cette haine et cette amertume, il n’aurait peut être jamais pu nous livrer les formidables albums de Megadeth tout au long de ces années.
01. Tipping Point 02. I Don’t Care 03. Hey, God?! 04. Let There Be Shred 05. Puppet Parade 06. Another Bad Day 07.Made To Kill 08. Obey The Call 09. I Am War 10. The Last Note 11. Ride The Lightning (Bonus Track)