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22122Mammoth Mammoth fait partie de ces groupes à qui on ne la fait pas. Depuis 2007, ces fiers Australiens ne s'embarrassent pas de fioritures. Leur musique, astucieux mélange de punk hard à la sauce stoner, fait le boulot. Pas de chichis, les potards sont constamment sur onze et le groupe de Mikey Turner n'est pas là pour faire de la figuration. Hell’s Likely nous avait mis la puce à l'oreille. Ce dernier opus nous le confirme : le quartet a conservé sa puissance de feu.

Hammered Again est une excellente surprise. Mieux encore, une (tardive) révélation. Ce nouvel album hisse la formation dans les hautes sphères du hard stoner. Hargneux, frontal d'un bout à l'autre, Mammoth Mammoth nous propose un florilège de morceaux imparables. Les quatre premiers morceaux en sont la preuve ; un vrai carré gagnant qui risque de faire frissonner les Red Fang. La suite n'est pas en reste. Cette attitude « badass » de Mammoth Mammoth leur fait décrocher la timbale d'un stoner rock de plus en plus moribond. Hammered Again nous embarque donc sur une autoroute de riffs où fuzz et énergie sont souverains. Réjouissant et frais, ce punk'n'roll où les influences de Motörhead, Kyuss et Ac/Dc se télescopent, mérite un succès plus conséquent !

Vol. IV – Hammered Again marque l'entrée de Mammoth Mammoth dans la cour des grands. Les Melbourniens risquent de profiter de l'engouement de célébrités emballés par leur musique. Ce n'est pas pour rien que John Garcia les as pris en tournée et que Ozzy Osbourne envoie des tweets enthousiastes à propos de la sortie de ce brûlot. De grandes choses s'annoncent pour Mammoth Mammoth.

Nico (8,5/10)

Site Officiel: http://www.mammothmammoth.com/

Napalm Records / 2015

01. Life is a bitch 02. Lookin' down the barrel 03. Electric sunshine 04. Fuel injected 05. Black Dog 06. Promised Land 07. Reign Supreme 08. Sick (Of Being Sick) 09. Hammered Again10. High as a Kite

thedarknessGros buzz critique et public du début des années 2000, The Darkness a tutoyé les cimes du succès (Permission to land, concerts dantesques) avant de rapidement se brûler les ailes. Dès le second (et excellent) album One way ticket to hell… And back, la machine s'enraye. Le line-up a changé et l’intérêt du public s'émousse. L'égo surdimensionné de son leader n'y résiste pas et le groupe explose en plein vol. Quelques années plus tard, The Darkness tente le coup de la reconquête, mais peine encore à convaincre. Hot Cakes est une déception. Obstinés, Justin Hawkins et consorts ne lâchent pas l'affaire. Ils nous reviennent avec ce nouvel opus.

The last of our kind est l'album que les fans attendaient. Les frères Hawkins retrouvent enfin l'esprit qui les animait à leurs débuts. C'est outrancier, grandiloquent, kitsch (l'intro de « Mighty Wings »)… farouchement rock'n'roll. Les compos sont fraîches et directes ; tels « Barbarians » et « Open Fire », des tubes en puissance qui ne se délogent pas du cerveau. Les riffs sont dynamiques et rentre-dedans, les mélodies imparables. Sans oublier des ballades hyper-caloriques. Le groupe s'est recentré sur l'essentiel : le fun à tout prix. C'est réussi. Mieux encore, Justin Hawkins, désormais moustachu, nous gratifie de sa voix de fausset, caractéristique de tout bon album de The Darkness.

Ce quatrième opus est irrésistible. L'équivalent musical d'une série B, qu'on aime malgré ses défauts. The Darkness, dans sa démesure, est un plaisir coupable qui procure tant de joie qu'il donne envie de faire de la air guitare. A peu de choses près, la base de tout bon groupe qui se respecte.

Nico (8,5/10)

Site Officiel: http://thedarkness.co.uk/

Replica / 2015

01. Barbarian 02. Open Fire 03. Last of Our Kind 04.Roaring Waters 05. Wheels of the Machine 06. Mighty Wings 07. Mudslide 08. Sarah O’Sarah 09. Hammer & Tongs 10. Conquerors

Steve'n'SeagullsSi l'adage veut que la copie soit le plus bel hommage que l'on puisse faire à un artiste, qu'en est-il de la reprise ? Réinterpréter un morceau est en effet un art qui nécessite talent et originalité ; et ce, dans deux seul buts : glorifier la mémoire du groupe originel et donner l'envie irrésistible d'écouter le morceau matriciel. A ce petit jeu, beaucoup s'y sont frottés avec plus ou moins de réussite. Les frappadingues de Steve'n'Seagulls (oscar du meilleur nom de groupe) tirent les marrons du feu avec ce premier album haut en couleurs.

Les Steve'n'Seagulls sont assurément décalés, mais pas fous. Piocher dans un répertoire irréprochable (Led Zep, Dio, Maiden) n'est pourtant pas sans risques. Avec leurs banjos, accordéons et mandolines et leur look de bûcherons canadiens, l'entreprise paraît plutôt casse-gueule. Mais, ça marche. Les Steve'n'Seagulls relèvent le défi, haut la main. Ici, le niveau musical est élevé et prouve que l'on a pas affaire à des manchots. Le travail d'adaptation est formidable et retrouve quasiment à chaque fois l'esprit originel des compos. Le « Over the hill and far away » de Gary Moore, meilleur que l'original, retrouve ses racines irlandaises, tandis que le riff énorme « Thunderstruck » laisse (même au banjo) toujours bouche bée. Et ainsi de suite. Chaque relecture est réjouissante et donne envie de chanter à tue-tête. L'objectif est atteint. Sans forcer.

Farm Machine est donc un bel exercice de style ; sincère, respectueux et souvent hilarant (la reprise polka/alt-country de « Ich Will » de Rammstein vaut son pesant de cacahuètes). C'est un vibrant hommage à ce hard rock/metal que nous affectionnons tant. Il se pose donc en sérieux concurrent au cultissime et immortel In a metal mood de l'estimable Pat Boone. Le futur du metal sera country, ou ne sera pas.

Nico (8,5/10)

Site Officiel: http://stevenseagulls.com/

Spinefarm / 2015

01. Grand Opening 02. Black Dog 03. Thunderstruck 04. The Trooper 05. Ich Will 06. Paradise City 07. Nothing Else Matters 08. Over The Hills And Far Away 09. Seek And Destroy 10. Holy Diver 11. Run To The Hills 12. You Shook Me All Night Long 13. Cemetery Gates