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CeaselessAprès deux démos confidentielles, les Finlandais de Ceaseless Torment sortent enfin leur premier album. Il ne faut pas moins de quinze secondes pour comprendre à quelle sauce nous allons être mangés : Ceaseless Torment fait du thrash, brut de décoffrage, sans fioriture.

The end they bring est un album appliqué. Le groupe s'emploie à être un bon élève et ressort tous les poncifs du thrash à l'ancienne. Mosh-parts servies à volonté et riffs speeds sont au menu. On se régale, surtout quand le quartet déborde vers un death à la Carcass (« Apocalyptic battle »). Ce n'est pas désagréable, mais le tout reste reste très scolaire.

Ce n'est pas avec ce premier essai que Ceaseless Torment risque de se démarquer de la masse. The end they bring, s'il est très bien exécuté, se situe dans cette zone nébuleuse du banal. Ni exceptionnel, ni imbuvable, Ceaseless Torment est juste bon. Mais cela suffit-il à notre époque où l'excellence doit toujours être de mise ? On peut en douter…

Nico (5/10)

Site Officiel: https://www.facebook.com/CeaselessTorment

BWK/ 2014

1. The End They Bring 2. Genocide (Spreading Your Disease) 3. Craving For Revenge 4. Apocalyptic Battle 5. High Mortality 6. Path 7. Worthless World 8. Suffer Ceaseless Torment

Dagoba – Hellfest 2014

Dagoba_Hellfest_2014Dagoba est un pilier de la scène française. Actif depuis plus d'une quinzaine d'années, le groupe de Franky Costanza se démène pour la cause : des productions régulièrement proposées et des tournées qui s’enchaînent. Certes, sur les albums, le constat est mitigé (on oscille entre l'inodore et le brillant), mais sur scène Dagoba met tout le monde d'accord. Les Marseillais sont une machine de guerre, point barre. Leur passage au Hellfest 2014, relaté ici en CD et DVD, est une pièce de plus à ajouter au dossier.

Ce court set de Dagoba est représentatif de la puissance de feu du quartet. « I Reptile » en intro : tout est dit. Shawter & co n'y vont pas avec le dos de la cuillère. C'est brut et sans fioriture. Le groupe est en place, galvanisé par un énorme public motivé et enthousiaste. Z, nouveau guitariste, ne fait pas de la figuration, Werther est remonté comme jamais et Costanza fait son show habituel en grand batteur qu'il est. Seul regret, la voix peu mise en avant dans le mix final.

Cet album live est donc utile. C'est une bonne porte d'entrée pour ceux qui ne connaissent pas le groupe et un bon résumé de l'ensemble de son parcours. Dagoba sait se montrer généreux, outrancier parfois, mais reste d'une franchise et d'une honnêteté indéniables. Rien que pour ça, il mérite que l'on se (re)penche sérieusement sur son cas.

Nico (8/10)

Site Officiel: https://www.facebook.com/dagoba13

Very Records / 2014

01. I, Reptile – 02. The Man You're Not – 03. The Nightfall and All Its Mistakes – 04. Black Smokers (752° Fahrenheit) – 05. When Winter… – 06. The Great Wonder – 07. It's All About Time – 08. The White Guy (and the Black Ceremony)

Zaum – Oracles

a1225147658_10Le milieu musical est un domaine plein de surprises. Le quotidien du chroniqueur lambda l'est tout autant. En écoutant de la musique au kilomètre, il est facile d'être blasé de tout. Pourtant, il arrive qu'un album, au milieu de milliers d'autres, vous retourne. Oracles est de ceux là.

Fruit du travail d'un duo canadien débarqué de nulle part, cet album risque de marquer le doom, d’obédience psychédélique, d'une pierre blanche. En quatre mouvements de presque 1/4 d'heure chacun, l'album transporte l'auditeur. Zaum nous convie à un voyage initiatique. C'est intense, presque chamanique. Les riffs de basse sont entêtants et amènent à la transe tandis que les mélodies, lourdes et intenses, se gravent instantanément dans le cerveau. C'est du tout bon.

A l'image de sa pochette, véritable prolongement du Dopesmoker de Sleep, Zaum nous emmène au milieu de nulle part et nous fait découvrir les tréfonds de sa psyché. C'est passionnant et l'affaire se clôt avec un sabbathien et pachydermique « Omen » qui laisse pantois.

Nico (8,5/10)

Site Officiel :

I Hate Rec/2014

01. Zealot 02. The red sea 03. Peasant of Parthia 04. Omen