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Valient-Thorr-album-coverLe cas Valient Thorr est intriguant. Surfant depuis ses débuts sur la vague stoner, en mode viril et barbu, le groupe n'a jamais connu la reconnaissance qu'il mérite. Ces Américains pur jus ayant toujours proposé des albums musicalement solides (Immortalizer), on pourrait se demander si la formation n'est pas maudite. Pas démonté pour autant, Valient Thorr nous propose aujourd'hui son sixième album Our own masters. Et c'est ce dernier qui pourrait lui ouvrir les portes d'un succès à la Red Fang. Ce qui serait déjà pas mal.

Our own masters possède beaucoup de qualités et propose un stoner-metal frais et véloce. Jouant d'entrée la carte accrocheuse du rock'n'roll thrashy (« Immaculate consumption »), Valient Thorr ne peut pas se planter. Mieux, chaque composition distille, au gré d'un solo ou d'un break, les effluves d'un heavy metal victorieux. Il est donc impossible de s'ennuyer pendant les quarante-deux minutes de l'album. La bande de Chapel Hill semble plus motivée que jamais et cet enthousiasme se révèle très communicatif (« Good news, bad news »).

Bourré de morceaux accrocheurs (« Torn apart »), Our own masters synthétise le meilleur du stoner actuel avec une attitude proprement heavy-old school. Cet album est, en tous cas, une parfaite porte d'entrée à l'univers du groupe. Valient Thorr mérite, on le lui souhaite, un succès plus conséquent.

Nico (7,5/10)

Site Officiel: http://www.valientthorr.com/

Volcom / 2013

01. Immaculate Consumption 02. Master Collider 03. Manipulation 04. No Strings Attached 05. Life Hands You Demons 06. Torn Apart 07. Cerberus 08. Good News Bad News 09. Insatiable 10. Crowdpleaser 11. Nervous Energy 12. Call Off the Dogs

BlackRain – It Begins

COVER_BLACKRAIN_redPour flirter avec le buzz, il faut être malin. Jadis, les plus grands tels Bowie et Marc Bolan (T-Rex) s'y sont risqués avec succès. Et Blackrain, dont le point commun avec les artistes sus-cités est d’œuvrer dans le glam, sait aussi y faire : télé-réalité et prestations fiévreuses ont fait que les regards se sont tournés vers les Annéciens. Conséquence heureuse, après plusieurs années d'auto production, le groupe signe sur une major son troisième album : It Begins.

Bien peu de choses négatives sont à relever concernant It Begins. Le quatuor livre sans complexe un brûlot glam-rock destiné à exploser les enceintes de celui qui l'écoute. Swan et ses compères, sûrement remontés par une lecture approfondie de la biographie de Motley Crüe (The Dirt), jouent à fond la carte du tout rock'n'roll et enchaînent une joyeuse tripotée de hits imparables (« Blast me up », « Death by stereo »). Rien n'est à jeter hormis l'affreuse pseudo balade « Nobody but you » pas vraiment indispensable.

It Begins est réjouissant, frais et donne la banane. Chapeauté de main de maître par Jack Douglas, producteur légendaire de Aerosmith, l'entreprise Blackrain a de beaux jours devant elle… Et le groupe pourrait même réhabiliter à lui seul cette scène glam 80's qui perdure dans notre pays. Un peu de fun, à notre époque fera le plus grand bien à tous.

L'album de l'été vous le trouverez ici. Et c'est de la vraie dynamite.

Nico (8,5/10)

Site Officiel: http://www.blackrain.fr/

Sony-Columbia / 2013

1. Blast me up 2. Bad love is good 3. Wild wild wild 4. Death by stereo 5. Nobody but you 6. Dancing on fire 7. Young blood 8. Cryin' tonight 9. Re-evolution – new generation 10. Tell me 11. Ho hey hey hey hey

warfuckAvec Warfuck, il n'y a pas de tromperie sur la marchandise. De par son patronyme et sa musique, il est difficile de se voiler la face : ce groupe fait du grindcore. Ce jeune duo lyonnais est répugnant à bien des égards, mais il réussit à être plus ou moins cohérent dans ce qu'il propose.

The Weak And The Wicked donne un bon aperçu des capacités de la formation. Ce court premier album embrasse sans complexe les standards du genre : vocaux d 'écorchés, batterie speed et guitares abrasives. Warfuck fait donc le job et ne s'embarrasse pas de fioritures pour malmener le fan de musique extrême. Il manque juste un peu d'ampleur dans le grind de Warfuck pour que le groupe devienne l'égal d'un Mumakil ou d'un Blockheads.

Un bon premier contact donc ; on laisse maintenant à Warfuck le temps de se roder… et de nous livrer un prochain album plus abouti.

Nico (6,5/10)

Site Officiel: http://www.warfuckgrindcore.com

Trendkill / 2013

1. Intro 2. Straight to the Aim 3. So gorgeous 4. Modern Disease 5. Blackout Conspiracy 6. Forget Yourself 7. Crackwhore widom 8. Be my guest 9. Obsession 10. Trouble 11. Innocence