Author Archive

GLOWIN SHADOW est un groupe de rock alternatif français, de Paris, fondé en 2013. C’est ne pas nous qui le disons mais c’est le quintet lui-même. Désormais, cette étiquette de « rock alternatif » ne peut qu’aiguiser la curiosité ou au contraire effrayer le chaland tant elle ne veut plus vraiment rien dire. Tout le monde utilise se terme « alternatif » à toutes les sauf, sinon c’est souvent « progressif ». Comprenne qui voudra.

Après avoir publié très rapidement deux EP, il était grand temps pour GLOWIN CLOWN de sortir un LP. Nous aurions aimé avoir de nouvelles chansons inédites mais les parisiens ont fait le choix de regrouper sur un album le fruit de leur deux sorties précédentes agrémenté de quelques bonus dont l’intérêt reste assez limité. Ils ont raison d’être fiers du travail précédemment accompli et de vouloir donner une nouvelle chance à ces compositions mais cela fait un peu chiche. Donc pour résumer, ce disque reprend le contenu de Ghosts, Fools & Fakes – EP volume 1 et 2 de 2014 et 2015. Cependant un travail de remasterisation a été réalisé sur certains titres pour les remettre au goût du jour je suppose.

Les parisiens proposent une musique directe qui se veut immédiatement mémorisable et accrocheuse. Ils favorisent les formats courts avec des chansons calibrées autour des quatre minutes. Leur univers musical semble assez déjanté, ils n’hésitent pas à mélanger les ambiances et les rythmes. Bourrées d’énergie et très colorées leur rock, la majorité des chansons possède un côté fédérateur franchement sympathique et un son très américain. Au début on s’inquiète un peu de la voix assez haut perchée de Michaël derrière le micro mais il parvient à son rassurer en faisant preuve d’une belle conviction tout au long du disque. Rien de très original sous le soleil avec l’ombre des LINKIN PARK, AVENGED SEVENFOLD ou DEAD BY APRIL qui plane lourdement sur ces chansons. Tous les gimmicks associés sont là comme les petites touches extrêmes au niveau du chant sur « Schizophrenia ». Mais ne soyons pas rabat-joie, GLOWIN SHADOW propose une musique fouillée et touffue qui surprendra l’auditeur et certains titres ont le potentiel de squatter un long moment votre platine CD.

Il est temps pour GLOWIN SHADOW de clore le premier chapitre de leur carrière en synthétisant en un disque leur production discographique. Fort de cette carte de visite, le quintet peut déjà programmer l’avenir et les différentes étapes à franchir pour se faire connaître d’un plus large public. Espérons que le deuxième album, inédit celui-ci, ne tarde pas trop à apparaître afin d’inscrire durablement le groupe sur la carte rock parisienne.

Oshyrya (07/10)

 

Site Officiel

Facebook Officiel

 

Autoproduction – Dooweet / 2016

Tracklist (47:06 mn) 01 : We Need To Talk… – 02 : Schizophrenia (feat. Max Rodriguez-Medallo from MERGE) – 03 : Fleeting Delight Act 1 – 04 : Requiem – 05 : What’s Going On ? – 06 : Fleeting Delight Act 2 – 07 : Halloween Party – 08 : Glowing In The Shadow – 09 : Fleeting Delight Act 3 – 10 : Liars Die – 11 : Unleash Your Shadow – 12 : We Need To Talk… (acoustic version) – 13 : What’s Going On ? (piano version) – 14 : Schizophrenia (original version)

Cela fit sans doute plus crédible et sérieux de dire qu’un groupe est originaire de Melbourne ou Sidney que de Melun et pourtant le groupe SCORES s’en fiche et ne manque pas d’ambition dans le domaine rock n’roll pêchu des années 70. Ils sont tous très jeunes te mènent maintenant leur barque depuis quelques années sur les flots tumultueux de la scène française. Mais avant d’espérer atteindre la reconnaissance et les sommets des charts, il faut savoir faire ses armes. Après un premier EP, On The Road, paru en 2014, le quintet remet le couvert en 2016 avec The Gate to Leave et ses quatre nouvelles chansons.

On ne va pas se mentir, l’écoute de cet EP ne bouleversera pas votre vie, SCORES est encore en phase d’apprentissage et de construction et cela s’entend nettement. Leurs chansons restent plutôt bien réalisées et sympathiques mais elles apparaissent également d’une naïveté assez impressionnante. Et puis cela manquez nettement de caractère et d’originalité, nos amis peinent à se trouver une identité et jouent la facilité. Ces nouvelles chansons s’avèrent pataudes et l’ennui pointe trop rapidement le bout de son nez face à des riffs et des mélodies déjà entendues des centaines de fois sous une forme ou une autre. Et puis le chant n’est pas extraordinaire, derrière son micro, Benjamin Blot-André manque de puissance et nous la joue plus rock alternatif/punk que rock 70s de leurs idoles LED ZEPPELIN, BLACK SABBATH ou AEROSMITH.

SCORES affichent sa jeunesse et son inexpérience mais également un potentiel en devenir. Je me suis passablement ennuyer à l’écoute de ce The Gate to Leave mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Ils affichent une jolie maîtrise technique et un certain sens de la mélodie. Maintenant un sacré chemin reste à parcourir avant d’être vraiment convaincant.

Oshyrya (05/10)

 

Facebook Officiel

 

Autoproduction – Spiral Productions / 2016

Tracklist (15:08 mn) 01. Good Night 02.Leave Me Now 03. What About Your Dreams 04. That's The Girl

H-One – Cygne II

Le visuel qui orne la pochette de cet album donne le ton et laisse deviner que le groupe en question ne va pas nous raconter des histoires de sorciers et de dragons. La lecture des paroles et la présence du logo des Sea Shepherd confirment que H-ONE a des choses à dire, bien des maux de notre époque contemporaine à dénoncer.

Le trio s’est formé en 2005 autour d’une fratrie à Toulouse. Avec l’ajout d’un bassiste pour la scène, les voici armé pour se construire leur identité musicale et se faire un nom en enregistrant des démos et en multipliant les concerts. Ils franchissent le Rubicon en 2016 et publient un premier album, Cygne II, qui reprend le propos là où leur dernière maquette Cygne l’avait laissé. L’enregistrement s’est déroulé au studio Antistatic et David Castel s’est chargé du mixage.

Les deux frangins ne font pas dans la dentelle et leur colère face aux problèmes environnementaux éclate dès les premières mesures de « Salt War » qui ouvre le disque. Un riff râpeux et tranchant déchire les enceintes alors qu’Alan éructe dans le micro. Comme l’oiseau illustré sur la pochette, l’auditeur va devoir se dépêtrer de ce mazout musical, lourd, collant et potentiellement mortel. Les rythmes sont plutôt lent et H-ONE semble prendre un certain plaisir à développer sous nos yeux un métal sludge poisseux et assez peu digeste il faut bien le dire. H-ONE tente des choses comme sur un « Home » où différentes séquences s’enchaînent, des périodes de calme cassant un peu la routine. Le propos se veut très simple, presque basique, histoire de marteler encore plus fort le message du groupe. Les textes dénoncent le mode de vie sur Terre, le comportement humain et ses conséquences. Sur la longueur, nos amis peinent à convaincre tant il semble s’être enfermés dans un schéma unique qui finira par lasser même les plus courageux. S’enquiller la totalité de Cygne II d’une traite n’est pas une partie de plaisir et l’intérêt risque de progressivement se dégonfler à mesure que l’on progresse au sein de l’album. Il faut attendre « Mother » pour enfin entendre H-ONE passer la seconde et nous secouer les neurones endormis. Le disque se termine par un « Final Track » étrange, classique dans sa première moitié avant qu’une seconde partie en mode ghost montre un tout autre visage avec guitare acoustique et chant clair. Mystère et boule de gomme.

H-ONE est un groupe engagé et sa cause est tout à fait respectable. Les toulousains ont trouvé dans la musique le médium pour exprimer leur rage et leur frustrations face aux comportements de leurs semblables. Au niveau musical par contre, la mayonnaise s’avère moins convaincante avec une musique assez vite lassante. Cygne II reste globalement une déception.

Oshyrya (06/10)

 

Site Officiel

Facebook Officiel

 

Wax Production / 2016

Tracklist (44:53 mn) 01. Salt War, 02. Home, 03. Pray For My Name, 04. Mother, 05. Headcharger, 06. Moved Reasons, 07. Black Cloud, 08. Final Track