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AFM Records fête en 2016 son vingtième anniversaire et sort à cette occasion un triple cd compilant une chanson d’un grand nombre de leurs artistes passés et présents. Pour la grande majorité d’entre nous, cette compilation ne sera pas d’un intérêt fou mais pour les fans les plus jeunes, cela constitue un bon moyen de se frotter à une grande variété de bons groupes pour le prix modique de 9,99 euros.

Le label teuton basé à Schwalmstadt dans le Land de Hesse né en 1996 sous l’impulsions de son fondateur, Andreas Allendörfer, alors leader du groupe SQUEALER et d’Axel Fischer. Il signe de plus en plus de groupe et spécialise petit à petit AFM Records dans le hard rock, le heavy métal, le thrash métal et le power métal. Malgré la disparition tragique d’Allendörfer début 2005, le label continue son activité et grandit petit à petit dans l’ombre du mastodonte Nuclear Blast. Il possède quand même quelques coups d’éclats à son tabelau de chasse comme la parution du premier album d'EDGUY en 1997 ainsi que le projet musical AVANTASIA du chanteur Tobias Sammet.

Cette compilation ne prend en général pas les meilleurs titres de chacun de ces groupes, même si les goûts et les couleurs peuvent varier, ce sont les dernières sorties respectives qui connaissent les honneurs, les albums publiés par AFM Records bien sûr. Mais les amateurs de riffs et de mélodie pourront apprécier le « Only Human » d’AT VANCE, le « Moria » de BLOODBOUND ou encore le « The Things We Believe In » d’ORDEN OGAN. Difficile de faire sa fine bouche quand vous pouvez avoir cinquante-deux chansons pour moins de dix euros.

Pour finir, AFM a quand même fait l’effort de proposer deux titres inédits signés IRON MASK et EDEN’S CURSE. Ce n’est pas Byzance mais d’autres n’auraient pas pris cette peine. Avec quatre heures trente minutes de musique, ces disques offrent de quoi s’occuper. Difficile d’en demander plus.

Oshyrya (06/10)

 

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AFM Records / 2016

Tracklist (76:16 mn – 75:48 mn – 77:28mn)

CD I

01. U.D.O. – Thunderball 02. Avantasia – Reach Out For The Light 03. Evergrey – A New Daw 04. Masterplan – Spirit Never Die 05. Doro – Thunderspell 06. Leaves’ Eyes – Edge Of Steel (2016) 07. Danzig – Ju Ju Bone 08. Lordi – The Riff 09. Shakra – Hello 10. Iron Savior – Starlight 11. Bloodbound – Moria 12. Flotsam and Jetsam – Taser 13. Ministry – Double Tap 14. A Life Divided – The Lost 15. D-A-D – Last Time In Neverland 16. Voodoo Circle – Graveyard City 17. Krokus – Too Wired To Sleep

CD II

01. Edguy – Babylon 02. Orden Ogan – The Things We Believe In 03. Rhapsody Of Fire – Distant Sky 04. Kissin’ Dynamite – I Will Be King 05. Serious Black – Sealing My Fate 06. Jon Oliva’s Pain – Time To Die 07. Tankard – (Empty) Tankard 08. Elvenking – The Loser 09. Sinner – Heart Of Darkness 10. Ohrenfeindt – Zeit für Rock’n’Roll 11. Brainstorm – How Much Can You Take 12. At Vance – Only Human 13. Stahlmann – Feindflug 14. Solution .45 – Gravitational Lensing 15. Ektomorf – Rat War 16. Graveworm – Runaway 17. Onslaught – Born For War

CD III

01. Herman Frank – Right In The Guts 02. Iron Mask – All For Metal 03. J.B.O. – Vier Finger Für ein Halleluja 04. The New Black – With A Grin 05. Thunderstone – Veterans Of The Apocalypse 06. Suidakra – March Of Conquest 07. Destruction – Bestial Invasion 08. Sinbreed – Call To Arms 09. Manimal – Irresistible (edit) 10. Eden’s Curse – Sell Your Soul 11. Triosphere – Breathless 12. Circle II Circle – Into The Wind 13. Borealis – The Chosen One 14. Fear Factory – New Messiah 15. Mors Principium Est – God Has Fallen 16. Pyogenesis – Steam Paves Its Way (The Machine) 17. Tanzwut – Brüder im Geiste 18. Theatre Of Tragedy – Hide And Seek

Sybernetyks – Dream Machine

Originaires de Tour les quatre compères de SYBERNETYKS semblent avoir artistiquement parlant la tête de l’autre côté de l’Atlantique. Difficile de ne pas immédiatement penser à la scène métal alternatif nord-américaine à l’écoute de ce premier album, Dream Machine.

L’aventure débute en décembre 2012 sous l’impulsion du chanteur Paul Darbot. Il ressent le besoin de prendre son destin en main et de créer un nouveau projet mélangeant rock pêchu et sonorités électronique, un écrin parfait pour développer des thématiques futuristes, sombres et technologiques. Prenant le temps de faire mature son idée, il s’entoure petit à petit de musicien pour donner corps à son projet. En deux ans, SYBERNETYKS va publier deux EPs (The Corporation et Cerberus) et un clip officiel et acquérir de l’expérience sur scène, profitant de toutes les opportunités qui se présente à lui. Après un changement de line-up, le quatuor se sent prêt à franchir le Rubicon et finit par sortir son premier album que voici à l’aide d’une levée de fonds via Ulule.

Le premier contact avec SYBERNETYKS s’avère agréable et efficace. Sur Dream Machine, le groupe a favorisé ses titres les plus directs et accrocheurs. Chaque chanson se déroule avec naturel malgré le côté rugueux des guitares et l’énergie lumineuse des touches électro. Le timbre de voix de Paul Darbot y fait également beaucoup et caresse l’auditeur dans le sens du poil. Ce côté Eddie Vedder (PEARL JAM) apporte un supplément d’âme et du caractère aux différentes compositions. En trois ou quatre minutes à chaque fois, la messe est dite, le refrain risque de ne pas vous lâcher de sitôt. SYBERNATYKS démontre un joli savoir-faire et n’a pas fait d’erreur sur ce premier disque. Toutes les chansons ne sont pas géniales mais les standards restent sans cesse élevés. La production reste sans cesse au niveau et c’est un bel exploit car à l’exception de la batterie, c’est le groupe lui-même qui s’est chargé de l’ensemble des enregistrements. Le mixage et le mastering ont été assurés par Quentin Regnault (KRONOS, DYSMORPHIC) que le groupe connait bien et qui a déjà assuré ce même travail sur les deux EPs précédents.

Avec Dream Machine, SYBERNETYKS impressionne agréablement et fait montre d’une maîtrise et d’une maturité artistique assez surprenante. Tout sonne bien et juste, les dimensions rock et électro ne marient intelligemment chaque chanson tient son rang. Les tourangeaux sont adeptes par choix et son doute par obligation du DIY et ils récoltent pleinement les fruits de ce travail soigné et professionnel. Chapeau !

Oshyrya (08/10)

 

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Autoproduction – Dooweet / 2016

Tracklist (44:13 mn) 01. Virtual Lights 02. D.N.A 03. Downstream 04. Genesis 05. Tech-Noir 06. Disconnected 07. Karma Protocol 08. As Stars Fade Away 09. Satellite 10. Junction 11. Revolution 12. Dream Machine

Magoa – Imperial

Depuis 2005 les franciliens de MAGOA mènent leur barque à leur rythme et s’impose de plus en plus comme une des valeurs sûres de la scène metalcore hexagonale. Ils sont apparus sur la carte en 2011 avec cet album à la pochette énigmatique, Swallow the Earth et respecte depuis lors le rythme de publier un nouvel opus tous les deux-trois ans. Entre chaque sortie, ils ne chôment pas et se font un devoir de profiter de toutes les opportunités qui se présentent à eux de présenter leur travail sur scène. Trois années après Topsy Turvydom les voici de retour avec un nouvel opus sous le bras, Imperial.

Comme à son habitude, MAGOA ne fait pas dans la demi-mesure et le premier contact avec Imperial ressemble à une claque sévère dans la tronche. La première salve vient d’un Cyd et de son chant hurlé avant que les guitares et les rythmiques ne rentrent dans le jeu et imposent de suite le respect. « Imperial » se veut à la fois puissant et majestueux. Les franciliens se plaisent à mélanger douceur et violence, quelques rayons de lumières parviennent parfois à percer les ténèbres (des nappes de claviers ici et là) mais cela ne dure pas et « Resistance » remet très vite les pendules à l’heure. MAGOA déploie alors son metalcore tranchant, rapide et technique pour le plus grand plaisir de ses fans. C’est systématiquement très percutant, maîtrisé et bien exécuté avec cette touche accrocheuse au niveau du refrain facilement mémorisable. Les titres qui composent cet album se assez courts et ramassés, ils se doivent de faire mouche dès la première écoute. Le groupe a su casser le rythme en intégrant des zones de respirations dans toute cette furie et cela s’avère être salvateur. Les chansons s’enchaînent à haute vitesse et les temps morts sont réduits au minimum. Une petite lassitude finit par s’installer si l’on écoute le disque d’une traite, il faut dire que les chansons sont construites sur un moule qui varie assez peu et des similitudes finissent par apparaître de façon assez évidente. Rien à redire par contre au niveau de la forme de ce Imperial, la mise en son s’avère excellente, l’énergie et la puissance sont magnifiées par la production, le mixage et le mastering. La pochette elle-aussi fait envie et un bel écrin pour cet opus.

Avec Imperial, MAGOA poursuit sa progression et se rappelle au bon souvenir de la scène metalcore française. Il va falloir compter avec les franciliens qui peaufinent et aiguisent disque après disque leur identité et leur son. Ainsi armés, ils sont prêts à conquérir un public toujours plus large.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Autoproduction / 2016

Tracklist (41:05 mn) 01. Imperial 02. Resistance 03. Sailors 04. Kill Us 05. Merge 06. Remember 07. Faith 08. Afterglow 09. Endlessly 10. Pray for Us 11. Untouchable 12. The First Day