Les britanniques de WILD LIES se présente à nous nous la forme d’un EP éponyme, une carte de visite sous la forme d’un promo 3 titres histoire de se familiariser avec cette jeune formation. Originaire de Londres, le quintet n’en est pas ici à son coup d’essai puisqu’ils ont déjà un EP (Jack’s out of the Box) en 2013 et un single en 2015 à leur tableau de chasse. Ils avancent consciencieusement, par étape, et évite de se brûler les ailes en voulant aller trop vite.
Ce qui marque dès la première écoute, c’est l’utilisation des chœurs et l’effet hyper-mélodique que cela apporte à la musique des anglais. Les titres se veulent assez directs et catchy, vous pouvez taper du pied et secouer la tête presque immédiatement. « The Animal » débute sur les chapeaux de roue et ne vous lâche pas pendant trois minutes. Les riffs et les rythmiques se veulent assez agressifs, ils naviguent plutôt sur des rivages métal plutôt qu’hard-rock. Chaque écoute de cet EP renforce l’idée que WILD LIED tente de proposer la synthèse entre anciens et modernes, entre classiques et nouvelle génération. Cela équivaut parfois à la rencontre entre un AEROSMITH et un AVENGED SEVENFOLD.
Difficile de se faire vraiment un avis définitif en trois titres, mais WILD LIES semble déjà bien en place et très professionnel. Cependant, il va falloir que les anglais se créent une véritable identité car les emprunts aux uns et aux autres ne fonctionnera pas éternellement. A voir sur un album complet.
Oshyrya (6,5/10)
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Autoproduction / 2016
Tracklist (11:45 mn) 01. The Animal 02. Shapeshifter 03. Can’t Carry On
Pas forcément très connu de ce côté de l’Atlantique, Jeff Angell est un compositeur, chanteur et guitariste américain qui jouit d’une belle carrière et d’une belle réputation en Amérique du Nord. En 2013, un de ses groupes, WALKING PAPERS (chronique là) a fait sensation avec un premier album éponyme franchement réussi. Son association avec Barrett Martin avait alors fait des merveilles. Mais comme Angell déteste stagner, il poursuit également son petit bonhomme de chemin en solo avec un premier opus que voici.
En treize titres, il rappelle à tous, même si cela n’était pas vraiment nécessaire, toute l’étendue de son savoir-faire et de son talent. Il sait composer des titres rock très directs et hyper accrocheurs dès la première écoute. Les riffs et les mélodies proposées font mouche et chaque chanson, finalement assez courte et calibrée, s’avère être un hit potentiel. Tout est là pour assurer une rotation intense sur les radios étatsuniennes. Ce blues rock très inspiré possède ce petit côté old-school, un peu suranné, qui fait un bien fou. Ces petits bonbons sucrés se dégustent sans faim et apporte un petit plaisir fugace. Les claviers se font discrets mais enfonce le clou dans un style vintage. Entouré de Benjamin Anderson (basse et claviers) et Joshua Fant (batterie), Angell enchaine les compositions avec grâce et talent. Rien de révolutionnaire sous le soleil mais ce disque concentre de belles pépites rock avec un son typiquement américain. Produit par Vance Powell le disque possède à la fois un son chaud et mordant du plus bel effet. Pour ne rien gâcher, Angell se charge également du chant et n’a pas, là non plus, de quoi rougir du résultat. Sans égaler les meilleurs chanteurs rock, il parvient tout de même à exprimer beaucoup de conviction et d’émotions tout au long du disque. Les paroles assez personnelles prennent alors une force supérieure.
A l’image du WALKING PAPER, JEFF ANGELL’S STATICLAND a tout pour plaire. Très soigné sur la fond comme sur la forme, ce disque enchaine les bons moments et possède de quoi faire battre le petit cœur de tout fan de rock qui se respecte. Sur scène cela doit être encore meilleur. Vous aurez bientôt l’occasion de vous en assurer puisque le groupe se produira en Europe en janvier 2017.
Oshyrya (08/10)
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UDR Music / 2016
Tracklist (56:15 mn) 01. Everything Is Wrong 02. The Edge 03. Never Look Back 04. Band-Aid On A Bullet Hole 05. Phantom Limb 06. The World Is Gonna Win 07. Nola 08. High Score 09. If You Only New 10. I'll Find You 11. Tomorrow's Chore 12. Freak 13. Let The Healing Begin
ETHS fait partie de ces groupes français largement installés sur la scène hexagonale et même européenne. Ils tracent leur sillon et progressent contre vents & marées dans l’obscurité avant de réapparaitre régulièrement à la lumière avec un nouvel album sous le bras. Trois années après III (chronique ici), voici Ankaa qui montre un groupe au visage bien différent de celui de 2012. En dehors du leader Stéphane "Staif" Bihl, seul rescapé des débuts, tout le monde a changé. Exit Grégory "Greg" Rouvière (guitare) et Candice Clot (chant) qui décident de quitter le navire. Touché mais pas abattu, ETHS se ressaisi et Bihl recrute de nouveaux camarades de jeu pour poursuivre l’aventure.
Ce dernier d’occupe de tout puisqu’il a composé, arrangé et produit Ankaa. Plus que jamais cet album est son bébé et il a fait appel à Rachel Aspe pour donner une voix à ce chapitre. Les plus chagrins rappelleront qu’elle a participé à une émission tv loin des rivages métal mais elle a désormais sa chance de prouver ce qu’elle sait faire. Cerise sur le gâteau, Dirk Verbeuren, du groupe SOILWORK, s’occupe des batteries. Ainsi armé, ETHS ne laisse pas longtemps plané le doute et engage les hostilités dès les premières secondes de « Nefas ». Vous doutiez des capacités de la demoiselle à growler comme une damnée ? Vous n’allez pas réfléchir très longtemps tant Aspe montre et démontre une sacrée motivation et affiche une belle énergie. Sur cette base extrême, Bihl déploie son talent et n’hésite pas à multiplier les passages plus atmosphériques. Ces respirations donnent de l’épaisseur à chaque chanson et installe une l’ambiance souhaitée. Avec un peu de recul, Ankaa s’avère plus sombre mais aussi plus diversifié que ses prédécesseurs. Les coups de boutoir ne manquent pas mais ETHS affichent une subtilité plus franche. Les touches orientales avec un chant arabisant de Sarah Layssac (ARKAN) en guest font mouche et enrichissent le propos. Pas de très longues pièces ici, la majorité des compositions se veulent courtes et directes, une synthèse de l’essence ETHS année 2016.
Malgré les épreuves, ETHS reste fidèle à son identité et prouve avec Ankaa que les changements de line-up ne seront finalement que des péripéties. La barre est tenue fermement par Bihl et il a su recruter le sang neuf nécessaire pour donner corps à son inspiration. Aspe fait le boulot et n’a pas à rougir de la comparaison avec Clot. Soigné sur le fond comme sur la forme, Ankaa trouvera ses adeptes. Les fans seront rassurés.
Oshyrya (07/10)
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Season of Mist / 2016
Tracklist (57:41 mn) 01. Nefas 02. Nihil Sine Causa 03. Amaterasu 04. Seditio 05. Nixi Dii 06. Vae Victis 07. HAR1 08. Sekhet Aaru 09. Kumari Kandam 10. Alnitak 11. Alnilam 12. Mintaka