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Buffalo Summer – Second Sun

oshy_09102016_buffal_summLe premier contact avec la musique des britanniques de BUFFALO SUMMER s’avère être particulièrement jouissive. Dès les premières mesures de « Money » qui ouvre cet opus, l’envie de taper du pied et de secouer la tête en rythme s’impose à tous. Rien de révolutionnaire ici mais un vrai bon hard rock des familles, la bande son idéale pour bien débuter la journée.

BUFFALO SUMMER est un quatuor originaire de Swansea au Pays de Galles et depuis leurs débuts ils se font un malin plaisir à proposer un rock burné mais diablement efficace, entre heavy, southern et blues. Rapidement après leur création, ils fourbissent leurs armes et publient en 2013 un premier album éponyme histoire de se faire une place sur la scène rock européenne. Il faut croire que cela a fonctionné puisque les gallois ont tapé dans l’œil du label allemand UDR Music qui les signe pour ce deuxième opus, Second Sun.

En douze nouvelles chansons rock, la messe est dite et BUFFALO SUMMER vous offre de belles cartouches pour animer vos journées et vos nuits. Tout un chacun sentira bien l’application et la volonté de bien faire des britanniques. Ils ont su digérer et retranscrire à leur manière toute cette scène rock / hard-rock bluesy qui a le don d’enchanter tous les amateurs de belles guitares, de riffs accrocheurs et de refrains imparables. Les chansons s’enchaînent avec naturel, sans temps morts et sans faute de gout majeur. Pour l’originalité, vous repasserez mais les gallois ont su creuser leur sillon dans un champ déjà mille fois labourés. Le risque de connaître sur la longueur une certaine lassitude est très fort tant toutes ces chansons vous rappelleront forcément de très nombreux autres artistes, mais ne boudons pas notre plaisir immédiat.

BUFFALO SUMMER livre la marchandise attendue avec un bon niveau de qualité tant sur le fond que sur la forme. Reconnaissons un vrai talent aux britanniques pour enchainer les chansons accrocheuses. Mais dans son style en particulier, le juge de paix reste la scène. Cela tombe bien, ils tournent en ce moment même dans nos contrées en compagne de MONSTER TRUCK. Une belle affiche n’est-ce pas ?

Oshyrya (07/10)

 

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UDR Music / 2016

Tracklist (41:19 mn) 01. Money 02. Heartbreakin' Floorshakin' 03. Make You Mine 04. Neverend 05. As High As The Pines 06. Light Of The Sun 07. Levitate 08. Into Your Head 09. Little Charles 10. Priscilla 11. Bird On A Wire 12. Water To Wine

Acyl – Aftermath

oshy_09102016_acyEn 2012, notre camarade Clayman avait eu raison de succomber aux charmes d’Algebra (chronique ici), le premier album des algériens d’ACYL. Le métal ethnique se développe à vive allure mais nous avons plus l’habitude des approches celtiques ou sud-américaines. ACYL nous propose une plongée dans l’Orient, une immersion au sein des cultures, rythmes et sonorités arabo-berbères du Maghreb. L’aventure débute en 2007 à Paris et progresse pas à pas, gagnant en maturité et en maitrise.

A l’écoute de ces sonorités venues de l’autre côté de la méditerranée, difficile de ne pas penser également à MYRATH même si ACYL évolue dans un registre plus expérimental et extrême. Une belle virtuosité ainsi qu’une technique de haute volée ressemble les deux groupes mais leur style diffère. Moins canonique, la musique des algériens s’ouvre plus largement aux multiples expérimentations. Les chants collectifs ainsi que des instruments traditionnels variés tels que les Bendirs, Guellal, Derbouka, Gumbri, Karkabous, Oud, Mandole, Guesba, Udu et Tare prennent une place considérable dans la musique d’ACYL et lui donnent ses caractéristiques ethniques et expérimentales écoutées nulle part ailleurs. Au niveau chant, anglais et arabe se mélangent et Amine passe avec aisance du chant clair au chant hurlé. Il se dégage une belle énergie de ces chansons, « Numidia » ou encore « Gibraltar » s’apparentent avec de solides offensives directes et sans concession. Difficile de ne pas se laisser entraîner dans ce tourbillon, on tape du pied et on secoue la tête au bout de quelques minutes. ACYL sait aussi montrer son autre visage, se montrer plus doux et subtil, mettant en avant le patrimoine culturel et musical de ces contrés du Sahara algérien. Les compositions oscillent entre quatre et six minutes sans fausse note ni longueur excessive. La touche ethnique s’avère omniprésente et donc tout son charme à ces chansons. Chaque écoute dévoile de nouvelles choses et impressionne quant à la quantité et la qualité du travail ici réalisé.

Dans un genre peu représenté, ACYL frappe fort et impose sa loi à tous ceux qui auront la curiosité d’écouter ce deuxième album. Aftermath s’avère être une belle réussite. Après Algebra, nous espérions retrouver un groupe encore plus fort et mature. La réussite est là, et nous ne pouvons que tirer notre chapeau au groupe. Une vraie belle confirmation.

Oshyrya (08/10)

 

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Autoproduction / 2016

Tracklist (47:30 mn) 01. Numidia, 02. Mercurial, 03. Gibraltar, 04. Finga, 05. Muhieddine, 06. the battle of Constantine, 07. Tin Hinan, 08. Gaetuli, 09. Equanimity, 10. Pride

oshy_itw_sonat_artic_03Alors que votre serviteur attendait dans un bar son tour pour passer sur le grill un musicien en promo, il est apostrophé par un client qui entame la conversation à la vue de son hoodie (HELLOWEEN) et déclare en substance qu’il écoutait le groupe étant plus jeune mais que maintenant il a vielli et est donc naturellement passer à autre chose. Combien d’entre vous/nous ont déjà une telle remarque ? Nous sommes nombreux à entendre que X ou Y écoutait IRON MAIDEN étant ado puis il est devenu adulte (avec tous les sous-entendus évidents). Eh bien c’est un peu mon sentiment à la réception de ce nouvel opus des finlandais de SONATA ARCTICA.

Comme son nom le laisse deviner, il s’agit du neuvième opus du quintet. Nombreux sont les fans de speed/power métal a avoir découvert puis suivi le groupe depuis Ecliptica en 1999. Une merveille absolue, un pied monumental quinze ans plus tard. Mais la passion s’est petit à petit érodée et notre intérêt pour eux décline même s’ils parviennent à chaque nouvelle sortie à maintenir un haut niveau technique. Le talent est immense sans aucun doute mais le groupe donne le sentiment de tourner en rond depuis, disons Unia en 2007. The Days of Grays a été une vraie bonne surprise mais Pariah’s Child n’avait pas de quoi susciter un enthousiasme débordant.

Une pointe de nostalgie reste forcément très prégnante à l’écoute de The Ninth Hour tant le stytle du groupe est aisément reconnaissable. La voix de Tony Kakko, les claviers de Klingenberg et les riffs de Viljanen résonnent forcément pour le fan des débuts. Et reconnaissons que ce nouveau disque débute sous les meilleurs auspices avec un « Closer To An Animal » très accrocheur et hyper mélodique. Cela rappelle forcément d’autres chansons du passé mais la mouture 2016 reste très sympathique. Le second single, « Life » font lui aussi mouche dans un style mid-tempo plus posé. SONATA ARCTICA n’a jamais été complétement à côté de la plaque, leurs standards restent élevés et The Ninth Hour possède son lot de bons et très bons moments. Cependant, les finlandais ne parviennent plus à nous surprendre et ceci depuis longtemps, ils semblent recycler, avec talent certes, encore et encore la même recette.

A l’image d’un NIGHTWISH et parfois d’un STRATOVARIUS, les finlandais tournent un peu en rond et marquent le pas. C’est propre, très bien réalisé mais l’impression de déjà entendu s’impose systématiquement. Les fans acharnés seront aux anges mais les vieux de la vieille pourront faire face à une certaine déception. Les explosions d’énergies et les rythmes hypersoniques des débuts semblent bien loin. Mais c’est peut-être les auditeurs qui prennent de l’âge qui constituent le problème et pas les artistes. Difficile de se résoudre à un « c’était mieux avant » totalement ridicule. N’hésitez pas à laisser sa chance à cet album, ne laissez pas les vieux cons (comme moi) vous en dégouter.

Oshyrya (07/10)

 

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Nuclear Blast / 2016

Tracklist (62:07 mn) 01. Closer To An Animal 02. Life 03. Fairytale 04. We Are What We Are 05. Till Death’s Done Us Apart 06. Among The Shooting Stars 07. Rise A Night 08. Fly, Navigate, Communicate 09. Candle Lawns 10. White Pearl, Black Oceans Part II – “By The Grace Of The Ocean” 11. On The Faultline (Closure To An Animal)