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oshy_25092016_highe_thaQuoi de mieux qu’un peu de hard rock pour s’envoyer en l’air ? Telle semble être la philosophie adoptée par les parisiens de HIGHER THAN. Le groupe de Modern Hard Rock est né des cendres de l’ancienne formation de Phil (Guitare), Vianney (Basse) et Jim (Chant). En mars 2015, ils s’attèlent à la composition de matériel original et entrent au Ten To One Studio pour donner corps à cette aventure. De ce travail naît ce premier disque, Purgatory Airlines.

HIGHER THAN évolue dans un genre assez classique, un mélange de Hard Rock des années 80/90 et de Rock moderne. Ils n’hésitent pas à expérimenter et à ainsi enrichir leur son de samples ou de nappes de claviers. Dans ce style qui se doit d’être direct et immédiatement accrocheur, les parisiens ont composé des titres assez courts et tentent de faire mouche en une ou deux écoutes. Un bon gros riff, une mélodie entrainante et le chant puissant de Jim font le reste. Ce dernier impressionne par une très large palette vocale, il monte dans les aigus en affichant une belle maîtrise. Il en fait des tonnes mais cela fait partie du genre. C’est à lui d’insuffler un supplément d’âme à ces chansons. Son timbre de voix évoque parfois Johnny Gioeli d’AXEL RUDI PELL. Au niveau technique, le quintet s’en sort particulièrement bien, tout sonne longuement travaillé et maîtrisé. Comme attendu, ils varient les rythmes et les tempos, passant d’un supersonique « Sword Up » ou plus lourds « Miss Minded » et « Risk Taker ». La ballade de rigueur n’est pas non plus oubliée avec un « Near and Far » sympathique.

Avec Purgatory Airlines, tout sent le travail patient et méticuleux. La production s’avère très propre, à la fois limpide et dynamique pour coller au style du groupe. HIGHER THAN ouvre son compteur discographique avec un bel album à même de tenir la comparaison avec bien des formations étatsunienne. Mais cette musique s’apprécie surtout en concert, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Oshyrya (07/10)

 

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Autoproduction – Dooweet / 2016

Tracklist (48:53 mn) 01. Higher Than a Plane Can Fly 02. Broken Tales 03. Swords Up 04. Miss Mindend 05. Strike Back 06. Purgatory Airlines 07. R.i.s.k. Taker 08. Unchained Tiger 09. Near and Far 10. You Gotta Make a Choice 11. Room Service 12. My Own Memories 13. I Don’t Wanna

oshy_25092016_div_you_heaIl n’y a pas de désert “métal” en France, du Nord au Sud et de l’Est et l’Ouest, toutes les régions, tous les départements de l’hexagone accueillent des groupes qui tentent de faire leur nid et qui créent contre vents et marées. DIVE YOUR HEAD qui nous intéresse aujourd’hui est originaire de Sens dans l’Yonne. Vingt-cind mille habitants mais au moins cinq métalleux qui nous livrent ici leur premier album, le prix du sang.

Petite déception pour commencer, avec moins de trente minutes au compteur, ce disque parait d’emblée assez chiche. Un ou deux titres supplémentaires n’auraient pas été du luxe. Enfin, une fois cela posé, l’auditeur sera happé dès les premières secondes et va subir les foudres du maelstrom DIVE YOUR HEAD. « Les rois perdus » ouvrent les hostilités en imposant d’entrée un mur de son, un riff et une rythmique pachydermique mais diablement efficace. Sur cette base, Luca Depaul-Michau alterne les chants, entre voix claire et hurlements dans un registre assez aigu et criard. Cela donne un cachet au groupe, notre ami chanteur s’égosille avec entrain même si cela devient vite lassant. Si vous vous souvenez d’AqME vous voyez de quoi nous parlons. Cela risque quand même d’en rebuter plus d’un. Chaque nouvelle chanson se veut être une mandale supplémentaire, DIVE YOUR HEAD a des choses à dire et préfère vous les hurler dans les oreilles. La démarche reste très efficace reconnaissons-le. Les titres s’enchainent très rapidement et l’ennui finit par poindre le bout de son nez au bout de quinze à vingt minutes. Le quintet peine à se renouveler et l’impression d’évoluer dans un tunnel s’impose progressivement. Il manque d’évidence quelques titres accrocheurs à même de saisir l’auditeur et lui a donné cette envie irrésistible d’y revenir.

DIVE YOUR HEAD de démérite pas avec le prix du sang et ils se constituent une jolie carte de visite pour se faire connaître du plus grand nombre et décrocher de nouvelles opportunités de concerts. Maintenant, le groupe manque de caractère et d’un élément distinctif. Dans ce registre metalcore, les formations pullulent et il s’avère périlleux de s’y faire une place.

Oshyrya (06/10)

 

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Auto production / 2016

Tracklist (29:47 mn) 01. Les Rois Perdus 02. Avaritia 03. Luxuria (feat. LeXA) 04. Gula 05. Superbia 06. Ira 07. Post-Mortem 08. Invidia (feat. Kevin Fauvel et Maxime Keller)

Royal Republic – Weekend Man

oshy_itw_Roy_Repub_03La musique des suédois de ROYAL REPUBLIC est à l’image des membres du groupe: sympathique, colorée, bourrée d’énergie et d’humour. Tout a débuté en 2007 à Malmö et depuis le quatuor avance à fond de train pour notre plus grand plaisir. Leur approche rock entre punk & pop ne mettra que quelques secondes à vous donner une pêche d’enfer et vous afficherez en un clin d’œil un très large sourire.

En effet, comme résister aux effets dévastateurs d’un « Baby » endiablé ou encore d’un « Walk » ? On ne peut alors s’empêcher de secouer la tête et taper du pied en rythme. Chaque nouvelle chanson s’avère être une nouvelle pépite rock ultra-mélodique et accrocheuse. Les suédois sont malins et savent varier leur propos, les rythmes et les tonalités mais ils conservent avec talent une énergie folle et communicative. Cette démarche impose un format très court, les titres tournent autour des trois minutes pour maximiser leur impact. Plus long et cela deviendrait trop sucré et écœurant. ROYAL REPUBLIC joue aussi sur un petit côté old school très agréable avec des sonorités venues du passé (« Kung Fu Lovin' ») et un groove diabolique. Weekend Man passe à toute vitesse et contient quasiment que des tubes en puissance. Les riffs et les mélodies qui font mouche en deux secondes ne se comptent plus. Le chant hyper expressif d’Adam Grahn apporte le glaçage final et n’en rend, le tout, que plus savoureux.

Voir des musiciens hyper talentueux, qui connaissent un très gros succès dans de nombreux pays, signés sur une major, faire preuve d’une telle autodérision et d’humour a de quoi redonner foi dans le genre humain. Il suffit de voir leurs clips vidéos pour s’en convaincre. Sur disque c’est bien mais sur scène c’est encore mieux, une fiesta d’enfer assurée par nos quatre suédois. ROYAL REPUBLIC frappe fort et apporte une touche de légèreté salvatrice dans le contexte actuel. A écouter sans limite pour soigner tous les coups de mou qui pourraient survenir.

Oshyrya (8,5/10)

 

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Vertigo – Universal / 2016

Tracklist (39:56 mn) 01. . Here I Come (There You Go) 02. Walk! 03. When I See You Dance With Another 04. People Say That I'm Over The Top 05. Kung Fu Lovin' 06. Weekend-Man 07. My Way 08. Follow The Sun 09. Uh Huh 10. Any Given Sunday 11. Baby 12. High Times 13. American Dream