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Sabaton – The Last Stand

oshy_itw_Sabat_02Nous pouvions avoir confiance en eux et les Suédois ne nous ont pas déçus. Deux ans après Heroes (chronique ici), voici les nouvelles aventures de SABATON. Ce huitième album se nomme The Last Stand et propose dix nouvelles compositions construites qui invoquent toutes des batailles où des soldats se sont battus jusqu’au bout en position de dernier rempart face à l’ennemi. Le spectre historique reste très large, de la bataille des Thermopyles pendant l’antiquité (« Sparta ») à la guerre d’Afghanistan à la fin du XXème siècle ("Hill 3234").

Nos amis ont beau faire la liste de toutes les nouveautés introduites dans ce nouvel album, une chanson de SABATON ressemble à douze kilomètres à une autre chanson de SABATON. Pour le meilleur et pour le pire chacune de ces nouvelles compositions auraient pu se retrouver sur The Art of War (2008), Coat of Arms (2010) ou Carolus Rex (2012) sans que cela ne fasse tâche dans le paysage. On aime ou on déteste mais les Suédois restent droits dans leurs bottes et continuent de tracer encore et encore le même sillon. Si vous aimez le groupe depuis ses débuts, un heavy-metal puissant, mélodique et viril, vous serez aux anges. Mais même les plus courageux pourraient commencer à trouver le temps longs à l’écoute de toutes ces chansons interchangeables. Oui les refrains sont accrocheurs, oui il est parfois difficile de résister à l’entrain de SABATON mais à force, tout perd de son intérêt. Et ce n’est pas l’utilisation de cornemuses sur « Blood of Bannockburn » qui changera fondamentalement les choses. Cela reste de l’ordre de l’anecdotique.

Chacun risque d’avoir un avis différent mais l’ordre des chansons ne semble pas être des plus heureux. On s’ennuie un peu sur la première moitié du disque avant que les titres les plus convaincants ne viennent sauver les meubles et laisser une impression finale plus positive. Les meilleures compositions restent « The Lost Battalion » et « Shiroyama » qui viennent bien tard. Et vous aurez quasiment constamment l’impression d’avoir déjà entendu telle mélodie ou telle refrain. Du côté de la production, rien à redire avec Peter Tägtgren derrière les manettes aux Abyss Studios.

SABATON continue sa folle chevauchée et son succès semble lui donner raison. Tant qu’ils remplissent des stades, pourquoi changer la recette gagnante. The Last Stand possède son lot de bons moments mais l’impression de recyclage est plus prégnante que jamais. Le 25 juillet dernier, le guitariste Thorbjörn Englund annonce qu’il quitte le groupe. Mais avec Joakim Brodén et Pär Sundström tenant solidement la barre du navire SABATON, cela ne devrait pas changer grand-chose.

Oshyrya (06/10)

 

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Nuclear Blast / 2016

Tracklist (37:12 mn) 01. Sparta 02. Last Dying Breath 03. Blood of Bannockburn 04. Diary of an Unknown Soldier 05. The Lost Battalion 06. Rorke s Drift 07. The Last Stand 08. Hill 3234 09. Shiroyama 10. Winged Hussars 11. The Last Battle

Zodiac – Grain of Soul

oshy_07082016_ZodiaL’honneur est sauf, les allemands de ZODIAC aurait bien leur sortie annuelle en 2016. Le dernier album, Sonic Child (chronique ici) date de 2014 mais nous avons eu droit, entre temps, à un disque live, Road Tapes Vol. 1 (chronique ). Le quartet n’aime visiblement pas se reposer sur ses lauriers et la muse de l’inspiration s’avère particulièrement généreuse pour eux.

ZODIAC nous allèche avec onze nouvelles chansons assez courtes et resserrées, d’une durée en moyenne de trois à quatre minutes. A travers cette musique teintée de stoner ou de desert rock, les allemands enchaînent les titres accrocheurs qui donnent envie de les réécouter encore et encore et de taper du pied. « Follow You » fait mouche tout comme « Down ». C’est simple, frais et très bien fait. Pas de chichi ni d’extravagances particulières mais un sujet maîtrisé dans sa simplicité. Il s’agit là de véritable single rock qui pourraient plaire à un large public et passer à haute fréquence sur les radios un peu partout. Nous sommes loin de la démarche old-school qui pullule en ce moment. C’est une plaie de voir tant de groupes recycler les sonorités du passé sans rien apporter d’intéressant. ZODIAC n’hésite pas à s’inspirer de sonorités bien connue mais parvient à rendre le tout très contemporain une fois passé au tamis de leur savoir-faire musical. Les titres s’enchaînent avec naturel et les mélodies ont un je-ne-sais-quoi d’agréable qui vous fera presque systématiquement tendre l’oreille. Rien à redire au niveau du son, la production s’avère claire et dynamique. Grain of Soul a été enregistré, mixé et produit par Arne Neurand à l’Horus Sound Studio d’Hannovre avant que le mastering ne soit confié à Jean-Pierre Chalbos (GOJIRA…) à La Source Mastering de Paris.

Sans fondamentalement changer la recette, ZODIAC parvient à maintenir l’intérêt de l’auditeur et continue son parcours sans faute. Pourtant la concurrence ne manque pas mais contrairement aux autres, les allemands parviennent à rester frais et contemporains. Cela fait du bien faces aux sorties pléthoriques qui ne font que recycler ad nauseam les bonnes idées du passé.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Napalm Records / 2016

Tracklist (43:15 mn) 01. Rebirth By Fire 02. Animal 03. Follow You 04. Down 05. Faithless 06. Crow 07. Ain’t Coming Back 08. Get Out 09. Like The Sun 10. Sinner 11. Grain Of Soul

Valient Thorr – Old Salt

oshy_07082016_Valie_ThoMais qu’est ce que c’est que ce truc ? En Caroline du Nord le look hipster connaît une petite variation par rapport au reste du monde, la chemise de bûcheron à carreau se doit d’être remplacée par la veste en jean. Sinon tout y est. Franchement, ce n’est pas très malin de ce moquer, et je fais acte de contrition, mais les photos promos des américains n’aident pas vraiment à s’intéresser à eux.

Le groupe né en 2000 tourne surtout autour de son chanteur, Valient Himself, qui change très régulièrement de camarades de jeu. Et sans faire beaucoup de bruit, le quintet sort des albums avec un grande régularité, depuis Stranded On Earth en 2003, le groupe compte pas moins de six publications, ce Old Salt inclus. Dans un registre hard rock, heavy, stoner, sudiste VALIENT THORR trace sa route contre vents et marées. Mon premier contact avec la musique des américains n’est pas exceptionnelle tant « Mirakuru » agresse dès les premières secondes sans sommation. Le chant attaque bille en tête alors que les premiers riffs de guitares retentissent. Le résultat n’est pas vraiment plaisant, Valient Himself (quel pseudo !) ne possède pas un organe particulièrement accrocheur et la mélodie tombe à plat au bout de quelques secondes. On sent bien d’emblée le côté rock/stoner old-school, composé avec passion et application comme un artisan attentif mais il faudra du temps et plusieurs titres pour que ce dessein n’apparaisse véritablement.

Avec un peu de recul, la musique de VALIENT THORR sonne quand même assez basique et surtout sans grand intérêt. Pour un groupe local dans une fête de village pourquoi pas, mais pour un groupe qui clame haut et fort avoir parcouru le monde et donné plus de 1500 concerts, tout un chacun pouvait espérer mieux. Les Thorriors vont vite apprendre à vouer mon pseudo aux gémonies mais quelle déception. Aucun riff ne s’avère particulièrement accrocheur, entre ses cris et sa voix éraillée, le chanteur a le don de saouler en dix petites minutes. « Cut and Run » sonne pour cela d’un ridicule. Avec six grammes d’alcool dans le sang VALIENT THORR commence peut-être à être sympathique mais à jeun l’effet repoussoir s’avère dévastateur. Et pourtant mon camarade Poney avait su apprécier leur album précédent, Our Own Masters (chronique ).

Ok vous trouverez ici et là quelques bonnes idées comme ce « Linen Maker » instrumental et acoustique mais cela fait bien chiche sur la longueur de ce disque. Cela sonne daté, vieillot et sans panache. L’ennui a pointé le bout de son nez après trois ou quatre titres pour ne plus jamais disparaître. Votre serviteur est passé à des kilomètres de ce VALIENT THORR. Enfin, pour terminer, nous jetterons un voile pudique sur la pochette ridicule de ce disque, l’œuvre d’un gamin de 8 ans moyennement doué. Je repose la question, mais qu’est ce que c’est que ce truc ?

Oshyrya (04/10)

 

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Napalm Records / 2016

Tracklist (45:09 mn) 01. Mirakuru 02. Lil’ Knife 03. Cut and Run 04. No Count Blues 05. The Trudge 06. Worm Up 07. Spellbroke 08. Linen Maker 09. The Shroud 10. Looking Glass 11. Jealous Gods