Author Archive

oshy_05082016_Hammer_FighAvec la subtilité d’un truck lance à pleine vitesse, les américains d’HAMMER FIGHT font leur entrée sur scène avec un premier album à paraître chez Napalm Records, Profound and Profane. Les petits protégés de Metal Sucks comptent bien renverser la table et foutre un peu partout le dawa. Le groupe est originaire d’Atlantic City dans le New Jersey et s’adonne à des plaisirs simples : un rock/métal épais, rugueux et facile d’accès. Ils vénèrent des groupes comme MOTÖRHEAD et cela s’entend.

La label range HAMMER FIGHT dans la catégorie thrash`n`roll ou hard rockin‘ heavy metal mais tout le monde a bien compris de quoi il s’agissait. Pas de prise de tête, pas de concepts fumeux ici, une approche directe et sans chichi. Les riffs de tronçonneuse s’enchaînent rapidement et la paire de guitaristes, Todd Stern et Dan Higgins, s’en donne à cœur joie. Justin Spaeth n’est pas en reste derrière sa batterie, il martyrise ses fûts avec application. Enfin, cerise sur la gâteau, Drew Murphy éructe derrière le micro et joue de la basse à l’unisson de ses petits camarades. Malgré son approche assez peu subtile, le quartet n’oublie par de faire la preuve d’une belle maîtrise technique avec des soli à la fois rapides, techniques et plutôt agréables. Les influences sont multiples au sein de ce rock sale et poisseux, vous trouverez ici et là des touches thrash, speed, punk hardcore et même classic rock. Le résultat de cette longue distillation s’appelle Profound and Profane et vous rappellera la liqueur familiale faite maison, un liquide goûteux mais diablement fort qui vous arrache la gorge à chaque lampée. Ce n’est pas original pour un sou, déjà écouté des dizaines de fois mais cela reste efficace ponctuellement.

HAMMER FIGHT ne vend pas du rêve, à l’image de la pochette, cet album ne fait pas dans la dentelle. Profound and Profane sera la bande son idéale de votre prochaine soirée beuverie ou du baptême de la petite dernière si vous souhaitez définitivement vous fâchez avec votre belle famille.

Oshyrya (06/10)

 

Facebook Officiel

 

Napalm Records / 2016

Tracklist (45:54 mn) 01. Picking Up Change 02. Target Acquired 03. Into the Dark 04. Good Times in Dark Ages 05. Gods of Rock n' Roll 06. Low & Broken 07. Private Stock 08. The Ulimate Sacrifice 09. Cell Mates 10. West Side Story 11. The Crate 12. Cult Of Conceit

Earth Ship – Hollowed

oshy_05082016_Eart_ShiC’est peut-être le hasard du calendrier des sorties, mais il semble que la scène rock / metal berlinoise soit particulièrement riche et active ses derniers temps. En tous cas, le label autrichien semble puiser largement dans ce vivier de créativité débridé. Après SUNS OF THYME, voici EARTH SHIP. La comparaison entre les deux groupes ne sera que géographique tant les démarches musicales semblent opposées. Autant les premiers naviguaient sur des eaux calmes et atmosphériques autant les second se plaisent à concocter un métal sentant le souffre, lourd et poisseux.

En effet, EARTH SHIP serait à ranger aux côtés des CROWBAR et KYLESA dans cette volonté de mettre en avant des riffs épais à même de décoller le papier peint. Dès les premières secondes de « Reduced to Ashes », la messe est dite, les guitares prennent la direction des opérations et ne lâcheront plus jamais la barre. L’atmosphère ne se veut pas particulièrement joyeuse, il suffit de lire les titres des chansons pour s’en convaincre. Cette colère noire, dépressive et morbide envahit rapidement tout l’espace et ne libérera l’auditeur qu’après quarante-neuf minutes de pénitence. EARTH SHIP érige progressivement, sous nos yeux, un monolithe impénétrable à coup de riffs saturés, tendance doom. Les teutons s’y connaissent pour distiller un sludge rock à même de faire saliver les amateurs. A l’exception du dernier titre dépassant les sept minutes, la majorité des chansons oscillent autour des quatre minutes. Et pourtant, difficile de sortir une ou deux compositions en particulier tant Hollowed parait fait d’un bloc compact. C’est à la fois une qualité et un défaut, cette homogénéité pourrait finir par lasser sur la longueur. Les allemands ont fait preuve d’application même si tout un chacun pourra regretter qu’ils n’aient pas su clairement apporter une petite touche d’originalité.

Il veut mieux être dans une bonne disposition d’esprit avant d’attaquer l’écoute de ce quatrième album des berlinois d’EARTH SHIP. Le boulot a été bien fait sur le fond et la forme et valide la promotion récente du quatuor de Pelagic vers Napalm Records. A même de toucher un plus large public, parions que le succès sera au rendez-vous.

Oshyrya (6,5/10)

 

Site Officiel

Facebook Officiel

 

Napalm Records / 2016

Tracklist (48:14 mn) 01. Reduced To Ashes 02. Hollowed 03. Valley Of Thorns 04. Conjured 05. Monolith 06. In Fire's Light 07. In The Arms Of Medusa 08. Castle Of Sorrow 09. Safeguard Of Death 10. Red Leaves 11. The Edge Of Time

oshy_02082016_Condi_ReCONDITION RED avait annoncé son retour à travers la publication d’un single, Tomorrow Never Knows (chronique ici), l’année dernière. Mais le plus important restait l’album à venir et que nous avons désormais entre les mains, Illusion of Truth. Treize années de patience ont pu mettre à rude épreuve les nerfs des fans et l’attente est grande. On retrouve les trois mêmes acteurs que pour le premier opus, Alexander King aux claviers, Eddie Sledgehammer à la batterie et bien sûr Lars Eric Mattsson à la guitare, la basse et le chant. Eh oui ce dernier a aussi pris le micro, exit Ella Grussner ou Torgny Stjärnfelt.

Dans son ensemble, la musique proposée par CONDITION RED sonne assez old-school mais elle possède une fraîcheur et une énergie plus que recommandable. Nous sommes de faire face ici à une grosse production mais la créativité de Mattsson & co n’est pas à démontrer. Pas de longueurs excessives, pas de démonstration stérile, seule une chanson, « It's Not a Crime » adopte les canons du rock progressif avec ses dix minutes au compteur. Les claviers sont très présents et apportent une belle touche mélodique. Les guitares ne sont bien sûr pas en reste avec Mattsson aux commandes et celui-ci affiche encore une fois un joli mélange entre technique et simplicité. Il n’oublie pas de faire « groover » la basse à souhait quand cela s’avère nécessaire. Pas de quoi rougir non plus une fois derrière le micro, sa voix reste simple mais il fait le job. Dommage que certains effets soient presque systématiquement appliqués sur ses lignes de chant. Illusion of Truth reste très gentillet, on parle bien ici de rock et encore un rock plutôt calme même si des montées d’adrénaline apparaissent ici et là. La patte Mattsson s’avère être omniprésente et les amateurs seront comblés.

Après une si longue absence, CONDITION RED se rappelle à notre bon souvenir avec talent. Une fois la barrière de la pochette (expédiée en cinq minutes sur Paint surement vu le côté amateur de la chose) passée, vous obtiendrez presque une heure de bon rock progressif. Dans le genre, ce n’est pas l’album su siècle, nous sommes loin des plus grosses machines européennes. Le trio se pose plus comme un artisan talentueux et appliqué.

Oshyrya (07/10)

 

Facebook Officiel

 

Lion Music / 2016

Tracklist (58:49 mn) 01. Changing 02. Never Be the Same 03. Let it All Come Out 04. Labyrinth 05. It's Not a Crime 06. All On Our Own 07. Shake Off 08. Everywhere I Look 09. Can't Sell Your Lie 10. Final Beginning