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Interview Première Partie:

 

Interview Deuxième Partie:

 

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Chronique de l'album Generation Goodbye (à venir)

 

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oshy_10072016_OnslaugLes vétérans britanniques d’ONSLAUGHT ont encore quelques arguments à faire valoir sur la scène thrash européenne. Leur dernier opus en date, VI, possède son lot de belles déflagrations comme l’explicite notre camarade Hamster dans sa chronique (ici). Ce disque est d’ailleurs bien représenté au sein de cet album live avec trois titres interprétés. Les anglais tentent ici de se présenter sous leur meilleur jour avec une setlist équilibrée piochant dans leur discographie désormais assez fournie. Pas grand-chose à redire sur la prise de son, l’impact et l’énergie du groupe en live s’avère bien retranscrit et les amateurs pourront secouer la tête ad nauseam à l’écoute de ces brûlots enchainés sans temps mort. ONSLAUGHT ne brille pas par une identité et une originalité folle mais ils font le boulot et offrent une prestation appliquée et sérieuse.

Ce disque live présente deux concerts différents, en juillet 2014 aux O2 Academy de Bristol et de Londres. Ces salles, d’une taille raisonnable, permettent aux musiciens d’être au plus près du public et favorise la communion musicale. Les fans bougent, chantent et réagissent et ONSLAUGHT le leur rend bien en ne s’économisant pas non plus. Autant le cd s’avère efficace et soigné, autant la partir vidéo sur DVD souffre de défauts dommageables. L’image n’est pas toujours extraordinaire et le montage très dynamique transforme parfois le concert en vaste clip. Sans être rédhibitoire, ce choix finit par nuire au plaisir de regarder cette galette dans son salon.

ONSLAUGHT livre avec Live At The Slaughterhouse un album live sage et efficace. L’exercice reste convenu et rien de particulier ne viendra ici particulièrement pimenter l’expérience ressenti par le spectateur / auditeur. Les britanniques mènent une carrière honnête et respectable mais ils restent tout de même des seconds couteaux au niveau européen.

Oshyrya (06/10)

 

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AFM Records / 2016

Tracklist (70:12 mn) 01. The Sound Of Violence 02. Killing Peace 03. Chaos Is King 04. Let There Be Death 05. Children Of The Sand 06. Rest In Pieces 07. 66 Fucking 6 08. Destroyer Of Worlds 09. In Search Of Sanity 10. Fight With The Beast 11. Metal Forces 12. Onslaught (Power From Hell) 13. Thermonuclear Devastation

DVD bonus * 20-minute documentary * "66 Fucking 6" music video * Teaser

Messenger – Threnodies

oshy_26062016_MessengJe sais que c’est compliqué, je me soigne mais j’ai du mal à supporter de découvrir un mot et de ne pas savoir ce qu’il signifie. Oui ma vie s’avère parfois compliquée mais je fais ce que je peux pour gérer cette névrose. Les londoniens de MESSENGER ont commencé par titiller ma curiosité par le titre de leur album avant même d’espérer m’intéresser par leur talent musical. Donc après recherche, une thrénodie est une pièce de vers exprimant des lamentations, des plaintes sur une tragédie publique ou privée. Le ton est donné, pas sûr que l’auditeur s’amuse follement à l’écoute de cet album.

Les anglais ne sont pas à leur coup d’essai puisque ce disque constitue leur deuxième album après Illusory Blues publié en 2014. Né au printemps 2012 de l’initiative de Khaled Lowe et Barnaby Maddick tous les deux au chant et à la guitare, ils s’entourent rapidement de musiciens supplémentaires pour donner naissance à MESSENGER. La rencontre avec le batteur et producteur Jaime Gomez Arellano constituera une étape importante de la vie du groupe.

Pour caractériser sa musique et son style, le quintet parle lui-même de rock progressif, psychédélique et classique. Et effectivement, sur des bases progressives, MESSENGER injecte des touches plus old-school, virevoltantes et foisonnantes qui ne sont pas sans rappeler la période des années 70. Les britanniques soufflent le chaud et le froid au sein de chacune de leurs compositions, tantôt doux et atmosphériques tantôt rudes et volcaniques à quelques minutes d’intervalle. Difficile de ne pas régulièrement penser à un OPETH de la dernière période (Heritage & Pale Communion). On retrouve des caractéristiques communes, l’intégration de parties calmes et acoustiques, des mélodies très typées seventies et progressif. La différence majeure s’impose cependant au chant, Lowe et Maddick harmonisent souvent leurs voix et s’expriment dans un registre plus proche d’un Jeff Buckley que d’un Mikael Åkerfeldt. D’une apparente simplicité, ce disque recèle, en réalité, bien des complexités, que ce soit au niveau des structures rythmiques de la batterie ou des dialogues entre les guitares. Il aura fallu trois mois d’un intense travail collectif aux Orgone Studios de Londres pour parvenir à ce résultat.

L’écoute de Threnodies s’apparente à un long voyage intérieur éprouvant, lancinant, et pourtant pas dénué d’intérêt. Le charme agit malgré tout. Contrairement à Illusory Blues qui avait été composé à trois, MESSENGER a ici pu mettre en œuvre tout son potentiel créatif et accoucher d’un album séduisant bien que difficile d’accès. Ils ne seront pas forcément très nombreux à pouvoir adhérer.

Oshyrya (7,5/10)

 

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InsideOut Music / 2016

Tracklist (46:05 mn) 01. Calyx 02. Oracles Of War 03. Balearic Blue 04. Celestial Spheres 05. Nocturne 06. Pareidolia 07. Crown Of Ashes