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oshy_13062016_Produ_o_HatPourquoi, sur les photos promo, les trois quarts des groupes métal font le tronche et semble prêts à nous sauter à la gorge ? C’est pour faire “evil” c’est ça ? Ok quand un groupe d’appelle PRODUCT OF HATE, on ne s’attend pas à trouver une série de comptines joyeuses et fleuries mais de là à montrer ces tronches d’enterrement, nous pourrions trouver meilleure entrée en matière.

PRODUCT OF HATE est né en 2007 à Kenosha County dans le Wisconsin traîne depuis sa bosse sur toutes les salles américaines qui veut bien accueillir le groupe. Histoire de se créer une première carte de visite, le quintet publie un premier EP autoproduit, The Unholy Manipulator, déjà mixé et masterisé par James Murphy (DEATH, TESTAMENT, OBITUARY). En 2014, ils s’enferment en studio et enregistre un album avec la même équipe. Celui-ci est envoyé aux labels et tape dans l’œil de Napalm Records. Voici ce premier album, Buried in Violence.

En onze chansons, PRODUCT OF HATE veut frapper un grand coup et se faire une place sur la scène thrash outre-Atlantique. On sent les américains plus motivés que jamais, très appliqués pour proposer une musique à la fois violente et racée. Nos amis mélangent une solide maîtrise technique avec une hargne volcanique. La paire de guitariste s’en donne à cœur joie et tronçonnent du riff au kilomètre. La section rythmique ne veut surtout pas être à la traîne proposent de solides fondations permettant aux guitaristes de s’ébattre avec gourmandise. Adam Gilley, derrière le micro, reste au diapason de ses camarades en hurlant avec conviction tout au long de Buried in Violence. Les titres s’enchaînent avec rapidité et sans véritable temps mort. PRODUCT OF HATE sait également se faire subtil et laisse parler sa créativité par exemple sur un « As Your Kingdom Falls » presque entrainant.

Dans l’ensemble, les américains ont fait du bon boulot et peuvent être fiers de la somme de travail abattu. Pour l’originalité, on repassera, ces brûlots entre heavy et thrash ont déjà été bien souvent entendus. Mais pour un premier album sur un gros label, il est aisé de comprendre que PRODUCT OF HATE décide de jouer la sécurité. Nous serons plus exigeants sur le deuxième album qui devra montrer la personnalité et le caractère du groupe.

Oshyrya (07/10)

 

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Napalm Records / 2016

Tracklist (44:56 mn) 01. Kill. You. Now. 02. Annihilation 03. As Your Kingdom Falls 04. Blood Coated Concrete 05. Monster 06. Buried In Violence 07. Vindicare 08. Nemesis 09. Revolution of Destruction 10. Unholy Manipulator 11. Perry Mason

Conan – Revengeance

oshy_13062016_ConanHistoire d’entamer cette chronique par une phrase choc, disons que « CONAN c’est chiant ». Cet adjectif emprunté au vocabulaire technique synthétise souvent l’impression laissé par le groupe et son doom long et répétitif aux non-initiés. Comme l’écrivait Hamster dans sa chronique du précédent opus, Blood Eagle (chronique ici), déjà publié par Napalm Records, « Si vous êtes réfractaire au doom, ce sera pour vous un supplice qui vous semblera interminable ».

Et on ne change pas une recette qui gagne, six titres pour presque cinquante minutes de musique. Trois chansons sont franchement longues et trois autres restent plus raisonnables sur le papier. Né en 2006 outre-manche, le trio ne vise que la compression des crânes grâce à une musique à la fois torturée et pesante. CONAN vous plonge au cœur de la bataille, éclaboussés par les fluides corporels des mourants, là où le sang versé règne en maître. C’était attendus mais les riffs restent extrêmement visqueux et envahissent implacablement votre espace vital. L’agression vient également des rythmes lents et de l’omniprésence des cymbales de Rich Lewis (batterie). Ajoutez à ce paysage glauque et mortifère un chant criard de Jon Davis et vous obtenez un maelström de violence et de négativité. Il vaut mieux avoir le moral, le cœur léger et l’estomac bien accroché pour apprécier l’expérience. Une composition comme « Thunderhoof » risque d’en écœurer plus d’un tant le rouleau-compresseur CONAN semble inarrêtable.

Revengeance est un disque qui vous en veut et tente de vous donner le coup de grâce avec un titre final, « Earthenguard », de plus de douze minutes. Après cela, les derniers rescapés pourront se promener dans un champ de mine en toute quiétude.

Oshyrya (07/10)

 

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Napalm Records / 2016

Tracklist (48:55 mn) 01. Throne of Fire 02. Thunderhoof 03. Wrath Gauntlet 04. Revengeance 05. Every Man Is An Enemy 06. Earthenguard

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Chronique de l'album Non Serviam (ici)

 

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