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01. Pour quelqu’un qui découvrirait le groupe avec ce nouvel album, que pouvez-vous nous dire vous concernant ?

Adam Broome : Nous un groupe de métal extrême et nous essayons de mettre en œuvre une approche très musicale. Nous aimons à penser que notre musique est, à la fois belle et brutale. C’est le meilleure façon de la décrire !

 

02. Si vous deviez résumer le groupe en trois mots, quels serait-ils et pourquoi ?

Ode aux Idoles

 

03. Quelle était votre idée, votre ambition au moment d’entamer le travail sur votre nouvel album ?

Notre ambition était de créer une folie musicale cool et que nous pourrions apprécier nous-même. Et se rendre compte que d’autres personnes en plus de nous apprécient aussi notre travail et partagent nos goûts est absolument dingue et difficile à exprimer. Jusqu’à présent, le public a acheté notre cd démo du monde entier. Je n’aurais jamais pu l’imaginer. Mon ambition maintenant est que notre album puisse lui aussi parcourir le monde. Deux fois ! (rires)

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04. Que peux-tu nous dire de la composition et de l’enregistrement de cet album ?

La composition s’est très bien passée et l’inspiration n’a souvent pas manqué. Mais parfois ce fut aussi une expérience frustrante. Mais c’est ainsi et il faut passer par ces étapes pour obtenir un super son. Un grand crédit doit être donné à Brian pour ces réalisations. Il a géré l’imbécile que je suis pendant tout le processus. (rires). A deux, nous avons abattu une tonne de boulot avec ENTHEAN. En ce qui concerne l’enregistrement, le processus a été extrêmement fastidieux. Pour les guitares, il a fallu beaucoup de préparation pour arriver au résultat attendu. Et au niveau du chant, ce fut en fait assez amusant. En général, j’ai adoré toute cette période-là. 05. Quels sont vos attentes et vos espoirs pour le groupe ? Personnellement, je voudrais pouvoir tourner au maximum et rencontrer des gens cools. Je voudrais parvenir à inspirer les autres comme mes groupes favoris ont pu le faire pour moi. Mais avant tout, je botte le cul de tout le monde

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Claire de Lune » de Debussy.

 

02. Premier album acheté ?

First Rays of the New Rising Sun de Jimi Hendrix

 

03. Dernier album acheté ?

Unseen to Creation de THE LEGION

 

04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?

Ce fut un mélange de différentes choses. Ma mère a allumé en moi un amour de la musique que j’étais encore très jeune. J’ai commencé à jouer du piano dès l’âge de cinq ans parce qu’elle, ainsi que ma grand-mère, mon oncle et mes sœurs jouaient eux-mêmes. Au moment de commencer la guitare, elle était beaucoup trop grande pour moi. J’avais sept ans alors et mon oncle a été d’une grande influence sur moi. Il m’a montré mon premier accord (B7#9). J’ai compris plus tard qu’il m’avait montré celui-là à cause de ma passion pour Hendrix.

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https://www.facebook.com/Enthean/

https://enthean.bandcamp.com/album/priests-of-annihilation

 

Tous nos remerciements à ENTHEAN et Scott (ClawHammer PR)

oshy_16052016_Th_LosCertaines choses ne trompent pas, quand le chroniqueur tape du pied en rythme et secoue la tête dès la première écoute de la première chanson d’un album, la suite s’annonce souvent positive pour le groupe du jour. Et ce fut le cas pour THE LOSTS et son premier album, …Of Shadows & Deadlands. Le groupe, originaire des Hauts de France, existe depuis 2010 et n’est pas à son premier coup d’essai puisqu’il compte déjà un EP publié en 2013, No God, No Devil, à leur tableau de chasse.

Et histoire de flatter l’œil des acheteurs potentiels, ils ont fait appel à Stan W Decker pour la pochette de ce disque. Ce dernier est l’un des illustrateurs métal les plus actifs et on ne compte plus ses réalisations (TARJA, KISKE, BOREALIS, MAGIC KINGDOM…). Il a su encore une fois proposer une belle image, entre ombre et lumière. A la vue de ce visuel, la première écoute pourrait être surprenante tant THE LOSTS distille un heavy métal mélodique, souvent entrainant et accrocheur, presque joyeux. Le quatuor a fait le pari de la simplicité dans son travail de composition. Un riff accrocheur, une solide rythmique et une ligne de chant directe et sans fioriture résume bien l’approche du groupe. Quelques touches extrêmes ici et là viennent jeter parfois un voile plus sombre mais dans l’ensemble, avec l’utilisation de chœurs, nous nous rapprochons d’un FREEDOM CALL. THE LOSTS joue d’évidence avec ses deux identités, musique et paroles peuvent dégager un tout autre message. L’ambiance est loin d’être au beau fixe au niveau des textes même si la musique peut sembler rapide et légère. Toute l’iconographie développée pour ce disque ne pousse pas véritablement vers le bonheur et la joie. « Synthetic Head (Electrodrama » et « Witchcraft » risquent de vite refroidir les plus joyeux. Régulièrement, de petits interludes viennent enfoncer le clou et soufflent le chaud et le froid, entre ombre et lumière.

Dans l’ensemble très accrocheur, …Of Shadows & Deadlands, surprend dans sa démarche. L’auditeur trouvera ici de quoi trouver son plaisir mais le groupe en lui facilite pas la tâche, semblant constamment être le c… entre deux chaises. Dans un registre très différent, THE LOSTS me rappelle GHOST. Le fond et la forme s’avère assez différent. Dans les deux cas, par l’iconographie choisie, on s’attend à une musique très dure et très sombre. Et pourtant non. Sans préjuger de l’avenir, ce disque mérite d’être très largement écouté et nous souhaitons à THE LOSTS le même destin que celui des suédois.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Autoproduction / 2016

Tracklist (48:50 mn) 01. My Devil’s Rising 02. Freewings Are Burning 03. Synthetic Head (Electrodrama) 04. Genesis, Livre III 05. Witchcraft 06. Motorcry 07. Lema Sabachthani 08. Never Come, Never Gone 09. … Of Shades & Deadlands 10. Holy Faces Of Conspiracy 11. Venus Kills Mars 12. Dr Punkelstein ”The Maximator” 13. My Devil’s Rising (Support The Underground Version)

Scolopendra – Cycles

oshy_16052016_ScolopendFlatter l’œil avant l’oreille peut s’avérer être une stratégie particulièrement efficace pour des nouveaux groupes cherchant à se faire connaître et à s’extraire de la masse des très nombreuses sorties hebdomadaires. Pari réussi pour SCOLOPENDRA qui affiche une pochette à la fois originale et diablement efficace, avec un petit côté old-school / fait maison forcément sympathique. Né en 2006, le groupe aura pris son temps pour se forger un son et une identité solide en proposant une musique complexe sortant des sentiers battus, un mélange entre musique extrême, thrash et hardcore particulièrement venimeux.

Ils partagent ce trait de caractère avec leur animal totem, lorsqu’ils mordent, ils ne lâchent plus leur proie. Après la petite intro de rigueur, l’auditeur se voit irrémédiablement capturer par un maelstrom musical qui ne le laissera pas indemne. Dès les premières secondes de « Purity », le déferlement commence et ne s’arrêtera plus. Le quintet ne rassemble pas vraiment des poètes, ils savent y faire pour faire trembler les murs et retourner la tête. Les guitares claquent, soutenues par une section rythmique imparable et un chant tout aussi possédé. Les salves s’enchainent sans temps mort et la population est invitée à se diriger vers les abris. SCOLOPENDRA se transforme rapidement en un rouleau-compresseur que rien n’arrêtera. Le barrage d’artillerie s’enchainent, entrecoupés de breaks plus techniques et, osons le dire, plus mélodique où les guitaristes démontrent une solide maîtrise technique. Personne ne s’économise et la batterie impose un rythme implacable. Ils affichent clairement leurs influences : METALLICA comme tout le monde mais surtout MACHINE HEAD et MESHUGGAH pour ce mélange entre puissance directe et structures complexes, virevoltantes. Mais ne vous y trompez pas, le son du quintet reste ne permanence trempé dans une noirceur et une violence assumées. Cycles souffre de quelques longueurs, SCOLOPENDRA est bien meilleur quand il fait synthétique et concis. Les petites concentrations d’agressivité et de haine des deux « Pinhole of Diffraction » s’avèrent particulièrement impressionnantes par exemple.

Pas la peine de tourner autour du pot, SCOLOPENDRA réussit son pari avec Cycles. Tout un chacun ressortira bien secoué de l’écoute de ce disque solide sur le fond comme sur la forme. Nos compatriotes n’ont pas froid aux yeux et se frottent aux cadors du genre avec ce disque à la fois direct et protéiforme. Le groupe bénéficie désormais d’une belle carte de visite à même de les faire à la fois progresser et plus largement connaître.

Oshyrya (7/10)

 

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Autoproduction / 2016

Tracklist (45:35 mn) 01. Dream Sequences 02. Purity 03. Awake Nightmare 04. Spartan Killer Instinct 05. Morbid Psychosis 06. Mental Torture 07. Psychic Paralysis 08. End of Tunnels 09. Pinhole of Diffraction 10. Pinhole of Diffraction (part2) 11. Psychotic Mass Murderer 12. Soul Dissolution