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Dean Wallace – Metal Family

oshy_09112015_Dea_WallacDean Wallace sait que qu’il veut et se donne les moyens de parvenir à réaliser ses objectifs. Notre compatriote vit à fond sa passion pour la musique et notre genre préféré en particulier depuis l’adolescence. Les plus fins spécialistes parmi vous le connaissez peut-être déjà à travers son ancien groupe, WHYMPER. Leur chanson « Get away from my home » se fait même remarquer outre-Atlantique où elle passe régulièrement sur certaine radio spécialisée rock. Courant 2013, notre gaillard se lance dans le grand bain en solo avec l’enregistrement d’un premier album que voici, Metal Family.

Disons que notre ami ne s’est foulé ni pour le titre, ni pour la pochette. Mais pour le reste il fait tout : Wallace écrit la grande majorité des paroles et des chansons, et c’est aussi lui qui a enregistré l’album dans lequel il joue lui-même de tous les instruments. Et ce visuel passe partout aura tendance à le desservir tant beaucoup de fans à la vue de l’album dans les bacs ne risquent même pas de lui donner sa chance alors que Metal Family ne lorgne pas du tout du côté d’un Hard FM ou de l’AOR mais bel et bien vers un métal puissant couillu. De part son chant et quelques gimmicks, l’ombres de METALLICA ou de MEGADETH plane lourdement sur ce disque. Si « Get Away from My Home » ne vous rappelle pas les Four Horsemen c’est que vous avez vraiment de la cire dans les oreilles. Même la production sonne assez années 90. On va parler ici d’hommage appuyé pour ne pas devenir désobligeant vis-à-vis du travail réalisé ici. Alors oui, comme il l’écrit lui-même, son style combine la puissance du Heavy Metal à des mélodies efficaces mais il serait agréable de lui voir afficher un véritable caractère propre. Il ne peut changer son timbre de voix mais il en fait beaucoup pour rappeler James Hetfield. Heureusement il parvient parfois à sortir de ce carcan mais à de bien trop rares occasions. « My Eternal Why » sonne diablement « Nothing Else Matters » dans les sonorités.

Dean Wallace ne démérite pas et propose un travail solide mais ce mimétisme avec un ou deux groupes fini de rapidement gâcher le plaisir de l’auditeur. Nous avons tous des références et des idoles mais à ce point-là nous frôlons dangereusement les limites. Malgré les bonnes choses de ce disque, difficile de complétement adhérer à cette démarche inconsciente peut-être mais qui saute immédiatement aux oreilles.

Oshyrya (05/10)

 

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Tinplho Records / 2015

Tracklist (51:15 mn) 01. Get Away from My Home 02. Our Only Chance 03. The New Slavery 04. I'm Not a Hero 05. It's My Turn 06. The Ferryman of Soul 07. My Eternal Why 08. Flying Coffin 09. Headshot 10. Metal Family

oshy_09112015_Blee_Someon_DrLe projet BLEED SOMEONE DRY a déjà connu bien des sursauts depuis ses débuts en 2007. Rapidement après avoir rassemblé leurs forces vives, les transalpins enregistrent un premier album, The World is Falling in Tragedy, publié chez les britanniques d’UK Division. Mais des tensions internes et une priorité donnée à d’autres projets stoppent le quatuor dans sa lancée. Il faudra attendre quelques années pour que les toscans remettent le couvert à partir de mai 2012 autour de Jonathan Mazzeo (guitares) seul membre fondateur rescapé. Ainsi revigorés, ils sortent Subjects chez Kreative Klan. Après trois années de travail et de multiples concerts partout où se présentait une opportunité, voici les transalpins de retour avec un troisième opus sous le bras, Post Mortem | Veritas.

Les nouvelles chansons s’inscrivent dans la continuité, la démarche et le fil stylistique inauguré avec Subjects. BLEED SOMEONE DRY déploie sous nos yeux un Math/Deathcore de bon aloi, à la foi bourrin et technique, un savant mélange de violence et de virtuosité technique. Le premier contact est plutôt bon, on sent bien un groupe sérieux et appliqué mais sur la longueur l’intérêt s’effrite et la fin du disque s’avère plus douloureuse. Les italiens concentrent toute leur force au sein de courtes salves de trois / quatre minutes bourrées d’énergie, chacun élève son, niveau de jeu pour maximiser l’impact des différentes chansons. Le pari est plutôt réussi, l’auditeur fait face à un sacré déluge et doit se préparer à recevoir quelques mandales bien senties. Rien à redire du côté du son, le travail a été bien fait au niveau de la production. La tâche a été confiée à Christian Donaldson (guitariste de CRYPTOSY) qui a déjà fait preuve de son savoir-faire avec THE AGONIST ou encore BENEATH THE MASSACRE.

Dans la galaxie Math/Deathcore, BLEED SOMEONE DRY ne va pas bouleverser les hiérarchies mais possède cependant quelques beaux arguments pour se faire une petite place. Ils n’ont en tout cas pas à rougir face aux ténors du genre américains, ils ont le talent et la hargne pour concurrencer bien des groupes. A découvrir si vous aimez le genre.

Oshyrya (07/10)

 

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FireWasBorn Records / 2015

Tracklist (43:49 mn) 01. Haeretica Infans 02. A Violent Awakening 03. Damnetur Misericordia 04. The Sacrifice 05. Let Me In 06. Devil in Me 07. Our Martyrdom (feat. CJ McMahon of Thy Art Is Murder) 08. Your Name, Their Plague 09. Doom and Gloom 10. Justice Has Become Utopia 11. Cycle of Decay 12. Ora Pro Nobis (feat. Luca T.Mai)

oshy_08112015_Onc_HumaONCE HUMAN est un groupe de heavy metal américain originaire de Los Angeles en Californie et fondé en 2014 par Logan Mader, musicien et producteur bien connu surtout des fans de MACHINE HEAD et SOULFLY. La rencontre entre les deux forces du groupe, Logan Mader et la chanteuse australienne Lauren Hart n’est pas fortuite, Monte Conner de Nuclear Blast ayant habilement su tirer les fils du destin. Pour les seconder, Mader a fait le choix de s’entourer de jeunes musiciens peu connus, afin que ce projet soit bien la priorité de tous. Certains changements de line-up ont d’ailleurs déjà eu lieu depuis la fin de l’enregistrement.

Pour résumer la musique proposée ici, disons que cela se veut être un heavy métal lourd et très bourrin, le chant hurlé de Lauren Hart n’étant bien sûr pas étranger à cette première impression. Les subtilités ne manquent cependant pas avec des touches plus mélodiques voir cinématiques pour reprendre les mots même de Logan Mader. Mais entendons-nous bien, le fureur et la brutalité prédomine très largement. Le chant extrême féminin renvoie bien sûr directement aux maîtres suédois du genre, ARCH ENEMY, même si l’approche death métal s’avère beaucoup moins évidente ici (en dehors du chant). The Life I Remember est construit comme une succession de petits brûlots, de bombes à fragmentation de trois/quatre minutes maximum sans longueur ni fioritures. Les musiciens bastonnent sec et ne font pas de quartier. ONCE HUMAN montre son visage le plus accessible à travers trois courtes pièces de moins de deux minutes, une intro symphonique et grandiloquente et deux interludes où Hart montre qu’elle possède aussi de beaux arguments en chant clair. Le reste s’apparente à une série d’offensives d’une rare violence. Les guitares sont à la fête, aussi bien en rythmiques qu’en soli. Mader n’est pas un manchot et il n’a rien perdu de son savoir-faire.

ONCE HUMAN joue à fond la carte de l’impact direct et immédiat et de ce côté-là, le pari est très largement réussi. Il suffit de regarder sur YouTube la vidéo du très poétique « You Cunt » pour s’en convaincre (bonjour la gerbe…). Amis poètes, passez votre chemin même si les américains prouvent aussi qu’ils savent aussi manier la subtilité. Fan de Mader vous retrouverez sa patte. The Life I Remember ne va pas révolutionner cette fin d’année mais ne manque cependant pas de qualités.

Oshyrya (6,5/10)

 

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earMusic / 2015

Tracklist (40:53 mn) 01. Trail of Tears 02. Ground Zero 03. You Cunt 04. Pick Your Poison 05. Terminal 06. Demoneyes 07. Devil Can Have You 08. Time of Disease 09. I Am War 10. The Life I Remember 11. Siren Once Human 12. Growing Colder