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oshy_08112015_Onc_HumaONCE HUMAN est un groupe de heavy metal américain originaire de Los Angeles en Californie et fondé en 2014 par Logan Mader, musicien et producteur bien connu surtout des fans de MACHINE HEAD et SOULFLY. La rencontre entre les deux forces du groupe, Logan Mader et la chanteuse australienne Lauren Hart n’est pas fortuite, Monte Conner de Nuclear Blast ayant habilement su tirer les fils du destin. Pour les seconder, Mader a fait le choix de s’entourer de jeunes musiciens peu connus, afin que ce projet soit bien la priorité de tous. Certains changements de line-up ont d’ailleurs déjà eu lieu depuis la fin de l’enregistrement.

Pour résumer la musique proposée ici, disons que cela se veut être un heavy métal lourd et très bourrin, le chant hurlé de Lauren Hart n’étant bien sûr pas étranger à cette première impression. Les subtilités ne manquent cependant pas avec des touches plus mélodiques voir cinématiques pour reprendre les mots même de Logan Mader. Mais entendons-nous bien, le fureur et la brutalité prédomine très largement. Le chant extrême féminin renvoie bien sûr directement aux maîtres suédois du genre, ARCH ENEMY, même si l’approche death métal s’avère beaucoup moins évidente ici (en dehors du chant). The Life I Remember est construit comme une succession de petits brûlots, de bombes à fragmentation de trois/quatre minutes maximum sans longueur ni fioritures. Les musiciens bastonnent sec et ne font pas de quartier. ONCE HUMAN montre son visage le plus accessible à travers trois courtes pièces de moins de deux minutes, une intro symphonique et grandiloquente et deux interludes où Hart montre qu’elle possède aussi de beaux arguments en chant clair. Le reste s’apparente à une série d’offensives d’une rare violence. Les guitares sont à la fête, aussi bien en rythmiques qu’en soli. Mader n’est pas un manchot et il n’a rien perdu de son savoir-faire.

ONCE HUMAN joue à fond la carte de l’impact direct et immédiat et de ce côté-là, le pari est très largement réussi. Il suffit de regarder sur YouTube la vidéo du très poétique « You Cunt » pour s’en convaincre (bonjour la gerbe…). Amis poètes, passez votre chemin même si les américains prouvent aussi qu’ils savent aussi manier la subtilité. Fan de Mader vous retrouverez sa patte. The Life I Remember ne va pas révolutionner cette fin d’année mais ne manque cependant pas de qualités.

Oshyrya (6,5/10)

 

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earMusic / 2015

Tracklist (40:53 mn) 01. Trail of Tears 02. Ground Zero 03. You Cunt 04. Pick Your Poison 05. Terminal 06. Demoneyes 07. Devil Can Have You 08. Time of Disease 09. I Am War 10. The Life I Remember 11. Siren Once Human 12. Growing Colder

Jimm – In[can]decence

oshy_08112015_JimJIMM où le projet heavy / rock d’un musicien passionné, d’un compositeur et multi instrumentiste téméraire qui, après une dizaine d’années passées dans divers projets et une centaine de concerts dans toute la France, il décide de faire cavalier seul en 2011. Fin 2011, il entre au Studio Sainte Marthe de Francis Caste (BUKOWSKI, THE ARRS…). Un premier album éponyme sort ainsi dans les bacs en 2013. Il fallait alors défendre ces chansons en live, se constituer un groupe pour parcourir les routes de France et se faire un nom sur scène. Deux ans plus tard, voici la suite. Titré In[can]decence, le nouvel opus rassemble toutes les expériences accumulées ces dernières années.

L’album est court avec moins de quarante minutes au compteur mais propose quand même dix nouvelles compositions. Tout débute sur les chapeaux de roue avec un « Jamais de trêve » bien virulent et énervé. La guitare virevolte et se fait tantôt mélodique tantôt tranchante pour un impact maximum à chaque fois. JIMM semble énervé et décoche ses flèches les unes après les autres. Il n’a pas la langue dans sa poche et clame haut et fort ce qu’il pense. Il ne manque pas de coffre mais fait le boulot derrière le micro. Au niveau des influences, parfois on dirait un TELEPHONE en version fâchée et survitaminée. L’ombre des géants des années 90 comme NIRVANA n’est jamais non plus très loin. Le grunge « Jour de gloire » répond à un « pourri gâté » très punk dans l’âme. JIMM va à l’essentiel sans prendre trop de chemins de traverse. En trois minutes la messe est dite et on passe alors à une autre idée, un autre riff. Le rythme ne descend pas, pas de pause à l’horizon histoire de prendre une bouffée d’oxygène. Au niveau technique rien à redire, le duo assure très bien. Un duo ? Oui car JIMM a tout pris en charge sauf la batterie assurée par Fred Quota. Au niveau du son rien à redire non plus. Saluons l’effort financier qu’a dû représenter la masterisation d’In[can]decence par Jens Bogren aux Fascination Street Studios.

Il parait que pour son premier opus, JIMM a pu bénéficier d’un passage de trois clips extraits du premier album sur D17. Tant mieux, ce serait bien la première fois qu’une chaîne de la TNT sert à quelquechose d’utile. D’habitude c’est plutôt la fête de la guimauve et du clonage commercial. Si quelques personnes ont pu ainsi s’intéresser à un groupe frais et talentueux de la scène française comme JIMM, cela aura été d’une grande utilité. A quand une vrai émission rock sur les grandes chaines ? C’est pas demain la veille (Et non Taratata ne compte pas, il suffit d’en regarder la programmation).

Oshyrya (07/10)

 

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Dooweet Records / 2015

Tracklist (37:03 mn) 01. Jamais de trêve 02. Jour de gloire 03. Pourri gâté 04. Je cherche à m'endormir 05. Occident oxydant 06. Le miroir 07. Ton souffre-douleur 08. Adrénaline 09. Sur le même modèle 10. A la vie à la mort

oshy_08112015_Counti_DaySentant bien le filon et le mouvement à la mode, voilà que le label Mascot s’invite à la table du Metalcore/Metal/Hardcore et signe le groupe britannique COUNTING DAYS pour son premier album, Liberated Soul. Après tout pourquoi pas, autant traire la vache autant que possible pour en tirer le maximum jusqu’à épuisement de la bête ou des pigeons qui mordent à l’hameçon. Oui vous l’aurez compris, à quelques rares exceptions, ce mouvement metalcore ne fait pas partie de nos favoris.

Il aura fallu, montre en main, moins de trois minutes pour que COUNTING DAYS parvienne à me saouler et me donner mal au crâne. Sans doute un fièvre soudaine née des premiers frimas de l’automne ou tout simplement un groupe bourrin et qui singe admirablement bien les ténors du genre. Formé en 2013, tous ses membres possèdent déjà une certaine expérience au sein d’autres formations (TRC, HEIGHTS, ROUGH HANDS ou LAST WITNESS). Avant ce premier album, les britanniques comptaient déjà quelques singles et un EP, The War of The Wolf, à leur actif. Deux chansons de cet EP se retrouvent d’ailleurs sur l’album, « Sands of Time » et « Life and Death ». Tout le reste semble être tout nouveau, tout beau. Kerrang est bien entendu super enthousiaste (et ultra chauvin) et même Tomas Lindberg (AT THE GATES) semble apprécier le groupe.

Et bien pas moi. Même si le suédois a accepté de faire une apparition sur « Sands of Time », Liberated Sounds dans sa totalité a plutôt réussi à me mettre de triste humeur. Ce maelstrom violent et vociférant présente bien peu d’attraits et risque de lasser même les plus courageux. Ce mélange féroce tombe rapidement dans un gloubi-boulga indigeste entre hardcore, punk et thrash, avec ici et là des touches plus accessibles et mélodiques. Mais le résultat s’a vère aussi peu surprenant, aussi ennuyeux, qu’une journée sans pain. Terminons par préciser que la production est sans surprise aux petits oignons puisqu’elle est l’œuvre de Fredrik Nordström (AT THE GATES, ARCH ENEMY, IN FLAMES, OPETH, ARCHITECTS, BRING ME THE HORIZON) et que tout a été fait dans son Studio Fredman à Göteborg en Suède.

Liberated Sounds est peut-être le rouleau-compresseur espéré mais votre serviteur a finalement assez peu gouté cet album. Tout est joué à fond de train en permanence et se voit compléter d’un chanteur qui se pète les cordes vocales à force de hurlement, pendant plus de quarante-cinq minutes. J’ai beau aimer les sensations fortes, avoir l’impression de passer des dizaines de minutes violemment balloté dans une lessiveuse ne correspond pas à ma notion personnelle du plaisir. Vous êtes prévenus…

Oshyrya (04/10)

 

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Mascot Music / 2015

Tracklist (47:06 mn) 01. Burned by Faith 02. Die Alone 03. Beaten & Scarred 04. Life & Death 05. Liberated Sounds 06. Fire From The Sky 07. Days Go By 08. The Vines 09. Sands of Time 10. Prison of Misery 11. Cold Truth 12. Reunion