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The Story So Far – s/t

oshy_28072015_Th_Stor_S_FaIl semble que les californiens de THE STORY SO FAR prennent à malin plaisir à se compliquer la vie en proposant à chaque fois des pochettes particulièrement inintéressantes. Après un chien pour le précédent EP, Songs of (chronique ici), voici sans doute le dessin moche et enfantin d’un des rejetons de la famille ou du neveu qui est tombé par la fenêtre du cinquième étage à l’âge de deux ans. Parvenir déjà à passer ce premier obstacle et avoir envie d’acheter cet album rien qu’à sa pochette relève déjà de l’exploit et mérite toutes nos louanges.

Deuxième mauvaise surprise un album chiche qui oui contient dix nouvelles chansons mais n’affiche à la fin qu’une maigre demi-heure de musique. Deux ou trois chansons de plus n’auraient pas été un scandale. Au moins le son est bon et l’impression bocal de l’EP a disparu ici et parmi de profiter de ces chansons au mieux. En bon groupe américain qui vise un maximum de passage en radio et cible un public d’adolescents possédant un niveau de concentration équivalent à celui d’une huitre, THE STORY SO FAR propose un chapelet de titres courts, directs et immédiatement accrocheurs. Des groupes de ce type pullulent outre-Atlantique avec des chansons très proches les unes des autres jamais désagréables, faciles à consommer et à oublier. Les américains tentent de jouer dans la catégorie des leaders comme A DAY TO REMEMBER ou BLINK-182 sans toutefois parvenir à enchaîner comme eux les tubes fédérateurs et imparables à même de faire un malheur sur les plages de Floride ou de Californie. Les chanteurs sonnent tous de la même façon et reconnaissons que si Parker Cannon n’a pas ici rougir de sa prestation, elle ne risque pas non plus de rester dans les annales. Cela manque franchement de caractère et la palette vocale affichée reste assez limitée.

Si nous essayons de synthétiser notre propos, avec ce troisième album éponyme, THE STORY SO FAR propose une pochette hideuse et des chansons très formatées et déjà entendues de dizaines de fois depuis des années maintenant. Ce constat n’est pas très positif et il est à craindre que ce disque connaisse le destin d’une étoile filante: un passage court dans l’atmosphère avant une rapide disparition corps et âme. Difficile d’espérer que ces chansons ne soient pas oubliées de tous d’ici quelques mois.

Oshyrya (06/10)

 

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Pure Noise Records / 2015

Tracklist (30:32 mn) 01. Smile 02. Heavy Gloom 03. Distaste 04. Solo 05. Mock 06. How You Are 07. Nerve 08. Phantom 09. Scowl 10. Stalemate

oshy_28072015_EversiVoici le retour des italiens d’EVERSIN avec un nouvel album sous le bras, Trinity: The Annihilation. Nous avions moyennement gouté le précédent méfait du quatuor, Tears On The Face Of God (chronique ici) qui avec son idée de nous proposer « le son de la guerre » nous avait en réalité plutôt cassé les oreilles. Et ce n’est pas fini puisque d’après le label, le nouvel album est le plus puissant et violent jamais publié par le groupe. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge…

Oui ok votre serviteur n’est qu’un progueux sans âme et sans gonade mais j’ai beau essayer ces huit nouvelles compositions continuent à me laisser de marbre. Le propos d’EVERSIN s’avère bourrin, pas accrocheur pour un sou, les transalpins jouent la carte de l’agressivité pure et directe sans aucun grâce ni feeling. Les riffs restent massifs mais ne font preuve ni d’originalité ni d’un attrait particulièrement agréable. L’offensive de nos cages à miel débute dès la première seconde et se terminera qu’après quarante minutes d’un voyage déprimant au possible. Les chansons se ressemblent beaucoup et aucune innovation ou surprise ne viennent rompre cette monotonie. Bien sûr nous ne nous n’attendions pas à trouver une ballade au sein de ce maelstrom de violence mais une pointe de finesse et de subtilité à travers des breaks ou des changements de rythmes auraient été bienvenue. Seul « Chaosborn » parvient à s’extraire très légèrement de la masse avec quelques touches plus accrocheuses ici et là. Mentionnons la présence sur Trinity: The Annihilation de deux guests : James Rivera chanteur de HELSTAR et du guitariste Glen Alvelais (ex-FORBIDDEN et TESTAMENT). La prestation du premier s’avère assez énervante avec ces montées des montées dans les aigues assez peu esthétiques. Dernier point, la production générale de l’album est loin d’atteindre des sommets, on croirait attendre ces chansons depuis un aquarium et le son manque nettement de force et de clarté.

Le label recommande EVERSIN aux fans de SLAYER, ANNIHILATOR, DEATH ANGEL, TESTAMENT. Pas sûr que cette comparaison serve vraiment les transalpins tant ce disque semble être loin des standards de ces groupes de référence. Ils magnifient tous le violence de leur propos par un technicité et un son aigu de la chanson qui claque et déboite. Trinity: The Annihilation ne joue clairement pas dans la même division.

Oshyrya (05/10)

 

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My Kingdom Music / 2015

Tracklist (40:28 mn) 01. Flagellum Dei 02. Fire Walk With Me 03. Chaosborn 04. We Will Prevail 05. Crown Of Nails 06. Beneath The Atomic Sun 07. Litanies Of War 08. Trinity

oshy_27072015_Cravi_4_CoffeCe groupe italien CRAVING 4 COFFEINE pourrait, rien que sur son nom assez original, rassembler pas mal de monde derrière lui. Votre serviteur en premier, vue la quantité de café qu’il ingurgite chaque matin. Nous avons ici affaire à un du rock alternative /métal composé de Simone "Poca" Matteucci (guitare and chant) et Francesco "Anzwer" Spaggiari (batterie). Né en 2011, le projet prenait la forme d’un trio avant que le bassiste ne parte vers d’autres cieux, accaparé par d’autres projets. Mais loin de freiner les ambitions du duo restant, cet écueil a su, au contraire, débrider leur créativité et développer l’usage de sonorités électroniques pour donner vie à leur ambition. Un premier EP, 1st Craving, voit ainsi le jour en février 2013. Deux ans plus tard, arrive la suite de leurs aventures sous la forme de cet album, Disturbing the Neighborhood.

Enfin album, c’est un peu vite dit. CRAVING 4 COFFEINE livre ici huit chansons mais mises bout à bout cela ne représente que vingt-huit maigres minutes. Les titres proposés se veulent courts, directs et sans fioritures ni longueurs excessives. Des gros riffs tranchants déchirent les enceintes, supportés par la puissance de la batterie, et le chant grave de aidés Matteucci. Les transalpins injectent ici et là des touches électros histoire de renforcer les atmosphères et donne plus de corps et de consistance à leurs chansons. Reconnaissons que ces chansons sont souvent assez agréables et attrayantes et qu’elles s’enchainent facilement sans faute de goût ni temps mort. Mais cela n’empêche pas une certaine lassitude de s’installer avec l’impression d’écouter des variations d’une même recette. Cela fini par gâcher un peu le plaisir. Le son est correct, assez brut mais disons que CRAVING 4 COFFEINE a dû faire avec les moyens du bord et que cela reste tout à fait acceptable.

Evidemment, ce rock burné et solide possède effectivement un sacré potentiel pour secouer tout le voisinage. Il faut saluer le travail réalisé même si cela reste déjà maintes fois entendu et sans grande originalité. Mais nous avons déjà écouté bien pire, les transalpins sont sur la bonne voie.

Oshyrya (6,5/10)

 

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This is Core / 2015

Tracklist (27:56 mn) 01. No Compromise 4 02. Early Reflections 03. Say Goodbye 04. Payback 05. Portrait 06. Love Killer 07. Growing 08. Electr_1