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01. Pour quelqu’un qui découvrirait le groupe avec ce nouvel album, que pouvez-vous nous dire vous concernant ?

Wow, intéressant. En fait, nous avons l’habitude de nous présenter à des gens qui nous connaissent déjà dans la majorité des cas car nos débuts remontent déjà à 1988. Décrire le groupe à ceux (espérons des milliards de gens) qui nous découvriraient avec Opus, notre dernier né, va s’avérer un exercice bien différent. Je vais essayer de synthétiser cela autant que possible tout en couvrant trois décennies. En 1988 sort Irae Melanox, notre premier album. Tout le monde parlait alors de métal progressif mais DREAM THEATER n’avait pas encore émergé et cette étiquette s’appliquait alors à des groupes comme QUEENSRYCHE ou CRIMSON GLORY.

Ce disque a été bien apprécié des critiques (4 sur 5 dans Kerrang) mais pas trop des fans. J’explique cela par certaines faiblesses (une production faiblarde) et un esprit pionnier incompris à l’époque. Le groupe se sépare quelques mois plus tard même si le disque continuait à vivre sa vie et est devenu petit à petit culte. En 2003, Gianluca (le compositeur d’ADRAMELCH) et moi-même prenons la décision de remettre le couvert et nous appelons donc certains amis impliqués dans d’autres projets pour nous seconder. Nous ressortons des cartons et retravaillons alors des titres datant de 1988 qui devaient devenir notre deuxième album.

En 2005, grâce au label Underground Symphony, nous publions Broken History. Les paroles sont construites autour d’un concept sur les croisades, cet horrible massacre. 100% des critiques sont positives (chacun peut lire les 58 critiques publiées sur notre site (http://www.adramelch.com/index.php?page=reviews,bh). En 2012, sortie de Lights from Oblivion, un nouveau chapitre pour nous, une evolution musicale moins axée métal, plus moderne et même catchy. Il s’agit de nos premiers pas chez Pure Prog, une division du label allemand Pure Steel Records.

En 2015, encore une fois via Pure Prog, Opus, notre meilleur album jusqu’à présent ! Nous revenons à nos racines, le vieux pathos émerge à nouveau très nettement. Selon moi, Opus représente notre travail le plus abouti pour trois raisons : la haute qualité des compositions, la présence de claviers qui apportent une nouvel éclairage et d’invités incroyables mais surtout la présence à nos côtés d’un grand producteur qui a mené ce navire de main de maître vers le meilleur ! Opus botte vraiment le c… !

 

02. Si vous deviez résumer le groupe en trois mots, quels serait-ils et pourquoi ?

Sons et mélodies uniques: Je suis absolument convaincu que vous pouvez nous adorer ou nous détester mais nous restons immédiatement identifiable du fait de notre son, mélodies. Et avoir sa propre identité reste le premier objectif d’un artiste.

Epique : nos mélodies s’avèrent toujours être héroïques et fortes !

Émouvant: notre musique parle de nostalgie, notre musique vient directement du coeur.

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03. Quelle était votre idée, votre ambition au moment d’entamer le travail sur votre nouvel album ?

Eh bien, nous savions qu’Opus allait être notre pierre tombale donc nous nous sommes entièrement dédiés à ce travail en faisant beaucoup d’efforts (temps, énergie et investissement…) pour faire les choses le mieux possible. Nous voulions vraiment laisser à nos fans, jeunes et vieux, une œuvre magnifique à même de durer dans le temps. C’était, de notre point de vue, la meilleure façon de saluer et remercier nos fans qui ont su nous soutenir pendant plusieurs décennies.

Tout cela é été possible grâce à eux. Merci de l’intérêt de tous pour ADRAMELCH. Gianluca et moi, en 2003, avons pris notre courage à deux mains et entourés de bons musiciens nous avons pu proposer de nouvelles chansons. Nous pensons avoir atteint notre objectif.

 

04. Que pouvez-vous nous dire de la composition et de l’enregistrement de cet album ?

Comme je l’ai déjà dit, Gianluca est le compositeur de toute la musique depuis nos débuts. Le son qu’il développe est notre marque de fabrique et les autres membres font de leur mieux pour emmener ces chansons vers les sommets, en soignant les arrangements et tous les détails. Au niveau des paroles, l’histoire est assez différente: sur Opus, ce fut un travail collectif avec des contributions de quatre membres : Sig (le batteur), Sarmax (le nouveau bassiste), Fabio (guitare lead) et aussi Mau (l’ancien bassiste)… Le titre "Trodden Doll” a été composé quand ce dernier faisait encore partie du groupe. Les paroles se doivent d’être en harmonie avec l’humeur dégagée par chaque chanson et doit contribuer à renforcer encore ces sentiments épiques ou mélancoliques.

Pour la première fois sur Opus, nous avons utilisé des claviers (joués par Gualtiero Insalaco) qui n’affecte pas mais justement au contraire souligne encore notre identité si caractéristique. Pour la première fois également, nous avons fait appel à un producteur extérieur pour nous aider à progresser: Guido Block. Et il a apporté une vraie valeur ajoutée. Nous n’avons jamais été aussi satisfaits du résultat global. Le son est puissant et clair, tu peux distinguer chaque élément (instrument ou voix) mais le sens collectif continue de prévaloir en s’adressant directement à tes sens (et pas seulement tes oreilles).

 

05. Quels sont vos attentes et vos espoirs pour le groupe ?

Comme déjà dit, il s’agit là de notre dernier chapitre et il est fait pour durer. Nous espérons que, comme pour nos débuts avec Irae Melanox, nos albums vont attirer de plus en plus d’amoureux de la musique pendant bien des années, nourrissant ainsi la mémoire d’ADRAMELCH. Je suis certain que nous continuerons à faire de la musique, cela reste notre passion, mais chacun de notre côté, sur d’autres projets.

Sig est déjà le nouveua batteur de MOON OF STEEL (un autre groupe de Milan des années 80), Sarmax a commencé à travailler avec un vieil ami à lui (un batteur), Fabio et moi-même travaillons sur un autre projet entre Rock et Prog.

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Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Cela change rapidement et souvent. En ce moment BLACK SABBATH avec “Electric Funeral”

 

02. Premier album acheté ?

MOTORHEAD No Sleep Till Hammersmith

 

03. Dernier album acheté ?

STEVEN WILSON, Hand Cannot Erase

 

04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?

Le fait que j’adorais chanter et que je pouvais suivre et reproduire ce que faisais mes héros (Halford / Ozzy)…

 

Tous nos remerciements à ADRAMELCH et Michaela de Pure Steel Records.

 

Chronique de l’album ici

Site internet

Adramelch – Opus

oshy_08062015_AdramelAvec cet album, le quatrième en plus de vingt-cinq ans de carrière, les italiens d’ADRAMELCH mettent une touche finale à leur aventure en commun. Les fidèles Vittorio Ballerio et Gianluca A. Corona ont décidé de tourner la page après une dernière aventure collective. La vie du groupe n’a jamais été un long fleuve tranquille comme le démontre sa discographie en pointillé. Mais reconnaissons aux transalpins une passion sans faille qui force le respect de tous. Il leur restait maintenant à terminer sur une bonne note et Opus leur donne cette opportunité.

Depuis Lights From Oblivion publié en 2012 déjà chez Pure Prog Records, ADRAMELCH a évolué, passant d’un métal progressif à la QUEENSRYCHE vers des rivages plus calmes mais pas moins riches et protéiformes. Autant la réédition de leur premier disque, Irae Melanox (chronique ici) devenu culte dans le milieu underground de la Botte, ne m’avait pas vraiment plu, autant l’écoute d’Opus révèle petit à petit bien des charmes, bien des subtilités. Dans un style plus posé et moins flamboyant, ADRAMELCH parvient à atteindre de nouveaux sommets où la mélodie et l’émotion passent avant tout le reste. L’introduction des claviers renforcent les ambiances et offrent une vaste palette d’humeurs et de sensations. Autant le chant très aigu de Vittorio Ballerio avait pu m’agacer par le passé, autant sans fois-ci dans une démarche plus retenue, il déploie tout son talent et offre une très belle prestation. On croirait parfois entendre Ralf Scheepers (ex-GAMMA RAY, PRIMAL FEAR).

Gianluca A. Corona a toujours été le capitaine artistique de ce navire en composant toute la musique mais les années passant, il a su parfaire son art et simplifier son propos. Des titres comme « Long Live the Son » ou encore « Pride » s’avèrent être très réussis et vont donner bien du plaisir aux amateurs. Le point faible du groupe a toujours été la production avec un son souvent faiblard et brouillon desservant la musique. Cette fois-ci, ADRAMELCH a fait appel à un producteur extérieur en la personne de Guido Block. Sans être absolument génial, le son reste correct mais si nous sommes encore loin des meilleures productions européennes. Enregistré au “Lo Studio” de Milan, Opus accueille deux chanteurs invités, ce même Guido Block et Simona Aileen Pala qui interviennent sur quatre titres. Là encore cela apporte une belle variété vocale à cet album.

ADRAMELCH tire sa révérence mais on peut sans aucun doute affirmer que les italiens le font avec un certain panache. Opus s’avère être un album solide et très agréable dans une veine rock progressive. Nous étions loin de nous attendre à une telle performance de la part de nos amis. Mieux vaut tard que jamais annonce l’adage populaire. C’est vrai même si cela ne peut que laisser certains regrets quand vient le moment de se retourner sur la carrière passée du groupe. RIP

Oshyrya (08/10)

 

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Pure Prog Records / 2015

Tracklist (66:40 mn) 01. Black Mirror 02. Long Live The Son 03. Pride 04. Northern Lights 05. Only By Pain 06. A Neverending Rise 07. Fate 08. Ostinato 09. As The Shadows Fall 10. Forgotten Words 11. Trodden Doll 12. Where Do I Belong

Artaius – Torn Banners

oshy_07062015_ArtaiLa scène folk métal celtique ou nordique continue de générer de nouveaux groupes qui ont souhaité reprendre le flambeau et suivre dans leurs démarches des groupes à succès comme ENSIFERIUM et ELUVEITIE. Cela devient plus étonnant que cela vient de groupes originaires de pays moins évidemment celtiques. L’Italie voit émerger une scène assez vivace avec des formations qui comment à poindre le bout de leur nez comme FUROR GALLICO, DRAGR et aujourd’hui ARTAIUS. Originaire de Modène, le septuor n’en est pas ici à son coup d’essai puisque l’aventure a débuté dès 2008 avec l’idée de mêler métal et approche folk. Après un EP autoproduit, ARTAIS fait ses grands débuts discographiques en 2013 avec la parution d’un premier album, The Fifth Season. Ainsi armés, les transalpins ont pu multiplier les apparitions scéniques aux côté de grands noms comme ARCTURUS, PRIMAL FEAR ou SKYFORGER. Histoire de poursuivre sur cette belle lancée, les voici de retour avec un second opus, chez Bakerteam Records, Torn Banners.

Après une première écoute de ces chansons, on se dit que finalement ARTAIUS est resté sage et évolue dans la droite ligne de groupes phares cités ci-dessus. Les gros riffs de guitare sont là, les lignes folks typiquement celtiques également ainsi que l’alternance entre le chant féminin clair et les growls masculins. Nous sommes alors dans le connu le classique. Et puis, petit à petit, ARTAIUS introduit de nouveaux éléments dans l’équation, comme ces claviers très prog rock seventies ici et là comme comme sur « Daphne » ou ces gimmicks empruntés plutôt à la scène modern métal. Ces petits twists enrichissent la musique et apportent une variété bien agréable à l’ensemble. Les transalpins ont eu une riche idée en tentant ainsi d’un peu de démarquer de la masse car ils vont de toute façon avoir bien des difficultés à émerger sur cette scène très concurrentiel et ne font pas encore le poids face aux mastodontes du genre. Signalons la présence de quelques invités sur ce disque avec les contributions de Tim Charles (NE OBLIVISCARIS), Lucio Stefani (ME, PEK E BARBA) et Dario Caradente (KALEVALA). Torn Banners tient bien la route au niveau du son grâce au travail du groupe bien sûr, mais également de Riccardo Pasini qui s’est chargé de l’enregistrement, du mixage et du mastering au Studio 73.

Avec Torn Banners, ARTAIUS propose un travail honnête qui offre de vrais bons moments. Les titres s’enchainent sans temps mort ni faute de goût mais il manque quand même les quelques chansons imparables qui permettraient à ARTAIUS de sortir de ses frontières et de toucher un plus large public. Rome ne s'est pas faite en un jour et le groupe doit continuer à progresser pour franchir de nouveaux caps.

Oshyrya (07/10)

 

Facebook Officiel : https://it-it.facebook.com/artaiusofficial

 

Bakerteam Records / 2015

Tracklist (54:27 mn) 01. Seven Months 02. Daphne 03. Leviathan 04. Eternal Circle 05. The Hidden Path 06. Pictures of Life 07. Pearls of Suffering 08. Dualità 09. By Gods Stolen 10. By Humans Claimed 11. Torn Banners