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Wolfpakk – Rise of the Animal

oshy_06052015_WolfpakkPour chaque nouvelle sortie du projet WOLFPAKK je m’amuse à contempler et coller ici la liste longue comme le bras des chanteurs et musiciens ayant accepté de contribuer à l’album. Et même si votre serviteur apprécie assez moyennement la musique proposée jusqu’à présent, il faut reconnaître que le casting a, à chaque fois, de la gueule. Voss et Sweeney doivent sans doute déployer des trésors de persuasion (ou monnaie sonnante et trébuchante) pour convaincre toutes ces stars. Allez, les traditions ont parfois du bon, voici le plus connu des contributeurs:

 

Chant: Michael Kiske (ex-Helloween, Unisonic), Andi Deris (Helloween), Ted Poley (Danger Danger), Joe Lynn Turner (ex-Rainbow/Deep Purple), Rick Altzi (Masterplan), David Reece (ex-Accept), Charlie Huhn (Foghat/, ex-Gary Moore), Don Dokken (Dokken), Marc Storace (Krokus)…

Basse: Bob Daisley (ex-Black Sabbath/Gary Moore), Al Barrow (Magnum), Barend Courbois (Blind Guardian).

Guitare: Jeff Watson (Night Ranger), Ryan Roxie (Alice Cooper), Bernie Torme (Ozzy Osbourne), John Norum (Europe), Doug Aldrich (ex-Whitesnake/Dio/Foreigner), Axel Rudi Pell, Martin Rauber.

Batterie: Mike Terrana (Tarja Turunen), Mark Schulman (Billy Idol, Foreigner), Simon Philips (ex-Toto), Chris Slade (ex-AC/DC)…

 

Not bad, eh ?

Mais depuis quelques années maintenant, WOLFPAKK prouve que des noms c’est bien mais des compositeurs talentueux c’est mieux. Mark Sweeney and Michael Voss ont un certain talent mais ne parviennent pourtant pas à s’extraire de la masse, tout cela reste quand même moyen. Ne cherchez aucun originalité, aucune prise de risque ni de véritable caractère. Ce Rise of the Animal se traine de bout en bout et malgré le talent de ces contributeurs, l’ennui pointe invariablement son nez. On tombe même parfois dans le cliché du power métal sauce teutonne, bourrin et pas subtil pour un sou. Un « Rider of the Storm » s’apparente aux suédois d’HAMMERFALL, malheureusement sous la forme assez peu convaincante de ces dernières années.

Comme pour Cry Wolf (chronique ici), je ne trouve ici que peu de raison de s’enthousiasmer. Après quelques écoutes, vous aurez l’impression de déjà bien connaître ce disque, les refrains manquent d’attrait et d’impact. Bien sûr ce n’est pas mauvais, Voss et Sweeney ont assez de métier pour ne pas manquer complétement la cible mais ils jouent petits bras, enchainant les titres en pilotage automatique. WOLFPAKK permet de jouer au jeu du « devine qui chante sur cette chanson » mais en dehors de cela, vous ne trouverez pas ici de quoi vous relever la nuit. Ennui un jour, ennui toujours.

Oshyrya (06/10)

 

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AFM Records / 2015

Tracklist (58:58 mn) 01. Rider Of The Storm 02. Sock It To Me 03. Monkey On Your Back 04. Highlands 05. Black Wolf 06. Somewhere Beyond 07. Running Out Of Time 08. Grizzly Man 09. High Roller 10. Rise Of The Animal 11. Universe

oshy_03052015_Mis_BehavioMon collègue Baptiste vous a dit l’année dernière tout le bien qu’il fallait penser des suédois de MISS BEHAVIOR avec un troisième album, Double Agent (chronique ici), qui s'est avéré être l’une des très heureuses surprises AOR de l’année 2014. Mais pour construire un ouvrage, il faut là aussi des fondations de qualité. AOR Heaven nous invite donc à un peu d’archéologie en ressortant le deuxième opus du groupe, Last Woman Standing, enrichi de deux titres. L’archéologie sera quand même assez relative car ce disque est sorti à l’origine en 2011 et ne devrait pas avoir trop subi les affres du temps.

Ce deuxième chapitre des aventures des suédois a eu un rôle capital dans leur développement. Après un Heart Of Midwinter (2006) prometteur, le groupe a pu atteindre un nouveau palier en recrutant un nouveau chanteur en la personne de Sebastian Roos. Ce dernier fera progresser le collectif et MISS BEHAVIOR connaîtra alors une jolie reconnaissance grâce à ce Last Woman Standing. Deux chansons connaîtront un beau succès en particulier « Cynthia » et « Till We Meet Again ».

Toutes les qualités déjà affichées sur Double Agent sont déjà présentes sur ce Last Woman Standing qui possède bien des arguments pour plaire aux fans d’AOR ultra mélodique et accrocheur. Les suédois ne font preuve d’une originalité débordante, cela donne très années 80 mais il faut reconnaître un joli savoir-faire et un vrai talent pour pondre des brûlots en batterie. Les mélodies rentrent irrésistiblement dans la tête, les guitares mènent des débats bien complétées par de nombreux claviers, des chœurs et une section rythmique efficace. Les soli tiennent la route et permettent à MISS BEHAVIOR de respecter consciencieusement tous les codes du genre. La musique proposée mélange intelligemment des influences rock et pop et s’apparente à un cocktail subtil entre DEF LEPPARD et DURAN DURAN. Les titres sont assez courts et resserrées autour des quatre minutes. Les suédois vont à l’essentiel et proposent mélodies et refrains à même de plaire aux fans dans un format compatible radio. La quatrième chanson, « Perfect War », accueille bizarrement en guest Rolan Grapow (ex-HELLOWEEN). Ce choix peut surprendre tant les univers entre les deux artistes semblent éloignés. Les guitares assurent le show mais cela reste vrai pour les autres chansons. Un dernier mor sur les bonus de cette réédition. Il s’agit de deux chansons supplémentaires composées en 2011 et enregistrées lors d’une session supplémentaire en compagnie des deux membres qui venaient alors juste d’intégrer le groupe, Niclas Lindblom (basse) et Magnus Jacobson (batterie). Ils sont toujours fidèles eu poste.

Last Woman Standing confirme la qualité de MISS BEHAVIOUR et montre que Double Agent ne constituait pas une génération spontanée. Tous les éléments et les qualités des suédois étaient déjà présents quelques années auparavant. L’opportunité de faire cette réédition pose quand même question à peine quatre années après la parution originale. Les deux titres bonus sont sympas mais les fans ne pourraient plus s’en sortir si tous les groupes jouaient à ce petit jeu-là. A moins que la disparition de son précédent label (Avenue of Allies) ou sa soudaine indisponibilité ne justifie un nouveau pressage.

Oshyrya (7,5/10)

 

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AOR Heaven / 2015

Tracklist (59:13 mn) 01. 1988 02. Cynthia 03. Give Her A Sign 04. Perfect War 05. Average Hero 06. Till We Meet Again 07. Taking Hostage 08. Emergency 09. Living The Dream 10. Last Woman Standing 11. 11th Hour 12. Run 2 You 13. True Man Show

Ophite – Basic Mistakes (EP)

oshy_04052015_OphitLes rockers parisiens d’OPHITE prennent les choses dans l’ordre et avancent calmement, par étape vers leurs objectifs. Après la sortie du premier single « Phoenician Sailors » en juin 2014 et la publication du clip associé en octobre de la même année, les voici qui franchissent un nouveau palier via un premier EP, Basic Mistakes, proposant cinq nouvelles chansons (plus le clip mentionné ci-dessus) pour un peu plus de quinze minutes de musique. Eh oui, nos amis ne font pas dans la dentelle, ils vont directement à l’essentiel sans guimauve ni fioriture inutile. Les compositions oscillent entre deux et quatre minutes et montre un quatuor sur de son fait qui distille avec un talent certain une musique de caractère entre grunge, blues et rock.

Dès les premières mesures de « Basic Mistakes » ou encore « The Catacombs of Happiness » difficile de résister à l’envie de taper du pied et secouer la tête en rythme. Le propos s’avère simple comme bonjour mais ce groove et un sens aiguisé de la bonne mélodie font des merveilles. Ajoutez à cela un groove impressionnant et le chant assez convaincant de Marie et vous obtenez un très sympathique cocktail. Cette dernière pourrait évoquer à certains Shirley Manson de GARBAGE. N’attendez pas de la part d’OPHITE un feu d’artifice, un déluge d’effets et d’arrangements, les parisiens ont pris le parti d’épurer leur propos au maximum, quitte à le rendre parfois un peu ascétique. Sur les titres rapides cela passe comme une lettre à la poste au contraire d’un « Somebody Take Me Surfing » plus lent et moins convaincant. Cette chanson manque alors d’épaisseur et de matière et sonne presque chiche. Mieux vaut alors aller au bout de cette démarche comme sur « My Pretty Columbine » avec simplement chant et guitare acoustique.

Par sa simplicité et son côté direct, sans chichi, Basic Mistakes laisse à l’auditeur une impression très positive. Cet exercice est particulièrement casse-gueule à l’ère des productions super massives qui ajoutent couches sur couches pour souvent cacher la misère et la pauvreté du propos artistique. OPHITE au contraire se dévoile et demande à être juger sur le fond. On ne peut que saluer la démarche et surtout le propos plutôt convaincant de nos compatriotes. Reste à attendre la suite et l’étape suivante que constitue l’enregistrement d’un véritable album.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Autoproduction / 2015

Tracklist (15:25 mn) 01. Basic Mistakes 02. The Catacombs of Happiness 03. Somebody Take Me Surfing 04. The One in my Head 05. My Pretty Columbine 06. Phoenician Sailors (videoclip)